<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318</id><updated>2011-04-22T05:53:13.497+02:00</updated><category term='Idées'/><category term='Politique'/><category term='Coup de coeur'/><category term='Cinéma'/><category term='Présidentielles USA'/><category term='Coup de gueule'/><category term='Littérature'/><category term='Musiques'/><category term='vidéo'/><category term='présidentielles'/><title type='text'>Le cours des choses</title><subtitle type='html'>"Le cours des choses" est le carnet de notes politiques et littéraires de François-Xavier Brunet pour humer l'air du temps et sentir le cours des choses d'un début de siècle français qui nous mène vers on ne sait où.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>94</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7024154209622336585</id><published>2008-06-26T16:26:00.001+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:22.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>François-Xavier Brunet : "Un songe d'or et de fumée"</title><content type='html'>Un homme fuit sa vie pour mieux renaître à une autre. Etienne Santini en fait peu à peu sa devise, lui qui devient François Meursault au fil des pages, criminel traqué malgré lui puis écrivain... malgré lui. Ce récit commence comme un polar ancré dans le sud-ouest, mêlant souvenirs érotiques et intrigue complexe. Mais il se transforme peu à peu en réflexion sur la littérature et l’inspiration, le livre devient « le parcours d’un possédé » qui finit par se rendre à la raison. Au creux des pages, des figures et des courbes de femmes apparaissent, en rêve ou en réalité. Et Nuria, la femme au double visage, mystérieuse et dominatrice, revêt son habit de muse moderne, libre et exigeante. Laissez-vous porter par le parfum d’aventure et de plaisir, une aventure de la chair et des mots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/songe-dor-fum%C3%A9e-Fran%C3%A7ois-Xavier-Brunet/dp/2748121902/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1214490460&amp;sr=1-1"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SGOnfct7knI/AAAAAAAAAL4/rMSBwvGMf1k/s1600-h/31NM2GVBJPL._SL500_BO2,204,203,200_PIsitb-dp-500-arrow,TopRight,45,-64_OU08_AA240_SH20_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SGOnfct7knI/AAAAAAAAAL4/rMSBwvGMf1k/s320/31NM2GVBJPL._SL500_BO2,204,203,200_PIsitb-dp-500-arrow,TopRight,45,-64_OU08_AA240_SH20_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216196952151790194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de vue de l'éditeur :Auteur à suivre. D'une écriture précise et fluide, élégante sans être savante, l'auteur entraîne le lecteur dans les méandres d'une intrigue complexe où la haute finance croise les arcanes du pouvoir. Le héros narrateur, un universitaire toulousain auteur de polars érotiques à ses heures, se retrouve ainsi comme en prise directe avec ces univers qu'il a déclinés au long de ses romans... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commander ce livre : &lt;a href="http://www.amazon.fr/songe-dor-fum%C3%A9e-Fran%C3%A7ois-Xavier-Brunet/dp/2748121902/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1214490460&amp;sr=1-1"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7024154209622336585?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7024154209622336585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7024154209622336585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7024154209622336585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7024154209622336585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/06/franois-xavier-brunet-un-songe-dor-et.html' title='François-Xavier Brunet : &quot;Un songe d&apos;or et de fumée&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SGOnfct7knI/AAAAAAAAAL4/rMSBwvGMf1k/s72-c/31NM2GVBJPL._SL500_BO2,204,203,200_PIsitb-dp-500-arrow,TopRight,45,-64_OU08_AA240_SH20_' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-584236247700224323</id><published>2008-06-23T12:18:00.001+02:00</published><updated>2008-06-23T12:23:01.581+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Dr No vs. Europe</title><content type='html'>C’est un étrange « Dr No » qui s’acharne sur l’Europe. Après les Pays-Bas et la France en 2005, voici l’Irlande, pourtant fille choyée de l’Union, qui repousse d’un méprisant revers de main le traité de Lisbonne soumis à sa ratification par voie référendaire. C’est en vérité un étrange mal que celui qui s’abat sur une Union dont les peuples, à chaque fois qu’ils sont directement consultés, manifestent leur colère et leur désapprobation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce « Dr No » n’agit pas à la légère. C’est comme si un charme s’était rompu entre l’utopie communautaire et les habitants, insulaires ou continentaux. Pourtant, depuis son lancement au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe a connu la plus longue période de paix et de prospérité de son histoire. Jamais nos nations n’avaient entretenu entre elles d’aussi bonnes relations, jamais nos peuples n’avaient été à ce point à l’abri des risques de guerre, jamais nos économies n’avaient connu une telle croissance, jamais nos niveaux de vie n’avaient à ce point augmenté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous n’en avons jamais assez. Pendant un presque demi-siècle, l’Europe fut partagée en deux parties. L’une, libre et heureuse, sous le parapluie américain. L’autre, asservie et étouffée sous le joug soviétique. Alors, c’était il y a vingt ans (une éternité), notre modèle politique et économique l’a emporté. L’URSS s’est effondrée, le mur de Berlin a été renversé et l’Europe unifiée. Et c’est un peu comme si le malade s’apprêtait à mourir guéri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Certes, le modèle technocratique et lointain de la Communauté Economique Européenne, puis de l’Union européenne, n’a rien fait pour rapprocher cette ambitieuse construction des peuples qui la composaient. Pis encore, les gouvernements des Etats membres, quelle que soit leur couleur politique, ont toujours eu le réflexe veule d’agonir Bruxelles quand ça n’allait pas et de se tenir cois pour s’attribuer des mérites qui n’étaient pas parfois les leurs quand ça allait mieux. Résultat ? A force de faire de l’Europe un bouc émissaire commode, les électeurs prennent leurs élites à leur propre piège. Ajoutons à cela que les multiples élargissements, généralement menés au grand dam des opinions publiques, ont amené l’UE à être maintenant composée de 27 Etats dont plus personne ne connaît la liste par cœur, dont l’obésité la pousse à l’infirmité. Bref, l’Union européenne est en train de mourir d’apoplexie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faut-il faire ? Le traité de Lisbonne est-il mort du refus irlandais ? La présidence française de l’Union qui débute le 1er juillet a-t-elle encore un sens ? Les Irlandais peuvent-ils décemment être rappelés aux urnes ? Faut-il faire de l’Union européenne une sorte d’ONU régionale quitte à recréer un noyau composé de nations volontaires pour reconstruire une communauté soutenue par les peuples qui la composent ? Autant d’incertitudes dont nous nous serions bien passés au cœur d’une crise financière mondiale doublée d’un choc pétrolier en face desquels l’euro reste, qu’on le veuille ou pas, une protection dont l’efficacité pourrait être mise à mal par la perte de l’espoir de voir un jour la monnaie européenne enfin adossée à un véritable pouvoir politique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-584236247700224323?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/584236247700224323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=584236247700224323' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/584236247700224323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/584236247700224323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/06/dr-no-vs-europe.html' title='Dr No vs. Europe'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5170002445938775798</id><published>2008-06-14T19:28:00.003+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:22.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Le droit de grève n'est pas le droit de blocage</title><content type='html'>Le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, a présenté en Conseil des Ministres, cette semaine, le projet de loi instituant un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles ou élémentaires en cas de grève, système controversé à la charge des communes mais financé par l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SFQAZstK31I/AAAAAAAAALo/lOReqFx0ef4/s1600-h/ALeqM5iqWKv2x6zF2s2wSzArgED2fMgE5A.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SFQAZstK31I/AAAAAAAAALo/lOReqFx0ef4/s320/ALeqM5iqWKv2x6zF2s2wSzArgED2fMgE5A.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211791110271852370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy avait annoncé le 15 mai, journée de mobilisation dans l'Education nationale contre la suppression de 11.200 postes à la rentrée prochaine, le dépôt cet été au Parlement d'un texte sur le service minimum. Aux termes de ce projet de loi, les enseignants grévistes seront tenus de se déclarer au plus tard 48 heures avant l'arrêt de travail. Le texte prévoit également une procédure de prévention des conflits pour permettre d'éviter le recours à la grève par une négociation entre les différentes parties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le service minimum assumé par les communes contribue incontestablement à apporter une réponse satisfaisante aux familles qui se trouvent confrontées à des difficultés majeures lorsque leurs enfants ne peuvent être accueillis à l’école. Sauf à considérer qu’il participe de la justice sociale que des parents défalquent de leurs congés payés les jours de grève des enseignants de leurs enfants, ce dispositif répond à une attente. En revanche, les collectivités territoriales sont fondées à se poser des questions. En effet, le système de financement par l’Etat est partiel et ne couvre pas complètement les frais engagés pour assurer la permanence de l’accueil des élèves. En outre, il se pose un problème de responsabilité à départager entre l’Etat et les communes. Pendant les heures de classe, les enfants sont sous la responsabilité de l’Education Nationale. Que se passe-t-il un jour de grève quand, à l’heure normale des cours, un élève est placé sous la surveillance d’un agent municipal ? Jusqu’à quelle mesure la commune doit-elle se substituer à l’Etat défaillant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SFQAwY3DhBI/AAAAAAAAALw/rSl6ijEepgc/s1600-h/499469.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SFQAwY3DhBI/AAAAAAAAALw/rSl6ijEepgc/s320/499469.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211791500081595410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, l’argument opposé par les syndicats, et selon lequel ce dispositif est une entrave au droit de grève, n’est pas recevable. En effet, si le droit de grève doit être respecté en tant que tel, c’est à dire en tant que droit pour une personne employée de cesser le travail pour manifester un désaccord, il ne saurait être étendu à la notion de blocage de services publics ou d’institution. Il n’existe pas de droit de blocage contre lequel rien ne puisse être entrepris. Celui-ci constitue une extension, pour ne pas dire une dérive, du droit de grève dont la légitimité ne saurait être remise en cause.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5170002445938775798?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5170002445938775798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5170002445938775798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5170002445938775798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5170002445938775798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/06/le-droit-de-grve-nest-pas-le-droit-de.html' title='Le droit de grève n&apos;est pas le droit de blocage'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SFQAZstK31I/AAAAAAAAALo/lOReqFx0ef4/s72-c/ALeqM5iqWKv2x6zF2s2wSzArgED2fMgE5A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5393522064738509394</id><published>2008-06-13T13:05:00.002+02:00</published><updated>2008-06-13T13:19:34.117+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Présidentielles USA'/><title type='text'>Obama vs. Mc Cain : vers une nouvelle ère pour l'Amérique</title><content type='html'>Tous les quatre ans, j’avoue suivre avec une passion à chaque fois renouvelée la campagne électorale en vue de l’élection du président des Etats-Unis. Pour tout un tas de raisons au premier rang desquelles figure naturellement la place éminente qu’occupe ce pays complexe et séduisant dans le concert des nations. Peut-être aussi à cause de ce mode de scrutin indirect qui voit s’enchaîner caucus et primaires dans tous les Etats, avant que les conventions des deux grands partis, républicain et démocrate, aient officiellement désigné leur champion. Puis, le premier mardi de novembre sont élus dans chaque Etat les « Grands Electeurs » qui se réunissent à la fin du mois de janvier suivant pour élire le Président et son Vice-Président, selon un rituel complexe hérité de la fondation des Etats-Unis. Pourtant, la désuétude apparente de ce système politique recèle une authentique modernité et ce sont souvent les innovations qui posent problème. Souvenons-nous à cet égard l’interminable vérification des votes électroniques en Floride lors de la première élection de George W. Bush, en 2000. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, les Etats-Unis d’Amérique pourraient entrer dans une nouvelle ère. Quarante ans après le meurtre de Martin L. King, les électeurs américains pourraient fort bien désigner comme nouveau « commander in chief » un Noir, issu de l’immigration à la deuxième génération. Sénateur de l’Illinois, Barack H. Obama a finalement obtenu le plus grand nombre de délégués à la convention du Parti Démocrate et devrait donc, de ce fait, être le candidat officiel de cette formation lors de l’élection de novembre. Il a largement terrassé Hillary R. Clinton au terme d’une campagne féroce au début de laquelle l’ancienne First Lady paraissait disposer de bien plus d’atouts. Mais ceux-ci se sont finalement retournés contre elle. Son expérience du pouvoir est apparue comme une tentative de restauration de la présidence de son mari qui fut président de 1992 à 2000, c’est à dire au temps jadis, celui d’avant le 11-Septembre, la guerre d’Irak et les subprimes. De plus, l’avantage financier de la sénatrice de New-York n’était fondé que sur les dons et les contributions de supporters très aisés ou de firmes habituées au lobbying. De son côté, Obama a su mobiliser d’innombrables soutiens de centaines de milliers de petites gens qui lui ont versé de modestes oboles mais dont le total a constitué un océan qui a submergé celle qui n’apparaissait plus que comme la candidate de l’ « establishment » de Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/oCeXbYFHJsY&amp;hl=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/oCeXbYFHJsY&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En novembre, Barack Obama sera confronté au sénateur républicain de l’Arizona, John Mac Cain. Celui-ci s’est rapidement imposé lors des primaires organisées au sein de son parti. Authentique héros de la guerre du Vietnam, parlementaire chevronné et unanimement respecté, il part pourtant dans cette élection avec deux handicaps majeurs. D’une part, son âge. Septuagénaire, Mac Cain ne peut incarner autre chose qu’une présidence de transition. D’autre part, son étiquette politique. Républicain, il se présente au terme de huit années de mandat de George W. Bush dont il n’est rien de dire qu’elles ne laisseront à personne un grand souvenir. De son côté, Obama, quadragénaire charismatique et brillant, se voit souvent reprocher son inexpérience du pouvoir et des affaires internationales sans compter ses origines dont nul ne sait dans quel sens elles pencheront dans l’isoloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix de l’Amérique conditionne le cours des choses : avec Obama, c’est la rupture et l’ouverture ; avec Mac Cain, c’est une forme de continuité débarrassée de l’opprobre qui pèse sur l’actuel président comme un insupportable fardeau. Comment et avec qui l’Amérique se tirera-t-elle du bourbier irakien dont elle paye avec le sang de ses « boys » l’insondable folie et dont le Moyen-Orient et l’ensemble du monde assument une part directe ou indirecte des conséquences ? Passionnant, vous dis-je.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5393522064738509394?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5393522064738509394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5393522064738509394' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5393522064738509394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5393522064738509394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/06/obama-vs-mc-cain-vers-une-nouvelle-re.html' title='Obama vs. Mc Cain : vers une nouvelle ère pour l&apos;Amérique'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4848834651122956729</id><published>2008-05-30T23:49:00.001+02:00</published><updated>2008-05-30T23:50:51.443+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>AGF : qui d'autre ?</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Pkka9rfuSC4&amp;hl=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Pkka9rfuSC4&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4848834651122956729?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4848834651122956729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4848834651122956729' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4848834651122956729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4848834651122956729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/05/agf-qui-dautre.html' title='AGF : qui d&apos;autre ?'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4327446885454619573</id><published>2008-05-29T11:57:00.002+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:22.929+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Delanoë libéral ?</title><content type='html'>« &lt;em&gt;La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose.&lt;/em&gt; » C’est &lt;strong&gt;Bertrand Delanoë&lt;/strong&gt;, le maire de Paris, qui est l’auteur de ces mots, publiés dans le livre d’entretiens qu’il a donnés à Laurent Joffrin, le directeur de Libération (« &lt;a href="http://www.amazon.fr/laudace-Bertrand-Delano%C3%AB/dp/2221110609"&gt;De l’audace &lt;/a&gt;», Robert Laffont). De quoi parle-t-il au juste ? Du libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SD5-upnk2rI/AAAAAAAAALg/ckzZemJz1TY/s1600-h/51SqBgOVQcL._SL500_AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SD5-upnk2rI/AAAAAAAAALg/ckzZemJz1TY/s320/51SqBgOVQcL._SL500_AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205737559197801138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le candidat supposé au premier secrétariat du Parti socialiste de persister dans son propos : « &lt;em&gt;Je suis libéral. (…) Le libéralisme, c'est la tolérance devant les démarches individuelles. (…) La gauche doit adopter une doctrine de la liberté et de la justice dans une société imparfaite et non une doctrine de la lutte des classes qui nous promet une société égalitaire et parfaite. (…)Si les socialistes du XXIème siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de “concurrence” ou de “compétition” pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique. Il faut choisir : la synthèse est morte. Voici venu le temps des différences assumées. &lt;/em&gt;» Le choc est rude dans un pays où cette pensée politique est généralement vouée aux gémonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment doit-on interpréter cela ? Il y a quelque chose de cocasse dans cette nouvelle surenchère préparatoire au prochain congrès socialiste et dont on voit bien qu’il aura à trancher entre les candidatures de Ségolène Royal et de Bertrand  Delanoë. Néanmoins, il faut probablement y voir moins une posture qu’un véritable mouvement de fond assez bienvenu dans un pays, le nôtre, qui s’est longtemps désolé d’avoir à la fois la droite la plus bête du monde et la gauche la plus ringarde.&lt;br /&gt;Bad Godesberg est une ancienne commune allemande et depuis 1969 un district de la commune de Bonn en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Elle est surtout connue pour avoir accueilli en 1959 le congrès du Parti Social-démocrate allemand qui a approuvé l'abandon du marxisme et l'acceptation de l'économie de marché. Un demi-siècle plus tard, le Congrès du Parti Socialiste français va-t-il enfin opérer sa mue et servir une gauche s’alignant sur le pragmatisme des Blair, Prodi et autres Zapatero ? Il en serait temps. Acceptons-en l’augure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La droite française, pour mener à bien sa politique de réformes, a besoin d’avoir des interlocuteurs de qualité : des syndicats puissants et représentatifs des salariés, une opposition sociale-démocrate responsable capable un jour d’assumer une alternance sans retour brutal de balancier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les syndicats et le PS renoncent au marxisme, à l’illusion révolutionnaire et coupent le cordon ombilical et le remords quasi-freudien qui les lient au presque feu Parti communiste français, nous avons peut-être là les ferments d’une autre forme de rupture, qui n’est pas inintéressante et loin s’en faut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4327446885454619573?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4327446885454619573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4327446885454619573' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4327446885454619573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4327446885454619573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/05/delano-libral.html' title='Delanoë libéral ?'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SD5-upnk2rI/AAAAAAAAALg/ckzZemJz1TY/s72-c/51SqBgOVQcL._SL500_AA240_' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4641434290683647589</id><published>2008-05-14T11:25:00.008+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:24.064+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Vlaminck : un instinct fauve</title><content type='html'>Depuis le 20 février et jusqu'au 20 juillet, le Musée du Luxembourg à Paris propose une exposition consacrée au peintre Vlaminck. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqwv6jc7yI/AAAAAAAAALA/U72tlLeYVFk/s1600-h/banner-vlaminck_FR.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqwv6jc7yI/AAAAAAAAALA/U72tlLeYVFk/s320/banner-vlaminck_FR.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200163056970952482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Sur les cimaises du musée du Luxembourg, la déflagration Vlaminck est intense, mais brève. Champs orange, bords de Seine violets, cieux chauffés à vif, la première moitié de l'exposition est une formidable plongée en apnée dans une peinture de plein air pratiquée à l'instinct, entre culte voué à Van Gogh et ivresse de la liberté. Mais au tournant d'une salle - nous sommes à peine en 1907 -, tout s'écroule. Les natures mortes empruntent à Cézanne, les paysages anguleux aux expressionnistes allemands, les quelques portraits à Van Dongen. Tout manque d'âme, d'émotion, de spontanéité. Comme si Vlaminck, en voulant s'affranchir du fauvisme qui risquait de tourner au procédé, s'était condamné à tourner en rond. Cruauté du don qui s'échappe quand il s'agit de le dompter."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Sophie Cachon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telerama n° 3035 - 15 mars 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en effet, la période fauve de l'oeuvre de Vlaminck, avec cet éclatement de couleurs et de fulgurances qui m'a véritablement ébloui dans cette exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous, mes coups de coeur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqwLKjc7xI/AAAAAAAAAK4/ghk3TVco_9I/s1600-h/visu_avenir_big.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqwLKjc7xI/AAAAAAAAAK4/ghk3TVco_9I/s320/visu_avenir_big.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200162425610759954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LES RAMASSEURS DE POMMES DE TERRE, 1905&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqzb6jc71I/AAAAAAAAALY/hJz8P-sP0xU/s1600-h/vlaminck_verger.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqzb6jc71I/AAAAAAAAALY/hJz8P-sP0xU/s320/vlaminck_verger.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200166011908452178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LE VERGER, 1905&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqyp6jc7zI/AAAAAAAAALI/qIBYcYFH0F4/s1600-h/07ChalandsurlaSeineauPecq.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqyp6jc7zI/AAAAAAAAALI/qIBYcYFH0F4/s320/07ChalandsurlaSeineauPecq.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200165152914992946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CHALAND SUR LA SEINE AU PECQ, 1906&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqzI6jc70I/AAAAAAAAALQ/681nrUHei1g/s1600-h/09LepontdeChatou.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqzI6jc70I/AAAAAAAAALQ/681nrUHei1g/s320/09LepontdeChatou.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200165685490937666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LE PONT DE CHATOU, 1906/07&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4641434290683647589?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4641434290683647589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4641434290683647589' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4641434290683647589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4641434290683647589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/05/vlaminck-un-instinct-fauve.html' title='Vlaminck : un instinct fauve'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCqwv6jc7yI/AAAAAAAAALA/U72tlLeYVFk/s72-c/banner-vlaminck_FR.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3237242623904515321</id><published>2008-05-13T12:02:00.003+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:24.526+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Quels leviers pour la relance du pouvoir d'achat ?</title><content type='html'>Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, les Français semblent stupéfiés devant l’amertume de la potion que s’apprête à leur administrer le pouvoir. C’est véritablement de l’huile de foie de morue, et à forte dose, que nous allons devoir avaler. A qui s’en prendre ? A nous-même ! Ce serait plus honnête. Repartant du principal thème de la campagne présidentielle, ou de celui qui a été retenu comme tel, ce qui revient au même, constatons que la plus grande préoccupation des Français est leur pouvoir d’achat. Comment, alors, faire redémarrer la machine ? Les leviers de la relance du pouvoir d’achat ne sont pas pléthore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relance par les salaires ? Impasse. Le gouvernement n’a pas les moyens de décider autoritairement des augmentations de salaire dans les entreprises. Un Grenelle aboutissant, comme il y a quarante ans, à de fortes augmentations engendrerait nécessairement une aggravation de l’inflation. Ce qui serait à rebours de l’effet escompté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La baisse des prélèvements ? Séduisant. Las, nous avons à éponger trois décennies d’incurie de la part de tous les gouvernements (gauche et droite confondues) ayant abouti à des budgets de l’Etat en déficit permanent et dont le cumul se caractérise par un endettement pléthorique. En outre, les transferts de compétences opérés vers les collectivités territoriales sans transferts de ressources durables ni même réduction de la voilure étatique conduit à un alourdissement de la fiscalité locale. En revanche, le gouvernement Fillon engage la seule politique possible : une révision générale des politiques publiques devant entraîner des réductions drastiques de dépenses publiques et d’effectifs de fonctionnaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La redistribution ? Les profonds déséquilibres constatés des différents comptes sociaux rendent illusoire l’espoir de recours aux bonnes vieilles recettes de l’Etat-providence. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, et si de tels dispositifs d’accompagnement des accidents de la vie étaient justifiables, les abus et les largesses ont compromis durablement le système. L’allongement de la durée de cotisations pour les retraites ou l’instauration d’une franchise médicale préfigurent d’autres révisions déchirantes telles le recours aux mutuelles ou aux assurances pour le financement de la dépendance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le partage du travail ? Là, on touche au cœur des illusions coûteuses. L’instauration des 35 heures n’a pas conduit à la moindre réduction du chômage. Au contraire avec, en dommage collatéral, un gel global des salaires, une perte de compétitivité et des déficits publics encore plus accentués. Les préretraites ou l’avancement de l’âge légal de départ à 60 ans n’ont pas plus favorisé l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Au contraire, non seulement nous avons l’un des plus faibles taux d’activité de seniors en Europe mais encore une des plus forts taux de chômage des jeunes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCln0Kjc7vI/AAAAAAAAAKo/AfgbA_LIpFg/s1600-h/N1GE04DBIS_20080512_apx_470__w_ouestfrance_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCln0Kjc7vI/AAAAAAAAAKo/AfgbA_LIpFg/s320/N1GE04DBIS_20080512_apx_470__w_ouestfrance_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199801390659858162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prix ? Dans les années 60 et 70, la fixation administrative des prix n’a jamais empêché l’inflation. Au contraire même, elle l’a entretenue. Ce n’est donc pas de réglementation supplémentaire dont nous avons besoin mais de davantage de concurrence. C’est en partie le propos de la Loi de Modernisation de l’Economie présentée par Christine Lagarde. En outre, il n’y a aucun espoir de voir le prix de l’énergie redescendre aux niveaux dont nous avons la nostalgie. Il faut donc apprendre à changer nos habitudes de transport et, plus généralement, de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci n’est guère réjouissant ? Probablement mais nous devons, avant de nous en prendre à ceux qui ont la déveine d’être aux affaires maintenant, prendre conscience de ceci : nous avons collectivement vécu très largement au-dessus de nos moyens sur le fondement d’une double illusion, celle des dépenses publiques à fonds perdus et de l’énergie accessible et bon marché. Il fallait bien payer un jour l’addition. De plus, non seulement, ce jour est arrivé mais, comble de malchance, il intervient dans un contexte économique mondial très défavorable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCloPqjc7wI/AAAAAAAAAKw/GWuJ5gMmLyA/s1600-h/b43800cc-17b4-11dd-b8a4-30ad1fc8a698.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCloPqjc7wI/AAAAAAAAAKw/GWuJ5gMmLyA/s320/b43800cc-17b4-11dd-b8a4-30ad1fc8a698.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199801863106260738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle que soit l’ampleur de la contestation sociale à venir, la politique engagée par le gouvernement est la seule possible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3237242623904515321?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3237242623904515321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3237242623904515321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3237242623904515321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3237242623904515321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/05/quels-leviers-pour-la-relance-du.html' title='Quels leviers pour la relance du pouvoir d&apos;achat ?'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SCln0Kjc7vI/AAAAAAAAAKo/AfgbA_LIpFg/s72-c/N1GE04DBIS_20080512_apx_470__w_ouestfrance_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-182227891158627426</id><published>2008-04-30T14:16:00.005+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:25.680+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Les sources du libéralisme français</title><content type='html'>Ce mois-ci, combien de fois aurons-nous les oreilles rebattues par la célébration du quarantième anniversaire des « événements » de mai 68. Je ne ferai pas ici la chronique de cette commémoration : d’autres que moi seraient plus qualifiés pour y pourvoir. Non point que je néglige les faits antérieurs à ma venue au monde. J’aime trop l’histoire pour céder à cet aveuglement. En revanche, il est certain que je n’ai guère de dilection pour cet épisode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait d’anniversaire, j’ai plaisir à vous signaler celui de la revue «&lt;strong&gt;Commentaire &lt;/strong&gt;» que je cite souvent dans ces colonnes. Fondée en 1978 par Raymond Aron, cette excellente publication trimestrielle propose, dans sa livraison printanière, un numéro exceptionnel. En ouverture de celui-ci, son directeur, Jean-Claude Casanova, rappelle la pétition de principe des pères fondateurs de « &lt;strong&gt;Commentaire&lt;/strong&gt; » : « &lt;em&gt;la combinaison de recherches intellectuelles, originales et contrastées, avec un souci politique permanent au service de la liberté. &lt;/em&gt;» Inutile de rappeler ici que le propos de la revue n’est rien moins que la défense et l’illustration de la pensée libérale. Le sommaire du numéro daté du Printemps 2008 est particulièrement riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhnyWdHf2I/AAAAAAAAAKQ/gwc_vZm3nyU/s1600-h/1erecouv_121.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhnyWdHf2I/AAAAAAAAAKQ/gwc_vZm3nyU/s320/1erecouv_121.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195016284890693474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce numéro, Gil Delannoi, directeur de recherches à la Fondation Nationale des Sciences Politiques, s’interroge sur ce « &lt;strong&gt;que veut dire libéral aujourd’hui &lt;/strong&gt;» : « &lt;em&gt;Il fut un temps où libéral signifiait généreux et partisan des libertés publiques et privées. Il fut même un temps où libéral était devenu synonyme de modération, de tolérance et de protection des individus et des groupes contre les excès de pouvoir.&lt;/em&gt; » Et l’auteur de constater avec amertume combien ce qualificatif n’a plus la faveur de l’opinion. « &lt;em&gt;Une question se pose alors : comment nommer ce que recouvrait le sens vieilli de libéral ?&lt;/em&gt; » Delannoi propose successivement d’y substituer  pluralisme, ou démocratique, ou modération. Le raisonnement est étayé mais on ne parvient pas à se résoudre au renoncement à ce beau mot hélas tant décrié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ouvrages parus dernièrement invitent le lecteur à se plonger aux sources de la pensée libérale française. &lt;strong&gt;Lucien Jaume &lt;/strong&gt;et &lt;strong&gt;Laurent Theis &lt;/strong&gt;publient respectivement deux biographies chez le même éditeur, Fayard, qu’on ne saurait trop féliciter de prendre un tel risque idéologique. L’une est consacrée à Alexis de Tocqueville, l’autre à François Guizot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhoIGdHf3I/AAAAAAAAAKY/B4tRUTuvfbE/s1600-h/51q7uPsmQlL._SL500_AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhoIGdHf3I/AAAAAAAAAKY/B4tRUTuvfbE/s320/51q7uPsmQlL._SL500_AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195016658552848242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrivain, historien et homme politique français du XIXème siècle, Tocqueville (1805-1859) est surtout connu pour ses ouvrages sur la démocratie américaine, la Révolution française et l’évolution des régimes politiques en général. Aron le tenait pour un grand précurseur de la sociologie politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhofWdHf4I/AAAAAAAAAKg/3isa712laYw/s1600-h/41HG0drbCpL._SL500_AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhofWdHf4I/AAAAAAAAAKg/3isa712laYw/s320/41HG0drbCpL._SL500_AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195017057984806786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme politique et historien, François Guizot (1787-1874) est son contemporain. Il est moins connu du public qui ne retient souvent de lui qu’une citation caricaturale : « &lt;em&gt;Enrichissez-vous !&lt;/em&gt; ».. Figure de la Monarchie de Juillet, Guizot incarne cette tradition politique française que René Rémond dans sa typologie des « &lt;strong&gt;Droites en France &lt;/strong&gt;» a qualifié d’ « &lt;em&gt;orléaniste&lt;/em&gt; » : une forme de conservatisme libéral et modéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne s’éloigne pas de l’actualité en se plongeant dans l’histoire : on y trouve les clés pour mieux la comprendre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-182227891158627426?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/182227891158627426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=182227891158627426' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/182227891158627426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/182227891158627426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/04/les-sources-du-libralisme-franais.html' title='Les sources du libéralisme français'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBhnyWdHf2I/AAAAAAAAAKQ/gwc_vZm3nyU/s72-c/1erecouv_121.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6186965809160227164</id><published>2008-04-25T10:02:00.003+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:26.044+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Sarkozy : garder plus que jamais le cap de la réforme</title><content type='html'>Faut-il à ce point juger avec sévérité la première année de mandat de Nicolas Sarkozy ? L’âme humaine étant par essence grégaire, la pente naturelle conduit à joindre sa voix aux criailleries ambiantes pour le décrier avec le même entrain que lorsqu’il s’agissait de participer à l’engouement collectif. Bref, l’antipathie d’aujourd’hui est-elle plus rationnelle que l’emballement d’il y a un an ? Le trop et le trop peu tuent le jeu, se plait-on souvent à dire. En matière politique, la règle reste valable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGRQGdHf1I/AAAAAAAAAKI/B85XK-thlCU/s1600-h/article_photo_1209015111048-2-0.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGRQGdHf1I/AAAAAAAAAKI/B85XK-thlCU/s320/article_photo_1209015111048-2-0.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193091551131565906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a très exactement un an de cela, Nicolas Sarkozy a été brillamment élu à la présidence de la République, au terme d’une campagne électorale assez époustouflante, et face à des rivaux dont la médiocrité le disputait à l’arrogance. A-t-il été choisi parce que ni Ségolène Royal ni François Bayrou n’étaient « à la maille » ? L’a-t-il emporté parce les Français étaient las de la dictature du « ni-ni » inaugurée par François Mitterrand et érigée en système par Jacques Chirac ? Tout cela y a fortement contribué mais ne suffit pas à justifier son succès. Depuis quelques mois, le chef de l’Etat atteint des records d’impopularité. Il obtient dans les sondages les pires scores qu’aucun de ses prédécesseurs n’ait obtenus à peine un an après avoir été élu. A quoi le doit-il ? A sa personnalité ? A la surexposition médiatique de son divorce avec Cécilia Ciganer-Albeniz puis de son remariage avec Carla Bruni ? A son goût immodéré pour le clinquant ? A la déception des Français devant un pouvoir d’achat que la crise rogne chaque jour un peu plus et que rien ne vient améliorer ? Tout cela y a fortement contribué mais ne suffit pas à justifier son infortune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a été élu l’année dernière parce que les Français ont, consciemment ou pas, le sentiment que le pays va mal, que son organisation économique et sociale n’est plus à même de faire face au monde actuel, à ses contraintes et à ses enjeux : bref il faut des réformes et Sarkozy était le seul à affirmer avec force sa volonté de les mener. Nicolas Sarkozy est devenu impopulaire pour, à mon avis, trois raisons principales : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             - 1°) son comportement a donné aux Français le sentiment qu’il ne s’occupait pas assez d’eux, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             - 2°) les premières réformes menées et celles annoncées se heurtent aux habitudes et aux corporatismes de tous poils, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             - 3°) la crise financière, énergétique et alimentaire mondiale est anxiogène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces trois points, des mises au point s’imposent : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             - 1°) Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon ne sont pas restés inactifs depuis un an : autonomie des universités, immigration, carte judiciaire, régimes spéciaux de retraite, réforme du marché du travail, représentativité des syndicats, institutions, Grenelle de l’environnement, hôpitaux…. Les étalages intimes ont été l’arbre qui a caché la forêt des premières réformes menées ou engagées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             - 2°) S’ils les attendent, les Français redoutent aussi les réformes car ils savent qu’elles seront au mieux dérangeantes, parfois douloureuses et le plus souvent l’occasion de profondes remises en causes des modes de penser et d’agir dans un pays endormi dans le confort douillet d’un Etat-providence désormais impécunieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;             - 3°) La triple (voire plus) crise économique à laquelle la planète est confrontée est une indéniable source d’inquiétudes : l’explosion des bulles immobilières et financières, l’envolée des cours des matières premières et alimentaires ne préservent aucun pays. C’est aussi l’occasion pour une Nation à la culture économique déficiente de découvrir qu’il n’est plus temps de se demander si on doit être pour ou contre la mondialisation mais bien au contraire qu’il est urgent de s’y adapter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, en demi-teintes, restera peut-être dans nos mémoires comme la première année d’une profonde mutation. C’est pourquoi elle est tant difficile à déchiffrer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6186965809160227164?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6186965809160227164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6186965809160227164' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6186965809160227164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6186965809160227164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/04/faut-il-ce-point-juger-avec-svrit-la.html' title='Sarkozy : garder plus que jamais le cap de la réforme'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGRQGdHf1I/AAAAAAAAAKI/B85XK-thlCU/s72-c/article_photo_1209015111048-2-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-626395528343539741</id><published>2008-04-25T09:50:00.003+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:26.297+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Garder plus que jamais le cap des réformes</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Chronique publiée dans La Montagne du 18 avril 2008&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;em&gt;Il faut démontrer qu'un gouvernement peut tenir ses engagements même quand le vent souffle un peu et que la mer est un peu agitée&lt;/em&gt;.» Ce sont les déclarations fermes qui ont été tenues par le Premier ministre François Fillon lors de sa visite officielle au Japon la semaine dernière. Convaincu de la nécessité vitale de garder le cap des réformes, le chef du gouvernement a répondu qu’il ne fallait pas qu’on attende de lui qu’il soit de ceux qui « &lt;em&gt;changent de politique à la première manifestation, la première saute de mauvaise humeur de tel groupe de pression, au premier mauvais résultat à une élection locale.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGOsGdHfzI/AAAAAAAAAJ4/kO70hRJcZW8/s1600-h/2008-04-11T060353Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP-FRANCE-JAPON-FILLON-20080411.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGOsGdHfzI/AAAAAAAAAJ4/kO70hRJcZW8/s320/2008-04-11T060353Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP-FRANCE-JAPON-FILLON-20080411.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193088733633019698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, les rues sont à nouveau animées de lycéens qui font monôme contre le programme de révision générale des politiques publiques au prétexte que cette démarche pourrait aboutir à un certain nombre d’effectifs enseignants en moins dans l’Education Nationale. S’il est possible de comprendre l’inquiétude des jeunes, souvent instrumentalisée par des lobbies corporatistes, il est navrant de constater une fois encore que, dans ce beau pays de France, que si le constat est bon, les remèdes prescrits par habitude sont pires que tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGPHGdHf0I/AAAAAAAAAKA/ywdMT1DQhxM/s1600-h/article_manif-lycee.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGPHGdHf0I/AAAAAAAAAKA/ywdMT1DQhxM/s320/article_manif-lycee.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193089197489487682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustration : au journal parlé d’une radio d’information, une jeune fille interrogée dans un cortège justifie sa présence par la crainte qui est la sienne d’appartenir à une « génération sacrifiée » dont le niveau et la qualité de vie pourraient être inférieurs à ceux de la génération de ses parents. La conclusion qu’elle en tire est la suivante : non à la politique de réduction des dépenses publiques. Le problème que semble ignorer la lycéenne est que, si ses craintes sont fondées, il n’en demeure pas moins que son avenir est avant tout compromis par l’accumulation de déficits publics et l’hypothèque que constitue l’endettement de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, s’il est bien évidemment excessif de considérer que ce sont les fonctionnaires qui ruinent la France, car c’est faux et injuste à leur égard, il est en revanche évident qu’il est essentiel de parvenir à une meilleure maîtrise des dépenses publiques, à une résorption des déficits et à une forte réduction de l’endettement. Cela passe donc par un certain nombre de révisions déchirantes dans la stratégie et l’action de l’Etat, ainsi que par l’adoption de mesures et de réformes à l’impopularité desquelles le gouvernement sera confronté et qu’il devra supporter sans faillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cette aune-là, et à celle-là seulement, que l’Histoire jugera si la présence de Nicolas Sarkozy à l’Elysée a été utile. Au moment où il aborde le premier anniversaire de son élection, déjà 20 % du temps qui lui est dévolu est écoulé…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-626395528343539741?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/626395528343539741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=626395528343539741' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/626395528343539741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/626395528343539741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/04/garder-plus-que-jamais-le-cap-des.html' title='Garder plus que jamais le cap des réformes'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGOsGdHfzI/AAAAAAAAAJ4/kO70hRJcZW8/s72-c/2008-04-11T060353Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP-FRANCE-JAPON-FILLON-20080411.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3209029654296578081</id><published>2008-04-25T09:32:00.002+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:26.490+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de gueule'/><title type='text'>Hypocrisie olympique</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Chronique publiée dans La Montagne du 11 avril 2008&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il donc être à ce point naïf pour avoir besoin des Jeux Olympiques pour découvrir que la Chine communiste est une dictature ? Il faut dire que bien des beaux esprits qui écument le pavé de Saint Germain des Prés ont souvent été d’honorables correspondants du maoïsme, des thuriféraires du Grand Timonier ! Les étranglements scandalisés et les manifestations sur le parcours de la flamme olympique me font doucement rire. En revanche, je suis un peu agacé qu’il faille se trouver à quatre mois de l’ouverture des Olympiades pour que les protestations se fassent entendre. C’est au moment où la candidature de Pékin a été retenue qu’il eût fallu émettre des réserves ! Mais bon, passons. Ne boudons pas notre plaisir : on ne dénonce jamais assez les régime totalitaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La brutalité avec laquelle le régime communiste chinois réprime les manifestations au Tibet met en lumière les méthodes qui sont celles d’un système politique qui foule tous les matins au pied les libertés publiques. Que la Chine soit devenue un pays riche (au moins en partie), qu’elle soit un partenaire économique et industriel incontournable n’enlève rien à ce qu’il y a de plus détestable dans l’ex-Empire du Milieu. Les policiers chinois en survêtement bleu et blanc, lunettes noires et oreillette, sont une illustration de la façon dont le comité olympique de ce pays considère l’héritage de Coubertin. Nous avons tous vu à la télévision les images du parcours chaotique de la flamme à Paris. Le comportement de ces hommes de main, leur brutale arrogance, l’attitude des officiels chinois témoignent éloquemment de l’entreprise de propagande politique que constituent les Jeux de Pékin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGJ22dHfyI/AAAAAAAAAJw/xIKmCDZqccw/s1600-h/ALeqM5hr-hUcmFwIQ2Qj4vSO57ORo9f78w.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGJ22dHfyI/AAAAAAAAAJw/xIKmCDZqccw/s320/ALeqM5hr-hUcmFwIQ2Qj4vSO57ORo9f78w.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193083420758474530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire ? Le boycott des épreuves sportives ? Assez ridicule quand on n’a rien dit lors de la désignation de la capitale chinoise. La bouderie lors de la cérémonie d’ouverture ? Un rien naïf et immensément hypocrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut simplement tirer les conséquences de la situation : d’une part, les JO ne sont plus, et depuis belle lurette, le moment héroïque de la quête sportive pure et de la rude fraternité entre les peuples. L’ont-ils jamais été ? Ils en sont aujourd’hui à des années-lumières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, entreprise de spectacle sportif à vocation planétaire, la quinzaine estivale est une formidable machine à fric pour les grands groupes qui en sont les sponsors et les intermédiaires qui revendent les droits de retransmission télévisée. C’est aussi une incroyable opportunité de propagande ou de promotion (selon le régime politique qui y prévaut) pour la nation hôte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nos athlètes se bouchent les narines au moment de concourir, que nos dirigeants mettent un mouchoir sur leurs principes et que nos entreprises aillent conquérir des marchés et trouver des opportunités d’affaires. Puisque les dirigeants du monde sportif et les diplomates sont resté cois quand Pékin a été retenue comme ville olympique, le sort en étant jeté depuis longtemps, allons y faire du business. Notre économie en a grand besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop cynique tout ceci ? Je ne sais pas mais puisque tous les principes invoqués ont été bafoués depuis des lustres, il est trop tard pour pleurer sur le lait renversé.&lt;br /&gt;Pour ma part, je continuerai à ne pas regarder les Jeux Olympiques à la télévision.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3209029654296578081?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3209029654296578081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3209029654296578081' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3209029654296578081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3209029654296578081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/04/hypocrisie-olympique.html' title='Hypocrisie olympique'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/SBGJ22dHfyI/AAAAAAAAAJw/xIKmCDZqccw/s72-c/ALeqM5hr-hUcmFwIQ2Qj4vSO57ORo9f78w.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2637991148722123630</id><published>2008-04-04T16:50:00.004+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:27.211+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Il faut réduire les dépenses publiques</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_ZAnAO-R6I/AAAAAAAAAJY/0wSlruEfx5g/s1600-h/06870416.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_ZAnAO-R6I/AAAAAAAAAJY/0wSlruEfx5g/s320/06870416.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185403059785582498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RGPP. Savez-vous ce que veut dire cet affreux sigle ? Non ? Probablement est-ce une lacune car du destin réservé à ce qu’il représente dépend probablement notre avenir. RGPP signifie « révision générale des politiques publiques ». La presse en parle d’abondance. Des annonces importantes doivent être faites par le président de la République ces jours-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi s’agit-il donc ? Il s’agit de l’établissement complet d’un diagnostic des actions de l’Etat en vue de rationaliser et de maîtriser les dépenses publiques. L’enjeu est d’importance alors que, de l’aveu même du Premier ministre, la France traverse un « trou d’air » économique, lié au contexte mondial, et que les « caisses sont vides ». Parité euro/dollar, coût des matières premières, crise financière internationale : autant de difficultés qu’il faut bien affronter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière le vocable technocratique « RGPP » se cache la mise en œuvre d’une remise à plat de la gestion publique dont notre pays a grand besoin. Les annonces faites par Nicolas Sarkozy relève de cet impérieux besoin. Cela fait maintenant de nombreuses années que toute une série de rapports ont été rendus sur l’endettement, sur les déficits et sur les remèdes à administrer au malade. Michel Pébereau et Jacques Attali, pour ne parler que des plus emblématiques rapporteurs, ont largement défrayé la chronique. Maintenant, les pouvoirs publics sont au pied du mur, obligés de régler une addition dont ils ne sont pas responsables. Soit ils s’engagent – et très vigoureusement – dans cette direction, soit ils continuent à prendre des hypothèques sur l’avenir de nos enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, les voix s’élèvent contre la réduction du nombre de fonctionnaires, pour la défense des implantations les plus coûteuses des services publics, contre l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Pour d’autres, il est bien commode de désigner l’arbre du paquet fiscal de l’été dernier pour dissimuler la forêt de la gabegie collective depuis tant d’années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La France peut supporter la vérité », avait écrit François Fillon en son temps. C’est le moment ou jamais de le vérifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_ZBCAO-R7I/AAAAAAAAAJg/0a6XkQwJDgY/s1600-h/2008-03-31T100419Z_01_NOOTR_RTRIDSP_1_OFRTP-FRANCE-ECONOMIE-FILLON-20080331.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_ZBCAO-R7I/AAAAAAAAAJg/0a6XkQwJDgY/s320/2008-03-31T100419Z_01_NOOTR_RTRIDSP_1_OFRTP-FRANCE-ECONOMIE-FILLON-20080331.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185403523642050482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rigueur ou austérité ? Comme d’habitude, le gouvernement pousse des cris d’orfraie et nie farouchement s’engager dans une telle direction. Pourtant, c’est bien à une réduction importante des dépenses publiques qu’il faut que la France s’astreigne à l’instar de ce qu’ont pratiqué d’autres pays comme le Canada ou la Suède. Il faut regarder avec attention ce qu’ils ont fait et s’en inspirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, oui, il est probable que les multiples annonces que vont devoir faire dans les prochains mois Nicolas Sarkozy et François Fillon provoqueront du tangage social et amèneront la contestation dans la rue. Il faut s’y préparer. Il faut s’y résoudre. Il faut le comprendre et l’accepter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus la potion paraîtra amère, plus elle aura de chances d’être efficace.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2637991148722123630?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2637991148722123630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2637991148722123630' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2637991148722123630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2637991148722123630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/04/il-faut-rduire-les-dpenses-publiques.html' title='Il faut réduire les dépenses publiques'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_ZAnAO-R6I/AAAAAAAAAJY/0wSlruEfx5g/s72-c/06870416.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2967159969679355056</id><published>2008-04-02T11:34:00.003+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:27.519+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Après les municipales...</title><content type='html'>Le résultat des élections municipales et cantonales, sur le plan national, restera longtemps un sujet sur lequel bien des conjectures seront faites. Les exégètes de tous ordres rivalisent d’analyses et de considérations variées. De celles-ci, il ressort un point important qu’il serait dangereux de négliger. Comme le veut la tradition, ces élections intermédiaires constituent une difficulté importante pour le pouvoir politique en place. Cela a toujours été le cas. Nicolas Sarkozy l’avait pressenti et c’est la raison principale pour laquelle il avait, bien avant son élection, proposé de fixer la date de tenue de celles-ci immédiatement après l’été dernier. De ce fait, il espérait que les élus locaux sortants qui l’avaient soutenu à la présidentielle profiteraient d’un état de grâce dont il savait bien qu’il ne survivrait pas aux premiers frimas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dont personne ne se doutait par contre, c’était la raison pour laquelle le contexte politique pourrait être moins porteur. En effet, les difficultés sont moins venues des conséquences de la politique menée par le Gouvernement que de la pratique elle-même de la fonction présidentielle par son titulaire. La meilleure preuve en est l’évolution symétriquement inversée des courbes de popularité de Nicolas Sarkozy et de son Premier ministre, François Fillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire maintenant ? Le petit ajustement technique qui a tenu lieu de remaniement gouvernemental, ne saurait en aucun cas être considéré comme une réponse politique appropriée. Du reste, à la veille ou quasiment à la veille de la présidence française de l’Union européenne, il était plus important d’assurer une forme de stabilité gouvernementale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, il apparaît essentiel pour le pouvoir exécutif de relancer sa politique de réformes avec une détermination rendue encore plus nécessaire par la conjoncture économique mondiale. Les Français l’attendent et leur vote de mars (l’abstention est aussi une forme de vote) en témoigne assez éloquemment. D’ailleurs une preuve supplémentaire en est donnée par la réélection de maires salués pour leur action réformatrice et transformatrice, comme à Tarbes par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_NcoAO-R4I/AAAAAAAAAJI/JjKm1CVUTMg/s1600-h/986239575-l-allocation-des-handicapes-sera-revalorisee-de-5-en-2008.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_NcoAO-R4I/AAAAAAAAAJI/JjKm1CVUTMg/s320/986239575-l-allocation-des-handicapes-sera-revalorisee-de-5-en-2008.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184589438360897410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le président de la République doit mener une forme d’introspection, de conversion du regard en lui-même pour apprendre à prendre de la hauteur et de la distance à l’égard des charges de sa fonction. Les Français veulent que le pays changent mais il est une chose qui ne changera pas de sitôt : nous sommes un vieux pays monarchiste et contestataire. Si nous aimons à changer de Prince, nous aimons à ce qu’il en ait l’allure, le train et la componction. C’est ainsi et il faudra bien que Nicolas Sarkozy se plie à cette exigence atavique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_NdUAO-R5I/AAAAAAAAAJQ/TOhmgj3x-Vs/s1600-h/490560.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_NdUAO-R5I/AAAAAAAAAJQ/TOhmgj3x-Vs/s320/490560.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184590194275141522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2967159969679355056?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2967159969679355056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2967159969679355056' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2967159969679355056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2967159969679355056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/04/aprs-les-municipales.html' title='Après les municipales...'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R_NcoAO-R4I/AAAAAAAAAJI/JjKm1CVUTMg/s72-c/986239575-l-allocation-des-handicapes-sera-revalorisee-de-5-en-2008.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-492479311474830310</id><published>2008-03-27T11:53:00.000+01:00</published><updated>2008-03-27T11:54:23.730+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Gérard Trémège réélu maire de Tarbes</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4sonb&amp;v3=1&amp;related=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4sonb&amp;v3=1&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4sonb_gerard-tremege-reelu-maire-de-tarbe_news"&gt;G&amp;eacute;rard Tr&amp;eacute;m&amp;egrave;ge R&amp;eacute;&amp;eacute;lu maire de Tarbes&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/tarbes-infos"&gt;tarbes-infos&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-492479311474830310?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/492479311474830310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=492479311474830310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/492479311474830310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/492479311474830310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/03/grard-trmge-rlu-maire-de-tarbes.html' title='Gérard Trémège réélu maire de Tarbes'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-1658133909601966374</id><published>2008-03-14T10:11:00.003+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:27.772+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Municipales à Tarbes : un choix éthique</title><content type='html'>Depuis maintenant plus de vingt ans, je me suis engagé dans la vie politique en tant que militant puis, depuis sept ans, élu local. Cet engagement est la traduction de convictions libérales, humanistes, sociales et européennes. C’est donc tout naturellement que j’ai rejoint Gérard Trémège depuis bientôt plus de quinze ans.&lt;br /&gt;Pendant sept ans, après avoir emporté une victoire difficile mais d’autant plus belle, nous avons à ses côtés contribué à redynamiser une ville littéralement encalminée par vingt-quatre années de gestion socialo-communiste. Le bilan est là, il saute aux yeux. Pour les prochaines années, nous avons le projet de faire de Tarbes une des villes moyennes les plus dynamiques du Sud-Ouest à travers des aménagements et des équipements attractifs, mais aussi une référence en matière d’écologie urbaine et de développement durable. Le vote de dimanche permettra, après un premier tour nous ayant placé en ballottage favorable, d’exprimer le choix des Tarbais en faveur de la continuité de l’action menée depuis 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R9pPInnDHvI/AAAAAAAAAJA/gqGAqykk62M/s1600-h/P3060064.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R9pPInnDHvI/AAAAAAAAAJA/gqGAqykk62M/s320/P3060064.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177537731106119410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat électoral revêt aussi une dimension morale. En effet, par le choix de campagne qu’il a fait, Jean Glavany a placé le débat sur ce terrain-là. A son détriment naturellement. Au-delà de sa propension à donner des leçons de démocratie à l’envi, le candidat socialiste illustre de façon singulière la conception qui est la sienne en la matière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons deux exemples, ils sont éloquents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir pérégriné, Jean Glavany s’est présenté aux élections municipales à Aureilhan en 2001. Usant des possibilités offertes par le Code électoral, il n’a pas estimé nécessaire de se faire inscrire sur les listes électorales de cette commune car celle-ci est située dans la circonscription dont il est le député. Du reste, il se moquait d’Aureilhan comme d’une guigne puisqu’il n’avait arrêté son regard sur cette ville que pour être son délégué au Grand Tarbes dont il voulait obtenir la présidence. Jetant maintenant son dévolu sur Tarbes, il a préféré ne pas procéder de la même façon. En effet, la tradition veut que la presse locale publie, le lendemain du premier tour, la photo des principaux candidats en train de voter. Il lui fallait donc être inscrit sur les listes électorales. Toujours aussi peu soucieux de s’enraciner sur cette terre bigourdane qui ne reste pour lui qu’une terre d’élection, il a préféré jouir d’un hébergement de complaisance chez un de ses colistiers, en l’occurrence le premier secrétaire départemental du Parti socialiste, Jean-Claude Palmade !!! Voilà des manières de faire qui en disent long sur les principes du personnage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième exemple, l’ « accord de gestion » passé avec un des candidats ayant figuré sur la liste du MODEM au premier tour. Coincé par l’accord politique qui le lie au Parti communiste, Jean Glavany n’a pas pu, comme il le souhaitait, conclure un accord avec le parti de François Bayrou que pourtant il qualifiait de « montgolfière du Béarn » il n’y a pas si longtemps. Alors, retors comme jamais, il a contourné l’obstacle : il a promis à tour de bras des postes plus ou moins honorifiques dans des organismes para-municipaux comme l’Office Municipal des Sports, la SEMI (Société Immobilière de la Ville) ou l’Office du Tourisme. Pour ce dernier, il n’a pas eu de mal à convaincre Pierre Couderc. Ancien médecin et ami de Gérard Trémège, vieux militant politique de droite (il fut deux fois candidats malheureux à des cantonales sous l’étiquette UDF-RPR puis UMP), celui-ci a tellement redouté de perdre les avantages que lui avait accordé Gérard Trémège dont il était l’adjoint pendant sept ans que, extrapolant à la va-vite les résultats des présidentielles et des législatives, tel la girafe, il s’est laissé repeindre en zélote de Jean Glavany contre la promesse d’un plat de lentilles. C’est triste pour ceux qui étaient ses amis (j’en fus) ; c’est moche au regard de la morale politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci pour illustrer à quel point le choix de dimanche, à Tarbes, est aussi un choix éthique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-1658133909601966374?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/1658133909601966374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=1658133909601966374' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1658133909601966374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1658133909601966374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/03/municiaples-tarbes-un-choix-thique.html' title='Municipales à Tarbes : un choix éthique'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R9pPInnDHvI/AAAAAAAAAJA/gqGAqykk62M/s72-c/P3060064.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3288812987053685336</id><published>2008-03-13T09:33:00.003+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:27.801+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>François Fillon à Tarbes</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R9jnGHnDHuI/AAAAAAAAAI4/qQb3sENzeVI/s1600-h/DSC_0815.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R9jnGHnDHuI/AAAAAAAAAI4/qQb3sENzeVI/s320/DSC_0815.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177141863970447074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques jours du second tour des élections municipales, François Fillon a rendu visite à Gérard Trémège, maire sortant de Tarbes, placé en ballottage favorable plus de neuf points devant l’ancien directeur de campagne de Lionel Jospin, Jean Glavany.&lt;br /&gt;Ce n’était pas une première visite pour le Premier ministre qui était déjà venu en Bigorre il y a deux ans mais c’était son premier déplacement ici en qualité de chef du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’occasion de ce rapide passage dans sa ville, Gérard Trémège a ainsi eu l’occasion de présenter au Premier ministre les principaux projets sur lesquels sa municipalité travaille et qu’il entend bien mener à leur terme dans le cadre d’un second mandat l’aménagement du nouveau quartier de l’Arsenal sur l’emprise délaissée par GIAT-Indutries, le siège du Parc National des Pyrénées à la Villa Fould mais aussi les transformations que connaît le quartier de Laubadère grâce à l’Opération de Rénovation Urbaine (ORU) dont la Ville de Tarbes est l’acteur majeur.&lt;br /&gt;Durant cette escale tarbaise, François Fillon, dont la popularité est encore à la hausse cette semaine, a notamment déclaré que « &lt;em&gt;La gauche nous explique à longueur de journées qu'il faut nationaliser ce scrutin et qu'il faut permettre au fond à Mme Royal de prendre sa revanche. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Qu'est-ce que ça veut dire nationaliser le scrutin? Ça veut dire oublier le bilan de Gérard Trémège à Tarbes &lt;/em&gt;», a-t-il argumenté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4oyid&amp;v3=1&amp;related=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4oyid&amp;v3=1&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4oyid_francois-fillon-a-tarbes_politics"&gt;Fran&amp;ccedil;ois Fillon &amp;agrave; Tarbes&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/tarbes-infos"&gt;tarbes-infos&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3288812987053685336?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3288812987053685336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3288812987053685336' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3288812987053685336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3288812987053685336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/03/franois-fillon-tarbes.html' title='François Fillon à Tarbes'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R9jnGHnDHuI/AAAAAAAAAI4/qQb3sENzeVI/s72-c/DSC_0815.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5923598436687670102</id><published>2008-03-07T15:34:00.000+01:00</published><updated>2008-03-07T15:35:49.468+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Municipales à Tarbes : plus de 1500 personnes au Parc des Expositions !</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4mi6r&amp;v3=1&amp;related=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4mi6r&amp;v3=1&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4mi6r_parc-des-expositions-plus-de-1500-p_politics"&gt;Parc des Expositions Plus de 1500 personnes&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/tarbes-infos"&gt;tarbes-infos&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5923598436687670102?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5923598436687670102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5923598436687670102' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5923598436687670102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5923598436687670102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/03/municipales-tarbes-plus-de-1500.html' title='Municipales à Tarbes : plus de 1500 personnes au Parc des Expositions !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2933570985346384308</id><published>2008-03-07T15:10:00.001+01:00</published><updated>2008-03-07T15:12:03.638+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Municipales à Tarbes : Gérard Trémège défendu par ses adjoints : François-Xavier Brunet, Andrée Doubrère, Gilles Craspay</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4jg5i&amp;v3=1&amp;related=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4jg5i&amp;v3=1&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4jg5i_tremege-defendu-par-ses-adjoints_news"&gt;Tr&amp;eacute;m&amp;egrave;ge d&amp;eacute;fendu par ses adjoints&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/pyreneesinfotv"&gt;pyreneesinfotv&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2933570985346384308?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2933570985346384308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2933570985346384308' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2933570985346384308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2933570985346384308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/03/municipales-tarbes-grard-trmge-dfendu.html' title='Municipales à Tarbes : Gérard Trémège défendu par ses adjoints : François-Xavier Brunet, Andrée Doubrère, Gilles Craspay'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-9085363379886452684</id><published>2008-03-05T21:38:00.003+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:28.031+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Continuons le changement !</title><content type='html'>D’ordinaire, ces quelques lignes que m’accorde le complaisant éditeur de La Montagne portent un titre emprunté à l’écrivain italien Camilleri, « Le cours des choses ». Cette semaine, je vous propose de poursuivre le cours des choses, le cours normal de celles-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, vous vous rendrez aux urnes pour choisir le maire de votre commune. Vous le ferez, j’en suis certain, avec le sérieux et la gravité qu’exige cette possibilité que nous offre la démocratie. La commune est la collectivité de première proximité, elle est, de toutes celles que compte la République, l’unité territoriale dans laquelle les Français se reconnaissent le mieux. De tous les hommes politiques, ceux qui leur sont les plus familiers sont le président de la République et le Maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R88F4PAGoFI/AAAAAAAAAIo/WQQbwNJiOAg/s1600-h/4113307887-francois-hollande-appelle-les-francais-a-se-mobiliser-des-le.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R88F4PAGoFI/AAAAAAAAAIo/WQQbwNJiOAg/s320/4113307887-francois-hollande-appelle-les-francais-a-se-mobiliser-des-le.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174360960529768530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce sujet, je conviens que la parallèle est périlleuse tant il est de bon ton sous certains cieux de prédire un vote sanction à l’égard de Nicolas Sarkozy. Au-delà de l’intérêt et de l’attachement que l’on peut porter au chef de l’Etat, je forme le vœu que ceux qui font ces prédictions en soient pour leurs frais. Pour trois raisons. Premièrement parce que c’est mentir aux Français que de leur faire croire que les municipales peuvent être le troisième tour ou la revanche des présidentielles. Les prochaines auront lieu en 2012. C’est bien assez. Deuxièmement parce que toutes les enquêtes d’opinion convergent pour indiquer que, dans leur immense sagesse, en dépit des pressions médiatiques, les électeurs ont décidé de « relocaliser » les enjeux du scrutin de dimanche. Enfin, troisièmement, parce que les Français, conscients des difficultés auxquelles ils sont confrontés, aiment la figure politique de l’élu qui travaille, du responsable aux manettes. C’est l’image que François Fillon, le Premier ministre donne de lui. C’est aussi l’image positive que donne, dans la ville chef-lieu de notre département, le maire de Tarbes, Gérard Trémège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R88GBvAGoGI/AAAAAAAAAIw/tq2P1uDaEzU/s1600-h/188_GT3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R88GBvAGoGI/AAAAAAAAAIw/tq2P1uDaEzU/s320/188_GT3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174361123738525794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Rigueur dans les engagements, loyauté dans l’action, sincérité dans les relations, efficacité dans l’action, la fidélité dans l’amitié : ce sont les valeurs qu’incarne celui qui a conquis de haute lutte le siège de premier magistrat de Tarbes en 2001. De e mandat il n’a fait ni une sinécure ni un aboutissement personnel. Il l’a consacré avec détermination et, le plus souvent, panache au renouveau et au redressement d’une ville qui avait tant souffert de la glaciation dans laquelle l’avait enfermée la gestion précédente. Les Tarbais, qui ne sont ni sots ni aveugles, le savent bien et il serait logique qu’ils offrent à leur Maire sortant un nouveau bail de six ans pour poursuivre le travail qu’il a engagé.&lt;br /&gt;Ici, c’est ainsi que les électeurs procèdent avec Rolland Castells dont ils apprécient à juste titre la valeur de l’engagement au service de sa ville et la force des convictions. Depuis 1989, le maire et conseiller général de Bagnères de Bigorre s’est identifié au destin de la commune et du canton, sachant se forger une popularité et susciter une adhésion qui dépassent les clivages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérard Trémège, Rolland Castells : deux Maires pour lesquels le cours des choses ne saurait raisonnablement être interrompu !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-9085363379886452684?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/9085363379886452684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=9085363379886452684' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9085363379886452684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9085363379886452684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/03/continuons-le-changement.html' title='Continuons le changement !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R88F4PAGoFI/AAAAAAAAAIo/WQQbwNJiOAg/s72-c/4113307887-francois-hollande-appelle-les-francais-a-se-mobiliser-des-le.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8791259718723339125</id><published>2008-02-29T22:09:00.004+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:28.261+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Appel de "Marianne" : trop c'est trop !</title><content type='html'>Pour des raisons dont la plupart résonnent comme autant de défis à la logique, le quinquennat de Nicolas Sarkozy semble connaître une phase – prématurée – d’encalminage. A quoi cela tient-il ? Les avis divergent : le style d’exercice de la fonction de président de la République par son actuel titulaire, l’étalage de sa vie privée, l’impréparation apparente de ses annonces, l’impatience des Français en attente d’avancées concrètes sur le pouvoir d’achat, l’influence de l’entourage et des collaborateurs du chef de l’Etat ? Les avis divergent et disons que, dans tout cela, il y a une bonne dose d’irrationalité autant qu’il y en avait dans l’engouement. Du reste, et ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas bons que j’écris cela, Nicolas Sarkozy est probablement le premier de nos présidents à devoir subir la publication quotidienne (quand ce n’est pas plusieurs fois par jour !) de sondages d’opinion scrutant les cœurs et les reins de nos concitoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R8h1mvH5upI/AAAAAAAAAIg/KFyrhBwbM00/s1600-h/CPS_HJK13_260208220957_photo01_photo_default-512x347.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R8h1mvH5upI/AAAAAAAAAIg/KFyrhBwbM00/s320/CPS_HJK13_260208220957_photo01_photo_default-512x347.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172513480380103314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.marianne2.fr/L-Appel-republicain-de-Marianne_a83903.html"&gt;L’ « appel républicain» publié par l’hebdomadaire Marianne &lt;/a&gt;il y a une semaine marquera longtemps les esprits. Trop, c’est trop ! Si nous sommes nombreux à convenir qu’il y a eu incontestablement un flottement dans l’action présidentielle depuis l’automne dernier, probablement dû à des événements intimes qui l’ont chamboulé, cette situation ne doit pas être saisie par les aigris de service qui ne voient là que l’opportunité de prendre une revanche facile. Ce texte, dont la lecture donne le vertige tant il est creux, est principalement signé par celle et ceux qui acceptent mal de n’avoir été ni élu ni candidats en 2007 : Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Chevènement. Ils se baguenaudent ainsi accompagnés de quelques comparses de circonstance où se comptent d’anciens gaullistes oubliés, des écolos en perdition, de vieux staliniens ringards. Triste aréopage à la vérité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que lit-on dans ce tissu d’inepties ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement que les « &lt;em&gt;soussignés&lt;/em&gt; » affirment leur « &lt;em&gt;attachement au principe républicain &lt;/em&gt;». Et alors ? Qui parle en France de possibilité de restauration monarchique ? Sarkozy serait Bonaparte parce que son fils cadet se présente aux cantonales ? Bernadette Chirac n’était-elle pas elle-même conseiller général de la Corrèze quand son mari était à l’Elysée et Gilbert Mitterrand ne fut-il pas député de la Gironde dès 1981 ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, ils protestent de leur « &lt;em&gt;attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile &lt;/em&gt;». Sur ce point, que dit d’autre Nicolas Sarkozy sinon que l’état de la société française n’est plus celui qui était le sien il y a plus d’un siècle et sinon que la laïcité ne signifie pas le bannissement du fait religieux du débat public ? A cet égard, il est amusant de relever que l’un des signataires, François Bayrou, n’hésita pas à faire donner une messe dans son village de Bordères en 1993 quand il fut nommé ministre de l’Education Nationale par Edouard Balladur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, les pétitionnaires réaffirment « &lt;em&gt;leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information&lt;/em&gt; ». Là, c’est la franche rigolade ! Avec tout ce qui se publie dans les journaux et les hebdomadaires, y compris dans ceux que l’on pensait être les plus sérieux, il est loisible de mesurer combien la liberté d’expression n’est en aucune façon menacée en France. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, cet « appel républicain » n’est ni politiquement signifiant, comme le pensent ses signataires, ni scandaleux, comme le pensent leurs adversaires. Il est seulement grotesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que l’épisode électoral, aux enjeux exclusivement locaux, sera passé, il appartiendra au gouvernement de mettre en œuvre le programme de réformes de fond dont la France a besoin, pour lequel ont été élus le président de la République et sa majorité parlementaire et, en réalité, dans l’attente duquel nos concitoyens s’impatientent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8791259718723339125?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8791259718723339125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8791259718723339125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8791259718723339125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8791259718723339125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/02/appel-de-marianne-trop-cest-trop.html' title='Appel de &quot;Marianne&quot; : trop c&apos;est trop !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R8h1mvH5upI/AAAAAAAAAIg/KFyrhBwbM00/s72-c/CPS_HJK13_260208220957_photo01_photo_default-512x347.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-1156586544319981519</id><published>2008-02-08T19:28:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:28.432+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Le Rapport public annuel de la Cour des Comptes : la gabegie de l'Etat</title><content type='html'>Le &lt;a href="http://www.ccomptes.fr/"&gt;Rapport public annuel de la Cour des Comptes&lt;/a&gt;, vénérable institution au passé bicentenaire, a été remis ces jours-ci au président de la République par son Premier président, Philippe Séguin. Ce document dresse un bilan des différentes pratiques publiques en matière de gestion de nos deniers. Et il est souvent édifiant. Cette fois-ci, une de plus, les hauts magistrats financiers pointent du doigt un certain nombre d’aberrations et de cas d’espèces éloquents sur l’incurie publique. Cette lèpre qui ronge notre Nation sans que personne n’y trouve grand  chose à redire frappe à tous les étages de l’édifice étatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6ygeblk2VI/AAAAAAAAAIY/RBZDXHjZKOY/s1600-h/02_37.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6ygeblk2VI/AAAAAAAAAIY/RBZDXHjZKOY/s320/02_37.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164679317348997458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cour des Comptes critique en particulier l’Etat actionnaire. Malgré les progrès liés à la création de l'Agence des participations de l'Etat, les experts de la rue Cambon remarquent que l'Etat en tant qu'actionnaire est parfois tenté de vendre pour réduire son déficit, au détriment de ses intérêts à long terme. Il se retrouve "&lt;em&gt;de plus en plus souvent dans une position d'actionnaire minoritaire ce qui affaiblit ses positions&lt;/em&gt;", dénonce M. Séguin. C'est l'exemple "symptomatique" d'EADS: "&lt;em&gt;détenteur de 15% du capital, l'Etat s'est montré incapable au premier semestre 2007 d'exercer un contrôle effectif des comptes et des perspectives stratégiques de la société&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cour des comptes chiffre par ailleurs à 20,7 milliards d'euros la "très lourde" facture des "&lt;em&gt;défaisances&lt;/em&gt;", ces opérations destinées à sortir des actifs compromis des comptes de sociétés publiques ou privées, comme le Crédit Lyonnais, le Crédit foncier de France, le Comptoir des entrepreneurs et le GAN (Groupe des assurances nationales).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les remarques du rapport concernent non seulement l’Etat actionnaire mais aussi le rôle et la stratégie du CNRS, les universités ou l’évolution des structures et services aux demandeurs d’emploi. Sont aussi abordés des thèmes tels que la réforme de la gestion des pensions des fonctionnaires de l’État, la redevance audiovisuelle ou encore les interventions en faveur de l’égalité hommes-femmes. La Cour revient également sur la gestion du patrimoine immobilier public, une véritable gabegie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, la rapport Attali déclenche les foudres de la plupart des intérêts corporatistes de ce pays. Mais après celui dressé par Michel Camdessus et dont Nicolas Sarkozy, alors éphémère locataire de Bercy, avait dit qu’il en faisait son livre de chevet, il est grand temps de s’atteler à la rationalisation des dépenses publiques, à la maîtrise puis à la réduction de celles de l’Etat, des régimes sociaux et des collectivités locales, à la réduction de la dette publique puis à celle des prélèvements obligatoires qui pèsent sur les ménages et les entreprises de notre pays. Ce n’est qu’ainsi que pourra être rendu aux Français une part de la richesse qu’ils produisent et aux entreprises la compétitivité qui leur manque face à la concurrence mondiale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-1156586544319981519?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/1156586544319981519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=1156586544319981519' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1156586544319981519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1156586544319981519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/02/le-rapport-public-annuel-de-la-cour-des.html' title='Le Rapport public annuel de la Cour des Comptes : la gabegie de l&apos;Etat'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6ygeblk2VI/AAAAAAAAAIY/RBZDXHjZKOY/s72-c/02_37.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8158037186842270486</id><published>2008-02-07T12:02:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:29.118+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Société Générale : "KOLOSSALE" affaire !</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Publié dans La Montagne du 1er février 2008&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rocambolesque affaire de la Société Générale place les mécanismes de fonctionnement des marchés financiers sur la sellette. Elle le fait avec d’autant plus d’acuité que nul n’y comprend rien, ou presque. A commencer, semble-t-il, par les principaux dirigeants de la banque qui, à l’instar de leurs collègues des autres établissement, ont laissé la bride sur le cou à de jeunes types qui jonglent avec les milliards en usant de méthodes complexes que leur sabir ne saurait en aucun cas rendre plus explicite. Le problème qui se pose ici est celui de la complexification d’une économie non seulement mondialisée mais également « financiarisée » et technicisée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6rnHrlk2SI/AAAAAAAAAIA/wJHfQFkzxVE/s1600-h/447758.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6rnHrlk2SI/AAAAAAAAAIA/wJHfQFkzxVE/s320/447758.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164194041879124258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-on y faire ? Pas grand chose ? C’est un peu court. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait tentant, à l’aune des encours des portefeuilles de petits porteurs dont je suis, d’être saisi d’un immense sentiment de ras-le-bol et de prêter une oreille attentive à la diarrhée verbale altermondialiste. Pour autant sympathique qu’elle puisse paraître à certains moments – quand elle est sincère et non pas quand elle sert de prothèse au communisme orphelin de la chute du grand frère soviétique – cette bouillie ne rime à rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, selon La Bruyère, Racine a peint les hommes tel qu’ils étaient et Corneille tels qu’ils devraient être, il en va de même des théories économiques. Du reste, le Forum Economique Mondial de Davos a, cette année, été marqué par l’absence de contre-manifestation du type de celle de Porto-Alegre… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6rnpblk2TI/AAAAAAAAAII/GcZpbKSXseU/s1600-h/Sans+titre.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6rnpblk2TI/AAAAAAAAAII/GcZpbKSXseU/s320/Sans+titre.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164194621699709234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais faut-il se contenter de tout cela ? Certainement pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6roFLlk2UI/AAAAAAAAAIQ/Rj1E-tjszDs/s1600-h/2213837941_e5bae0281a.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6roFLlk2UI/AAAAAAAAAIQ/Rj1E-tjszDs/s320/2213837941_e5bae0281a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164195098441079106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant la réponse n’est ni dans le Tout-Etat ni dans le laisser-faire. Ce n’est pas à la puissance publique de se substituer aux actionnaires de la Société Générale ou d’entrer à son capital. Le gouvernement, qui comme ses prédécesseurs pendant plus d’un quart de siècle fait entériner au Parlement des déficits budgétaires abyssaux (plus de 38 milliards d’euros fin 2007, soit près de 8 fois la « performance » de Jérôme Kerviel), a l’air fin de vouloir jouer le grand air du patriotisme économique quand le Président court la planète pour placer là des centrales nucléaires d’Areva, ici des avions d’Airbus ou ailleurs des trains d’Alstom ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas rassurer les Français en leur expliquant aussi mal quel est ce monde dans lequel ils vivent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, l’économie capitaliste mondiale ne peut fonctionner correctement sans règles ni instances régulatrices, sans contraintes ni sanctions. La loi fondamentale de l’offre et de la demande, qui régit les échanges, est en situation de dysfonctionnement quand la rationalité des agents économiques est en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette « KOLOSSALE » affaire, ce qui est en cause relève du management d’un établissement bancaire qui contrôle mal le travail de ses collaborateurs et qui n’exerce aucun contrôle des flux financiers effectués à partir de l’argent que lui confient ses clients et ses déposants. Sans aucun doute, les mesures correctives vont être mises en œuvre de telle sorte que de tels incidents ne se reproduisent plus. En dépit du caractère massif des pertes essuyées, la Société Générale est loin d’être faillie et il y a fort à parier qu’elle rebondira même si ce n’est plus dans la même configuration que celle qu’elle a connue jusqu’à lors.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En me relisant, je suis en train de me dire qu’il est finalement difficile d’être clair et précis sur un tel sujet mais cette apparente confusion des sentiments témoigne de la perplexité de l’opinion publique…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8158037186842270486?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8158037186842270486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8158037186842270486' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8158037186842270486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8158037186842270486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/02/socit-gnrale-kolossale-affaire.html' title='Société Générale : &quot;KOLOSSALE&quot; affaire !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6rnHrlk2SI/AAAAAAAAAIA/wJHfQFkzxVE/s72-c/447758.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-415374548562314868</id><published>2008-02-06T15:56:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:30.512+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>De Pompidou à Attali</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Chronique publiée dans La Montagne du 25 janvier 2008 &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La séquence jet-set, un brin vulgaire et assurément de très mauvais aloi, est maintenant derrière nous, semble-t-il. L’alerte est sévère et la sanction des sondages de popularité n’a pas tardé à tomber. Nos concitoyens apprécient l’allant et la détermination de Nicolas Sarkozy à faire bouger les choses. Ils ne sont point rebutés par son hyper-activité à condition que celle-ci leur donne l’impression d’être dédiée à la résolution de leurs problèmes. Car ceux-ci, et ceux de la France dans la même occasion, sont pléthore. La sorte de krach boursier qui s’est abattue sur l’ensemble des places financières de la planète apporte, si besoin était, une nouvelle touche sombre à un tableau d’ensemble de l’économie qui ne porte guère à sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte, les Français, qui ne sont point aussi sots que certains le pensent, ont parfaitement compris que, premièrement, nous entrons dans une nouvelle phase de crise économique et que, deuxièmement, l’Etat français étant en situation de quasi-faillite, les recettes d’autrefois (le recours à l’Etat-providence) ne sont plus envisageables. Alors, ils veulent un président de crise. Ils aspirent à voir un chef de l’exécutif aux manettes, au four et au moulin, la sueur au front, les manches retroussées. La bimbo et les lunettes d’aviateur font mauvais genre à leurs yeux et ils leur préfèrent soudain le style «vieille école », très orléaniste, de François Fillon. Et ce n’est que justice ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nL07lk2PI/AAAAAAAAAHo/3Nw3TWuCdUU/s1600-h/arton56357.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nL07lk2PI/AAAAAAAAAHo/3Nw3TWuCdUU/s320/arton56357.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163882557965916402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Premier ministre donne au pays l’image rassurante et crédible d’un homme de terroir, compétent, intègre, volontaire et déterminé à changer les choses. A la fois pragmatique et réformateur, conservateur et moderne, François Fillon, fors la ressemblance physique, pourrait tenir en France la position qu’y occupa naguère Georges Pompidou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nOD7lk2RI/AAAAAAAAAH4/f7htYwARzho/s1600-h/3510.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nOD7lk2RI/AAAAAAAAAH4/f7htYwARzho/s320/3510.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163885014687209746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Nicolas Sarkozy a de la ressource et il n’a pas manqué de se ressaisir dès qu’il a reçu le message de l’opinion publique, relayée par les élus de sa majorité. Dans ses vœux au corps diplomatique, il a déclaré qu’il &lt;a href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&amp;press_id=907&amp;cat_id=7&amp;lang=fr"&gt;« &lt;em&gt;n’[a] pas été élu pour [s]’incliner devant des fatalités. Du reste, je ne crois pas à la fatalité. J’ai été élu pour créer des opportunités, pour changer la France à travers un processus continu de réformes profondes.&lt;/em&gt; »&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport de la &lt;a href="http://www.liberationdelacroissance.fr/index.php?accueil"&gt;Commission Attali &lt;/a&gt;qui vient de lui être remis lui donne une bonne occasion d’illustrer cette volonté. Etait-il maladroit de confier la présidence de cette commission à l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand ? Je crois la manœuvre au contraire plutôt habile. En effet, dans ce bon vieux pays de France, il vaut mieux faire endosser les idées libérales à des gens de gauche pour les rendre acceptables. Certes, Jacques Attali ne peut résister à quelques carabistouilles un brin provocatrices à l’égard des élus (la suppression des départements) ou de l’opinion (l’ouverture des vannes de l’immigration). En revanche, les propositions dont il se fait l’interprète relèvent du bon sens pour la plupart et nécessiteront courage et détermination lors de leur mise en œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nNmblk2QI/AAAAAAAAAHw/1Mcrq0_iF_o/s1600-h/41Dx6%252BlpQ0L._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nNmblk2QI/AAAAAAAAAHw/1Mcrq0_iF_o/s320/41Dx6%252BlpQ0L._AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163884507881068802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, dans une démocratie, le pouvoir ne saurait appartenir aux experts. C’est donc au gouvernement et au Parlement qu’il revient de séparer le bon grain de l’ivraie. Ce rapport offre une opportunité considérable de lancer des réformes en profondeur et aux partis de la majorité comme de l’opposition de prendre leurs responsabilités. Tout faire sans discernement relèverait de la maladresse. Ne rien faire, à contrario, serait une faute. De même que c’est au pied du mur que l’on reconnaît le maçon, c’est au pied de la réforme que l’on reconnaîtra le président réformateur. A lui de jouer maintenant. Flanqué de François Fillon, il ne peut espérer meilleure compagnie pour relever ce défi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-415374548562314868?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/415374548562314868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=415374548562314868' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/415374548562314868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/415374548562314868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/02/de-pompidou-attali.html' title='De Pompidou à Attali'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R6nL07lk2PI/AAAAAAAAAHo/3Nw3TWuCdUU/s72-c/arton56357.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7967202369628088973</id><published>2008-01-11T12:10:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:30.808+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Fondation pour l'Innovation Politique : "Les jeunesses face à leur avenir"</title><content type='html'>Quarante ans après que le pavé parisien se soit embrasé sous l’effet des manifestations du fameux mois de mai, la &lt;a href="http://www.fondapol.org"&gt;Fondation pour l’Innovation Politique &lt;/a&gt;vient de publier une passionnante étude intitulée « Les jeunesses face à leur avenir ». Celle-ci est gratuitement accessible sur Internet (&lt;a href="http://www.fondapol.org"&gt;www.fondapol.org&lt;/a&gt;). Menée sous la houlette d’&lt;strong&gt;Anna&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Stellinger&lt;/strong&gt;, directrice de recherches économiques et sociales à la Fondation, conduite par l’institut de sondage Kairos Future, cette vaste enquête a consisté à interroger 20 000 jeunes âgés de 16 à 29 ans, en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde, en Russie, à Taïwan et au Japon.  Ces entretiens avaient pour objectif de mesurer la perception qu’ont les jeunes de leur avenir, de la mondialisation, du travail, de l’argent, de la famille. En un mot comme en mille, ont-ils le moral ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R4dQIB738sI/AAAAAAAAAHY/8xgxncXzdLM/s1600-h/Etude_Jeunes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R4dQIB738sI/AAAAAAAAAHY/8xgxncXzdLM/s320/Etude_Jeunes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154176397437563586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats de cette étude très détaillée sont édifiants : ce sont les jeunes Français qui abordent la vie et le futur avec le plus de pessimisme. Ils voient leur avenir, comme celui de la société, avec crainte ; la mondialisation leur fait peur ; ils redoutent de ne jamais trouver un emploi satisfaisant pour eux. Bref, cela ne va pas fort. La jeunesse française broie du noir… Cette déprime de la tranche d’âge qui entre ou s’apprête à entrer dans l’âge adulte est d’une profondeur telle que même le moral des jeunes Allemands ou Britanniques – déjà pas très follichon – semble celui d’un gai pinson. Seuls les Polonais ou les Italiens se situent avec nos jeunes compatriotes en bas de ce classement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les causes sont multiples. « &lt;a href="http://www.fondapol.org/v2/pdf/Dossier_LExpress-Etude_Jeunes.pdf"&gt;Les jeunes Français redoutent le déclassement et savent que leurs revenus risquent d’être inférieurs à ceux de leurs parents, commente dans L’Express du 3 janvier 2008 le sociologue Vincenzo Cicchelli, Les Indiens, les Chinois et les Russes entrevoient au contraire la possibilité de grimper dans l’ascenseur social. Pour eux, les Trente Glorieuses commencent.&lt;/a&gt; » Aux Etats-Unis, pourtant tellement décriés en France, 60 % des jeunes, contre 27 % des Français du même âge, espèrent un bon job à l’avenir. Plus symptomatique de la résignation qui saisit notre pays, 63 % des jeunes Américains considèrent que les gens peuvent changer la société alors que seuls 39 % de nos compatriotes interrogés le croient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le constat une fois dressé, il faut identifier les causes de ce malaise. La Fondation pour l’Innovation Politique en pointe quelques-unes : le chômage des jeunes, l’échec du système scolaire également. Songeons à cet égard qu’un élève français sur cinq arrête sa scolarité avec seulement en poche le niveau du brevet des collèges et que un étudiant sur quatre entrant dans l’enseignement supérieur le quittera sans avoir obtenu le moindre diplôme. De plus, la culture et la pratique sociales de la France ne favorisent pas la mobilité. Ici, le diplôme confère un statut social à vie, sorte de couloir sans issue, illustration d’une société bloquée où la reconversion en cours de vie fait figure d’exception. Reste enfin l’écrasante responsabilité collective de la génération des parents et des grands-parents des 16-29 ans, celle des « baby-boomers » et des « soixante-huitards ». L’accroissement exponentiel de son niveau de vie et de protection sociale a été financé à crédit aux dépens de leurs successeurs et de la société en général, de même que l’idéologie dominante a laminé toute velléité de compétitivité dans un monde en plein bouleversement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terrible constat au moment où nous devons faire face non seulement à la faillite de l’Etat-Providence mais également aux conséquences cumulées d’un troisième choc pétrolier et d’une crise environnementale dont on n’entrevoit à peine que les prémices. Bonne année malgré tout !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7967202369628088973?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7967202369628088973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7967202369628088973' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7967202369628088973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7967202369628088973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/01/fondation-pour-linnovation-politique.html' title='Fondation pour l&apos;Innovation Politique : &quot;Les jeunesses face à leur avenir&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R4dQIB738sI/AAAAAAAAAHY/8xgxncXzdLM/s72-c/Etude_Jeunes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-438729923223605782</id><published>2008-01-11T12:07:00.000+01:00</published><updated>2008-01-11T12:23:18.572+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Toyota Land Cruiser : juste pour le plaisir !</title><content type='html'>&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.kewego.fr/p/fr/iLyROoaftZF9.html" width="400" height="368"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.kewego.fr/p/fr/iLyROoaftZF9.html" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.kewego.fr/p/fr/iLyROoaftZF9.html" width="400" height="368" wmode="transparent" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftZF9.html" title="Toyota Land Cruiser - kewego"&gt;&lt;img src="http://t.kewego.com/t/0/0074/154x114_iLyROoaftZF9_2.jpg" alt="Toyota Land Cruiser - kewego"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftZF9.html"&gt;Toyota Land Cruiser - kewego&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="width: 400px;"&gt;&lt;a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftZF9.html"&gt;Toyota Land Cruiser - kewego&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;En este anuncio publicitario podemos ver a uno de los ultimos modelos de todoterrenos sacado por la Marca Toyota. Es expectacular como esta hecho. En el anuncio sobre todo lo que quieren destacar es su capacidad de frenado. Increible.lici&lt;br /&gt; &lt;div&gt;Mots-clés : &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=4x4"&gt;4x4&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=toyota"&gt;toyota&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=spot"&gt;spot&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=publicidad"&gt;publicidad&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=anuncio"&gt;anuncio&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=coche"&gt;coche&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=publicitario"&gt;publicitario&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=desierto"&gt;desierto&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=todoterreno"&gt;todoterreno&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=frenado"&gt;frenado&lt;/a&gt;  &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;  &lt;a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftZF9.html"&gt;Video&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.kewego.fr/search/?q=user:bolita"&gt;bolita&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-438729923223605782?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/438729923223605782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=438729923223605782' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/438729923223605782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/438729923223605782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/01/toyota-land-cruiser-juste-pour-le.html' title='Toyota Land Cruiser : juste pour le plaisir !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2218074197801611862</id><published>2008-01-10T18:06:00.000+01:00</published><updated>2008-01-10T18:18:42.931+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Présidentielles USA'/><title type='text'>Primaires du New-Hampshire : Clinton et Mac Cain virent en tête</title><content type='html'>Cette semaine, ce sont deux autres candidats qui virent en tête au terme de cette nouvelle étape du système électoral et politique américain si particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté démocrate, l'ex-First Lady Hillary Clinton et côté républicain le "vétéran" John Mac Cain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux politiciens chevronnés, parlementaires éprouvés. Clinton est sénateur de New-York, Mac Cain, sénateur de l'Arizona.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont deux styles très différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observons-les.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.hillaryclinton.com/"&gt;Hillary Clinton &lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iDXHlOkjKtM"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/iDXHlOkjKtM" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.johnmccain.com/"&gt;John Mac Cain&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qWNDqehuKmY&amp;rel=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/qWNDqehuKmY&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2218074197801611862?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2218074197801611862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2218074197801611862' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2218074197801611862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2218074197801611862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/01/primaires-du-new-hampshire-clinton-et.html' title='Primaires du New-Hampshire : Clinton et Mac Cain virent en tête'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7293980393079537143</id><published>2008-01-04T12:15:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T12:23:24.679+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Présidentielles USA'/><title type='text'>Caucus de l'Iowa : Obama et Huckabee en tête</title><content type='html'>Les "Caucus" de l'Iowa, hier, ont placé le démocrate Barack Obama et le républicain Mike Huckabee sous les projecteurs de la campagne en vue de la désignation du prochain président des Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de ces hommes sera peut-être le prochain "Commander in chief" de la première puissance au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux videéos permettent de mieux les connaître, ou de faire connaissance avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.barackobama.com/index.php"&gt;Barack Obama&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://services.brightcove.com/services/viewer/federated_f8/353515028" bgcolor="#FFFFFF" flashVars="videoId=1364230909&amp;playerId=353515028&amp;viewerSecureGatewayURL=https://services.brightcove.com/services/amfgateway&amp;servicesURL=http://services.brightcove.com/services&amp;cdnURL=http://admin.brightcove.com&amp;domain=embed&amp;autoStart=false&amp;" base="http://admin.brightcove.com" name="flashObj" width="486" height="412" seamlesstabbing="false" type="application/x-shockwave-flash" swLiveConnect="true" pluginspage="http://www.macromedia.com/shockwave/download/index.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mikehuckabee.com/"&gt;Mike Huckabee &lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jDqfZ7oraig&amp;rel=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/jDqfZ7oraig&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7293980393079537143?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7293980393079537143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7293980393079537143' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7293980393079537143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7293980393079537143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/01/prsidentielles-usa.html' title='Caucus de l&apos;Iowa : Obama et Huckabee en tête'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2877328899500209931</id><published>2008-01-04T12:03:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T12:10:02.673+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>"Politique de civilisation" ?</title><content type='html'>Les premiers vœux que Nicolas Sarkozy a présentés es-qualité aux Français n’étaient, n’en déplaise à son entourage, guère originaux dans leur forme. Nul ne saurait lui en faire grief tant l’exercice est, précisément, très formel. En revanche, le contenu du message à la Nation s’apprêtant à réveillonner était bien plus intéressant que le fait de savoir dans quelle mesure le président de la République savait lire un texte sur prompteur avec ou non un air dégagé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="331"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x3wu0m"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x3wu0m" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="331" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x3wu0m_les-voeux-de-nicolas-sarkozy_politics"&gt;les Voeux  de nicolas sarkozy&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/beurberry30"&gt;beurberry30&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette adresse présidentielle, et au-delà de l’engagement à tenir les promesses de campagne, à ne pas tromper ou trahir ceux qui lui ont fait confiance  (serment réitéré à satiété depuis des mois), le chef de l’Etat a prononcé des paroles qui méritent d’être entendues avec une attention soutenue : « &lt;em&gt;Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation. Depuis trop longtemps la politique se réduit à la gestion restant à l’écart des causes réelles de nos maux qui sont souvent plus profondes. J’ai la conviction que dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra, dans les prochains mois, être extrêmement vigilant pour comprendre ce que Nicolas Sarkozy a voulu dire le 31 décembre. Ces valeurs sont-elles celles dont il s’est réclamé lors de sa visite au Saint-Siège : « &lt;a href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&amp;press_id=819&amp;cat_id=7&amp;lang=fr"&gt;&lt;em&gt;La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je crois qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d’histoire, de patrimoine, d’arts et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c’est perdre la signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale, c’est dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont besoin de symboles de mémoire. C’est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité, enfin parvenue à maturité.&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; » ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou est-ce, comme le prétend notamment &lt;a href="http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2324652&amp;rubId=4076"&gt;le journal La Croix (édition du 2 janvier)&lt;/a&gt; un emprunt fait au sociologue Edgar Morin ? En 1995, au cœur des mouvements sociaux, celui-ci écrivait : « &lt;em&gt;Il faut restaurer maintenant une politique de portée historique, un grand New Deal, que j’appelle, moi, une politique de civilisation. » Et l’intellectuel de gauche, ancien membre du Parti communiste, de réitérer son concept en 1997, en cosignant avec le politologue chevènementiste Sami Naïr un essai intitulé « Une politique de civilisation &lt;/em&gt;» (Editions Arléa). Une telle politique, selon les auteurs, suppose des « &lt;em&gt;comités permanents visant à réduire les ruptures sociales &lt;/em&gt;», une politique keynésienne de « &lt;em&gt;grands travaux &lt;/em&gt;»,  des « &lt;em&gt;maisons de la solidarité &lt;/em&gt;» et un « &lt;em&gt;service civil ad hoc &lt;/em&gt;» pour « &lt;em&gt;humaniser les villes &lt;/em&gt;» et lutter contre la « &lt;em&gt;désertification des campagnes&lt;/em&gt; ». Morin, dont les premières réactions donnent à penser qu’il ne se réjouit guère de voir son bazar conceptuel récupéré par Sarkozy et Guaino, a fait partie de ceux qui, dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement, ont soutenu Ségolène Royal aux présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, la « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;politique de civilisation &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;» de Sarkozy, info ou intox ? Récupération cosmétique de mots flatteurs pour l’oreille ou nouvel avatar de l’ouverture annonçant un véritable virage idéologique de celui qui, pendant la campagne, prétendait pourtant décomplexer la droite ? Entre le remarquable discours du Latran et les vœux télévisés très équivoques, le grand écart est tel que la déchirure guette. Assumer l’héritage de la « civilisation » qui a fait la France ne saurait conduire à singer la pensée post-marxiste. Décidément, la vigilance s’impose.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2877328899500209931?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2877328899500209931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2877328899500209931' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2877328899500209931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2877328899500209931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2008/01/politique-de-civilisation.html' title='&quot;Politique de civilisation&quot; ?'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8786222609932263027</id><published>2007-12-27T10:58:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:31.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Hommage à Julien Gracq</title><content type='html'>Loin de tous ces fracas qui troublent la traditionnelle trêve des confiseurs, un immense écrivain vient de s’éteindre. A 97 ans, &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/presentation-gracq.html"&gt;Julien Gracq &lt;/a&gt;s’en est allé aussi discrètement qu’il a vécu. C’est une perte considérable tant son œuvre porte l’éloquent témoignage de la marque indélébile que cet auteur laisse dans l’histoire de la littérature française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N4UR738pI/AAAAAAAAAHA/gt0I2yXvDKs/s1600-h/swisstxt20071223_8563427_4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N4UR738pI/AAAAAAAAAHA/gt0I2yXvDKs/s320/swisstxt20071223_8563427_4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148591088821858962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa disparition, discrète, est à la mesure du souci d’effacement qui fut le sien, lui qui vivait retiré de toute mondanité dans son petit village de &lt;a href="http://www.ville-saintflorentlevieil.fr/"&gt;Saint-Florent-le-Vieil&lt;/a&gt;, dans le Maine-et-Loire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sujet de Julien Gracq, beaucoup de choses vont être dites et écrites dans les prochaines semaines. Je forme le vœu que ces hommages donnent à beaucoup d’entre vous le désir de lire un ou plusieurs de ses livres. Même si cela relève du poncif, il faut dire que Gracq était le dernier survivant d’un siècle exceptionnel, le dernier des grands classiques du XXème siècle qui vit Gide, Camus, Mauriac, Bernanos, Malraux et tant d’autres. Avec sa disparition, doit-on en conclure qu’il n’y aura plus de grand écrivain en France, symptôme d’une déliquescence de la culture française comme le titrait un grand hebdomadaire américain avant les Fêtes ? Ce serait aller un peu vite en besogne. De ce point de vue-là, le XXIème siècle n’a peut-être tout simplement pas encore commencé. Du reste, qu’est-ce que la place d’un écrivain dans la postérité ? Gracq lui-même, dans « &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/lettrines.html"&gt;Lettrines&lt;/a&gt; », ne se le figurait qu’avec peine : « &lt;em&gt;Personne, sans doute, n’écrit réellement pour la postérité (dont il n’est au pouvoir de personne, en 1964, de deviner quelle figure elle pourra bien prendre, ne fût-ce que dans quelques années). Je ne crois pas non plus que la postérité soit pour l’écrivain une "illusion commode" – je crois qu’il en use, plutôt, sans y croire vraiment, comme d’un artifice de procédure pour maintenir son procès ouvert – un procès qu’il ne peut envisager de perdre : ainsi Jeanne d’Arc en appelait au pape et Luther au concile : sans excès de conviction, m’a-t-il toujours semblé. La vérité est qu’il y a probablement dans l’écrivain, à certains moments privilégiés où il tourne vers ce qu’il fait, un regard qui lui paraît naïvement intemporel, un fou qui sait, qui a raison contre tous les autres, présents ou futurs, et à qui la postérité même apparaît pour le juger sans justification suffisante. La postérité, avec ses goûts et ses jugements, ce n’est après tout que la littérature militante de demain – lui, dans ses moments, il est sur un autre plan : il s’intègre d’emblée à la littérature triomphante. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N5dR738qI/AAAAAAAAAHI/-a9pStXxR5U/s1600-h/gracq-signature.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N5dR738qI/AAAAAAAAAHI/-a9pStXxR5U/s320/gracq-signature.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148592342952309410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julien Gracq a publié dix-huit ouvrages, toujours chez le même éditeur &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/index.html"&gt;José Corti&lt;/a&gt;. En 1951, pour le « &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/rivage-des-syrtes.html"&gt;Rivage des Syrtes &lt;/a&gt;», il obtient le Prix Goncourt qu’il refuse, écœuré par un certain milieu mondain intellectuel qu'il caricature dans son pamphlet « &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/litterature-a-l-estomac.html"&gt;Littérature à l'estomac &lt;/a&gt;». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A son sujet, Claude Roy a écrit ceci : « &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/ecrivainssurgracq.html"&gt;Les romans qui ont donné à Gracq sa notoriété sont de beaux vaisseaux fantômes amarrés à la terre par un promeneur solitaire, les rêveries d’un flâneur de la nature dont l’art subtil est de nous faire croire à ses contes en les imprégnant de la brume qui baigne un littoral, de l’odeur d’herbe fanée des prairies de l’été, de la rumeur du vent qui fait bruire la forêt et des ininventables détails de la naturelle nature. Gracq appartient à cette précieuse espèce des écrivains qui écrivent les livres qu’ils ont envie de lire.&lt;/a&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus bel hommage qu’on puisse rendre à un écrivain, c’est de le lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Rivage-Syrtes-Julien-Gracq/dp/2714303595/ref=pd_bbs_sr_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1198750191&amp;sr=8-1"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N5sh738rI/AAAAAAAAAHQ/1mJiAE-Yo4Y/s1600-h/rivage-couv.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N5sh738rI/AAAAAAAAAHQ/1mJiAE-Yo4Y/s320/rivage-couv.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148592604945314482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8786222609932263027?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8786222609932263027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8786222609932263027' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8786222609932263027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8786222609932263027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/12/hommage-julien-gracq.html' title='Hommage à Julien Gracq'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3N4UR738pI/AAAAAAAAAHA/gt0I2yXvDKs/s72-c/swisstxt20071223_8563427_4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7622137747905306273</id><published>2007-12-26T14:48:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:31.446+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de gueule'/><title type='text'>Vincent Bolloré : mieux que René Bousquet !</title><content type='html'>Je me suis ouvert, dans ces mêmes colonnes, de mes profondes réticences à l’égard des inclinations « bling-bling » du président de la République, au risque de surprendre, voire de décevoir quelques-uns. Mais en ces temps troublés où il est facile de laisser croire que tout se vaut, il est nécessaire de se fixer une ligne de conduite et de demeurer fidèle à ses valeurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encourant le reproche d'être paradoxal, je m’étonne de lire certaines réactions aux conditions dans lesquelles se déroulent en Egypte les vacances de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3JdCR738oI/AAAAAAAAAG4/kfaYpstR0QM/s1600-h/3922210144-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-a-louxor.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3JdCR738oI/AAAAAAAAAG4/kfaYpstR0QM/s320/3922210144-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-a-louxor.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148279617793553026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel mal y a-t-il à emprunter un jet appartenant à un homme d’affaires ? Etait-ce mieux quand l’antépénultième chef de l’Etat, François Mitterrand réveillonnait au pays des Pharaons avec les moyens de la République ou qu’il logeait maîtresse en fille adultérine dans un palais national ? A tout prendre, et n’en déplaise à Monsieur Montebourg, je juge moins choquant d’être ami avec Vincent Bolloré qu’avec René Bousquet !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7622137747905306273?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7622137747905306273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7622137747905306273' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7622137747905306273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7622137747905306273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/12/vincent-bollor-mieux-que-ren-bousquet.html' title='Vincent Bolloré : mieux que René Bousquet !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R3JdCR738oI/AAAAAAAAAG4/kfaYpstR0QM/s72-c/3922210144-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-a-louxor.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4329860729171770774</id><published>2007-12-21T15:14:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:31.905+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de gueule'/><title type='text'>Une faute de goût</title><content type='html'>J’aime bien Monsieur Sarkozy. J’ai même, chacun le sait ici, voté pour lui au printemps dernier, au terme d’une campagne électorale à l’empathie de laquelle je me suis laissé aller. Pour cela, j’étais convaincu qu’il était l’homme idoine. En effet, ses rivaux les plus sérieux étaient une personne sur les compétences de laquelle les doutes les plus sérieux pouvaient être formés, Madame Royal, et un monsieur dont l’ambition personnelle est à ce point démesurée qu’elle atteint les rivages douteux du mysticisme autocentré, Monsieur Bayrou. Dans son propre camp, Monsieur Sarkozy n’avait que Monsieur de Villepin pour le contester sérieusement. C’est dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vLdh738mI/AAAAAAAAAGo/G-PhTc89L0k/s1600-h/3886421589.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vLdh738mI/AAAAAAAAAGo/G-PhTc89L0k/s320/3886421589.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146430707387069026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son élection, le président de la République a manifesté de belles qualités : beaucoup d’allant, une grande détermination, le souci de tenir la plupart de ses promesses de campagne. La composition de son gouvernement laisse un peu plus à désirer. Si le Premier ministre, François Fillon, est assurément un homme de très grande valeur dont les Français découvriront probablement après coup les éminentes qualités, je reste beaucoup plus sceptique sur cette soudaine inclination pour l’ouverture. Surtout quand elle semble devoir nous conduire à porter sur un pavois des individus tels que Messieurs Lang ou Dray dont j’espère bien qu’ils resteront chez eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vLDB738lI/AAAAAAAAAGg/uaqDGSyMzgE/s1600-h/sarkobruni2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vLDB738lI/AAAAAAAAAGg/uaqDGSyMzgE/s320/sarkobruni2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146430252120535634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Sarkozy a été élu pour faire des choses. Il en fait et c’est très bien. Pour cela, il rencontrera toujours la faveur de ceux qui l’ont placé là où il se trouve. Mais il devrait faire preuve de plus de retenue dans son comportement. Déjà, les quelques jours sur un yacht de luxe, au lendemain de son élection, avaient constitué aux yeux de beaucoup une faute de goût indéniable. Mais il ne lui en avait pas été tenu rigueur. D’une part pour la simple et bonne raison qu’il n’avait pas encore été investi de ses nouvelles fonctions ; parce que, d’autre part, cela n’était qu’un péché véniel à mettre sur le compte de l’euphorie du moment.&lt;br /&gt;En revanche, la dilection manifeste qu’il affiche pour la « starification » de la fonction n’est pas, disons-le tout net, franchement convenable. Il est permis d’attendre d’un président de la République qu’il incarne sa magistrature suprême et l’image de la France avec ce je ne sais quoi de dignité et d’élégance qui sont la marque des véritables grands de ce monde. Etre leur égal ou leur semblable ne consiste pas à mettre ses pas dans ceux des vedettes du show-business. &lt;br /&gt;Je n’ai rien contre Mademoiselle Bruni. Elle est indéniablement belle et talentueuse. Que Nicolas Sarkozy entretienne une liaison avec elle ne nous regarde pas et ne devrait intéresser personne. Que cette relation soit mise en scène, offerte au bon peuple, qu’elle donne lieu à force quolibets, à des étalages indécents sur les précédentes fréquentations de la belle Italienne et que l’on s’en goberge au comptoir de tous les cafés du commerce me navre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vMGh738nI/AAAAAAAAAGw/-gW70gf4i-c/s1600-h/CPS.HUJ06.201207135607.photo01.quicklook.default-245x160"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vMGh738nI/AAAAAAAAAGw/-gW70gf4i-c/s320/CPS.HUJ06.201207135607.photo01.quicklook.default-245x160" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146431411761705586" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A fortiori, qu’au lendemain de ces étalages assez vulgaires, et dont le plan média était parfaitement maîtrisé par l’Elysée, que Nicolas Sarkozy se rende au Vatican pour recevoir symboliquement des mains du Saint-Père la charge de Chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran, relève de la faute de goût et de l’absence de discernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la veille des fêtes de Noël, je vous souhaite de tout cœur de belles fêtes de Noël, dans la joie et, si vous avez cette chance, en famille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4329860729171770774?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4329860729171770774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4329860729171770774' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4329860729171770774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4329860729171770774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/12/une-faute-de-got.html' title='Une faute de goût'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2vLdh738mI/AAAAAAAAAGo/G-PhTc89L0k/s72-c/3886421589.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3556047131495072603</id><published>2007-12-13T17:44:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:32.343+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Yves de Kerdrel dans Le Figaro : "Ubu roi et Alice au pays des merveilles"</title><content type='html'>Chroniqueur et éditorialiste dans les colonnes du Figaro mais aussi aux Echos ou sur BFM, &lt;a href="http://www.liberationdelacroissance.fr/files/biographies/dekerdrely.pdf"&gt;Yves de Kerdrel &lt;/a&gt;est aussi membre de la &lt;a href="http://www.liberationdelacroissance.fr/index.php?membres"&gt;Commission Attali &lt;/a&gt;chargée par le président de la République de formuler des propositions en vue de « &lt;em&gt;libérer la croissance &lt;/em&gt;» française. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2Fl4pueAHI/AAAAAAAAAGY/BSXF8Fd3B7k/s1600-h/Yves%2520de%2520Kerdrel.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2Fl4pueAHI/AAAAAAAAAGY/BSXF8Fd3B7k/s320/Yves%2520de%2520Kerdrel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143504273381654642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Le Figaro du 11 décembre dernier, il apporte une contribution remarquable au débat sur le pouvoir d’achat qui, à juste titre, anime l’opinion publique française. Il est vrai que, sous l’effet conjugué d’une reprise de l’inflation grandement dissimulée par des indicateurs officiels tronqués mais réellement ressentie par les ménages, d’un renchérissement du coût de l’énergie et du logement allant de pair avec un gel global des salaires – mis à part de simples « glissements » - et essentiellement dû au passage aux 35 heures il y a dix ans, les Français ont le sentiment de vivre moins bien qu’auparavant et redoutent des lendemains dont ils n’espèrent plus grand chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement, à la tête d’un Etat qui n’en peut mais, dont le président de la République indique que ses « &lt;em&gt;caisses sont vides &lt;/em&gt;» et que le Premier ministre dit en « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; », tente très maladroitement de répondre aux attentes populaires. Bien sûr, il ne faut rien attendre ou presque du train de mesures annoncées il y a deux semaines par Nicolas Sarkozy. Tout simplement parce que, ne lui en déplaise, ce n’est pas à l’Etat de décréter la croissance ou le pouvoir d’achat. Tout au plus peut-il favoriser la création de richesses dans le pays et veiller à une répartition plus équitable de celles-ci. En ne voulant pas décevoir les Français, en se refusant à leur avouer son impuissance à les satisfaire à court terme, le président et ses ministres entretiennent une illusion et courent le risque d’avoir à faire face à une déception immense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2FjtJueAGI/AAAAAAAAAGQ/IRSzbR2hkRg/s1600-h/itf213084.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2FjtJueAGI/AAAAAAAAAGQ/IRSzbR2hkRg/s320/itf213084.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143501876789903458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ce débat que la chronique au Figaro d’Yves de Kerdrel est éclairante. &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/debats/2007/12/10/01005-20071210ARTFIG00604-monory-reviens-ils-sont-devenus-fous-.php"&gt;« &lt;em&gt;La nation s’est posée d’emblée comme la garante du pouvoir d’achat. Et aucun chef de l’État n’a eu le courage de dire que tel Ubu, le roi était nu, et que le pouvoir d’achat, c’était uniquement l’affaire de chacun. Bien sûr l’État pouvait y mettre un peu du sien en diminuant les impôts ou en allégeant certaines charges. Mais au lieu de dire la vérité, c’est-à-dire que le pouvoir d’achat, c’est uniquement une question de création de richesses, puis de juste répartition de richesses, et qu’en dehors de cela un ménage n’a pas à dépenser plus qu’il ne reçoit, l’État a continué d’entretenir la confusion. (…) En mélangeant des mesures catégorielles, des mesures sociales qui doivent encore être approuvées branche par branche et entreprise par entreprise, et puis une sorte de retour à une économie administrée, où les loyers sont encadrés, et où les grandes surfaces sont censées rendre au consommateur le fruit des marges excessives qu’elles encaissent depuis dix ans, voilà donc le problème du pouvoir d’achat réglé. Là ce n’est plus Ubu roi, mais Alice au pays des merveilles, puisqu’on distribue du pouvoir d’achat sans créer de richesses nouvelles. Ce qui signifie que quelqu’un ou quelques-uns payent et qui ne devraient pas être mis à contribution. Mais au fond peu importe… puisque les enquêtes d’opinion l’ont montré, toutes ces mesures sont largement approuvées. Les Français ont été élevés au lait nourricier d’un État encore florissant. Dès qu’il y a un problème quotidien, que ce soit celui des chiens méchants, de la hausse du prix du fioul, ou du poids des cartables, ils se tournent invariablement vers l’État, comme si seule la responsabilité collective pouvait être impliquée. Et la République compassionnelle se met en marche avec son cortège de déclarations, de projets de loi et de déplacements ministériels. &lt;/em&gt;»&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà magistralement décrit le mal français dans toute son étendue. Il n’est pas près d’être guéri !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3556047131495072603?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3556047131495072603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3556047131495072603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3556047131495072603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3556047131495072603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/12/yves-de-kerdrel-dans-le-figaro-ubu-roi.html' title='Yves de Kerdrel dans Le Figaro : &quot;Ubu roi et Alice au pays des merveilles&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R2Fl4pueAHI/AAAAAAAAAGY/BSXF8Fd3B7k/s72-c/Yves%2520de%2520Kerdrel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8435778831549005992</id><published>2007-12-10T11:44:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:32.714+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Philippe Claudel, Charles Dantzig, Zoé Valdés : impressions contrastées</title><content type='html'>Dans une précédente chronique, j’avais fait référence au dernier roman de &lt;strong&gt;Philippe Claudel&lt;/strong&gt;, « &lt;a href="http://www.amazon.fr/rapport-Brodeck-Prix-Goncourt-lycÃ©ens/dp/2234057736/ref=pd_bbs_sr_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1197283523&amp;sr=8-1"&gt;Le rapport de Brodeck &lt;/a&gt;» (Stock). Je veux y revenir plus complètement cette semaine tant ce livre est de ceux qui m’ont vraiment profondément marqué ces derniers mois. Il y a tout d’abord, chez Claudel, une écriture qui est celle d’un authentique écrivain qui cisèle une langue de belle facture. J’aime quand un auteur la pratique avec cet amour des mots et de la grammaire qui sont le socle de notre civilisation. « &lt;em&gt;La nuit avait jeté son manteau sur le village comme un roulier sa cape sur les restes de braises d’un feu de chemin. &lt;/em&gt;» Ou encore, « &lt;em&gt;Je me souviens d’avoir pensé que les yeux n’ont pas d’âge, et que l’on meurt avec ses yeux d’enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l’ont plus lâché.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10ZPZueACI/AAAAAAAAAFw/7PGD8mvmjWM/s1600-h/Claudel.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10ZPZueACI/AAAAAAAAAFw/7PGD8mvmjWM/s320/Claudel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142294101921497122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman se situe à une époque incertaine, dans un lieu incertain lui aussi. Les patois évoqués rappellent l’Europe centrale, l’horreur dont il est question tout au long du livre nous parle de la Shoah sans jamais la citer. Ce que nous dit ici Claudel ressortit à l’intemporel et au récurrent. En tout temps et en tout lieu, l’homme peut être bon comme mauvais, lâche souvent, sauvé par l’amour parfois. Il nous parle aussi des crimes collectifs, de la mauvaise conscience et de la culpabilité. On ne ressort pas indemne de la lecture du « &lt;strong&gt;Rapport de Brodeck &lt;/strong&gt;» mais le malaise n’efface pas l’éblouissement devant le talent de l’auteur qui jamais ne cède ni à la vulgarité ni à l’exhibitionnisme pourtant à la mode. Et il est plaisant de voir un écrivain qui pourrait avoir tout d’un classique rencontrer le succès. C’est un signe que la littérature française dispose encore de beaux jours devant elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, je dois à l’honnêteté de dire un peu de mal d’un écrivain dont je ne devrais dire que du bien, d’autant plus qu’il est Tarbais. Au demeurant, foin de retenue tant dans son « &lt;strong&gt;Dictionnaire égoïste de la littérature française &lt;/strong&gt;», Charles Dantzig écrit de vilaines choses sur la ville dont il est originaire. Son « &lt;a href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss_b?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&amp;url=search-alias%3Dstripbooks&amp;field-keywords=je+m%27appelle+fran%E7ois&amp;Go.x=8&amp;Go.y=3"&gt;Je m’appelle François&lt;/a&gt; » (Grasset), paru cette saison, m’est tombé des mains… d’ennui. A force de vouloir trop en faire, certains écrivains m’agacent et me lassent. Ce fut son cas. Tant pis. Mais je vous avoue que je n’aime pas ne pas aimer un livre, c’est comme une promesse non tenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10e-JueADI/AAAAAAAAAF4/sMYMfMWy3V8/s1600-h/dantzig.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10e-JueADI/AAAAAAAAAF4/sMYMfMWy3V8/s320/dantzig.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142300402638520370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;a href="http://www.amazon.fr/LÃ©ternitÃ©-linstant-ZoÃ©-ValdÃ©s/dp/2070776824/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1197285163&amp;sr=1-1"&gt;L’éternité de l’instant &lt;/a&gt;» de Zoé Valdés (Gallimard) est au contraire une véritable merveille. La poétesse, romancière et scénariste cubaine, qui vit à Paris depuis qu’elle est interdite de séjour dans son pays, a publié cette année le récit délicat, troublant et sensuel des origines de sa propre famille. De la Chine d’avant Mao à Cuba d’après Castro, ce roman nous emmène loin, très loin. « &lt;em&gt;Même le voyage le plus long commence par un seul pas. (…) Ce moment dura une seconde de grande perturbation, mais aussi de grand courage et d’intensité. Et cette seconde dure encore dans mon âme, elle est arrivée jusqu’à aujourd’hui. C’est l’éternité de cet instant qui me maintient vivant.&lt;/em&gt; » Nous devons la version française à Albert Bensoussan, le traducteur de Mario Vargas-Llosa également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10feJueAEI/AAAAAAAAAGA/bo5onGCVniY/s1600-h/vald%C3%A8s.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10feJueAEI/AAAAAAAAAGA/bo5onGCVniY/s320/vald%C3%A8s.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142300952394334274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime l’idée que vous offrirez peut-être un de ces livres, même celui avec lequel je me suis ennuyé. Il faut offrir des livres, c’est ce qui nous sauve de la barbarie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8435778831549005992?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8435778831549005992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8435778831549005992' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8435778831549005992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8435778831549005992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/12/philippe-claudel-charles-dantzig-zo.html' title='Philippe Claudel, Charles Dantzig, Zoé Valdés : impressions contrastées'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R10ZPZueACI/AAAAAAAAAFw/7PGD8mvmjWM/s72-c/Claudel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-1839755077676796190</id><published>2007-12-07T15:27:00.000+01:00</published><updated>2007-12-07T16:37:08.197+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Un métier à risques...</title><content type='html'>Ce n'est guère l'usage ici mais, pour une fois, je vous propose une vidéo un peu idiote mais tellement drôle... Comment la trouvez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/3Gp7xBlNQCeIfq1lf"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/3Gp7xBlNQCeIfq1lf" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x3ox95_fonctionnairefrancaise_fun"&gt;Fonctionnairefrançaise&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/papydiaz"&gt;papydiaz&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-1839755077676796190?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/1839755077676796190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=1839755077676796190' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1839755077676796190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1839755077676796190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/12/un-mtier-risques.html' title='Un métier à risques...'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6141172913014978562</id><published>2007-11-20T13:42:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:32.972+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>"Voleurs de feu : moments de grâce dans la littérature française", sous la direction de Jean-Pierre Guéno</title><content type='html'>Alors que sont distribués les prix littéraires de la saison, que s’approchent les fêtes de fin d’année, il est grand temps de penser aux ouvrages que l’on appelle communément les « beaux-livres » et qui enrichissent nos bibliothèques. On trouve dans cette catégorie toute une théorie d’albums de photographies, de catalogues d’expositions, de livres d’art ou de voyage. Cette semaine, je voudrais vous donner l’envie de lire et d’offrir le magnifique ouvrage intitulé « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Voleurs-feu-Moments-litt%C3%A9rature-fran%C3%A7aise/dp/2081206730"&gt;Voleurs de feu &lt;/a&gt;» et que publie &lt;strong&gt;Flammarion&lt;/strong&gt;, en collaboration avec &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/divers/boutique/accueil/"&gt;Radio France&lt;/a&gt;. Réalisé sous la direction de &lt;strong&gt;Jean-Pierre Guéno&lt;/strong&gt;, historien et éditeur, ce livre somptueux regroupe quatre-vingt textes de la littérature française, chacun accompagné d’une notice sur l’auteur et de la reproduction de son manuscrit original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassemblés autour de cinq thèmes, « &lt;strong&gt;Vivre&lt;/strong&gt; », « &lt;strong&gt;Etre&lt;/strong&gt; », « &lt;strong&gt;Aimer&lt;/strong&gt; », « &lt;strong&gt;Voir&lt;/strong&gt; », « &lt;strong&gt;Perdre&lt;/strong&gt; », « &lt;strong&gt;Trouver&lt;/strong&gt; », ces « &lt;em&gt;moments de grâce  dans la littérature française&lt;/em&gt; » offre une promenade tour à tour savoureuse, émouvante ou édifiante de la culture dans ce qu’elle offre de plus beau. &lt;strong&gt;Pascal, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, Flaubert, Baudelaire, Maupassant, Zola, Proust, Claudel, Aragon, Camus, Céline, Prévert, Yourcenar, Duras, Enthoven…&lt;/strong&gt; « &lt;em&gt;autant de fulgurances qui immortalisent l’instant de la création&lt;/em&gt;. » Dans sa correspondance passionnée avec &lt;strong&gt;Louise Colet&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Flaubert&lt;/strong&gt; écrit à sa maîtresse et confidente que « &lt;em&gt;c’est une délicieuse chose que d’écrire.&lt;/em&gt; » C’est aussi une bien belle chose que de frotter son âme à celle de ces créateurs dont un des auteurs du livre, &lt;strong&gt;Pascal Marchetti-Leca&lt;/strong&gt;, nous rappelle la dimension prométhéenne. « &lt;em&gt;Voleurs d’un feu auquel on se consume avec délice, voleurs de cendres qui se déploient en étincelles de rédemption, tous ont ouvert un chemin.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R0LYmlqsNkI/AAAAAAAAAFo/5ChJj_eq-yc/s1600-h/51tR1X3T6uL._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R0LYmlqsNkI/AAAAAAAAAFo/5ChJj_eq-yc/s320/51tR1X3T6uL._AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134904682613585474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous les suivons, pauvres mortels que nous sommes, sur ces chemins pavés de mots, de phrases et de strophes.  Je ne résiste pas au désir de cette si belle description de &lt;strong&gt;Malraux&lt;/strong&gt; par &lt;strong&gt;Louise de Vilmorin &lt;/strong&gt;: « &lt;em&gt;André a toujours un doigt pointé vers le ciel pour essayer d’attraper un fil de la barbe de Dieu !&lt;/em&gt; » Attraper un fil de la barbe de Dieu !, voilà ce que tous ces voleurs de feu ne cessent de poursuivre comme but dans toutes leurs entreprises de création littéraire. Même les plus agnostiques d’entre eux ne peuvent échapper à la démonstration à l’évidence de laquelle ils ont contribué : l’art en général et le plus abstrait d’entre eux, la littérature, nous renvoient l’image d’une création d’où le sacré ne peut être exclu. Je ne sais si &lt;strong&gt;Jean-Pierre Guéno &lt;/strong&gt;et son équipe rejoindraient mon interprétation spirituelle de la littérature mais la préface du directeur des &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/divers/boutique/accueil/"&gt;Editions de Radio France&lt;/a&gt; me conforte dans ma foi : « &lt;em&gt;Ces textes qui foudroient parlent de vie ou de mort, d’amour ou de révolte, d’espérance ou de désespoir, de grâce ou de détresse. Ils nous rapprochent un peu des étoiles. (…) Qu’entend-on par fulguration ? Un mouvement, un frisson simultané de l’âme, du cœur et de l’esprit, un moment de grâce ou de disgrâce, qui pourrait rester sans voix, qui s’empare d’un écrivain et s’exprime pourtant à travers ses mots.&lt;/em&gt; » Il y a quelque chose de surhumain et d’irréductible dans l’acte d’écrire qui s’impose à l’écrivain et qui le transcende. Cet album, « &lt;strong&gt;Voleurs de feu &lt;/strong&gt;», en apporte le plus magnifique et la plus fascinante illustration. Ce livre jouit d’une présentation très soignée, digne des plus grands éloges, qui en fait un cadeau de très haute tenue pour amateurs éclairés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6141172913014978562?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6141172913014978562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6141172913014978562' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6141172913014978562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6141172913014978562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/11/voleurs-de-feu-moments-de-grce-dans-la.html' title='&quot;Voleurs de feu : moments de grâce dans la littérature française&quot;, sous la direction de Jean-Pierre Guéno'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/R0LYmlqsNkI/AAAAAAAAAFo/5ChJj_eq-yc/s72-c/51tR1X3T6uL._AA240_' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8044435575177305232</id><published>2007-11-09T11:14:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:33.135+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>François Fillon sur Europe 1</title><content type='html'>A un journaliste qui, dans les coulisses d’Europe 1 , interrogeait &lt;strong&gt;François Fillon &lt;/strong&gt;pour savoir s’il ne lui arrivait pas quelques fois d’avoir lui-même envie d’aller partout où va le président de la République, le Premier ministre répond, dans un sourire : « &lt;em&gt;La réponse est double. Une fois sur deux, j’ai envie d’y aller moi-même et c’est trop tard ! Ce qui était le cas des pêcheurs. Et puis souvent le problème c’est que lui ne veut pas.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="200" height="166"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/6VSeEH9eRozg4o7vF"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/6VSeEH9eRozg4o7vF" type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="166" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x3f7rb_fillon-dans-les-coulisses-deurope-1_news"&gt;Fillon dans les coulisses d&amp;#039;Europe 1&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Customtaro"&gt;Customtaro&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut tirer deux enseignements de cette réponse matutinale du chef du gouvernement. Le premier tient à la disparition de plus en plus flagrante de tout espace de confidentialité dans le monde médiatique. Le Premier ministre vient un matin répondre aux questions du journaliste vedette d’une radio périphérique et, l’après-midi même, sur le site Internet de cette station, une vidéo dévoile ses confidences « off ». Le second ressortit à la difficulté énorme que doit représenter le fait d’être le Premier ministre de &lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/strong&gt;. Seul &lt;strong&gt;François Fillon &lt;/strong&gt;pouvait l’être. D’une part parce que, durant la campagne et dans son propre livre, il a théorisé l’effacement de la fonction. D’autre part parce qu’il a cette forme de détachement et de fausse désinvolture, dans une apparente modestie distanciée, très smart dans le style et qui est le plus souvent la marque des véritables intelligences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RzQzivS02aI/AAAAAAAAAFg/dsk_ab13BEM/s1600-h/4122400331-avec-sarkozy-on-forme-une-equipe-extremement-soudee-dit-fillon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RzQzivS02aI/AAAAAAAAAFg/dsk_ab13BEM/s320/4122400331-avec-sarkozy-on-forme-une-equipe-extremement-soudee-dit-fillon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130782547385833890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’attelage de l’exécutif français pourrait être balzacien. Il ressemble en fait à un sommet américano-britannique. &lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy &lt;/strong&gt;arbore l’allant et la voracité de parvenu d’un businessman américain tandis que &lt;strong&gt;François F&lt;/strong&gt;illon campe le personnage d’un gentleman britannique. C’est Berkeley contre Eton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les Français, qui se disent anti-américains alors qu’ils consomment de plus en plus de films et de séries télévisées made in USA, et dont ils rêvent d’adopter le mode de vie, a-do-rent littéralement leur « french yankee » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa dernière sortie au Tchad en fait le « Jack Bauer » de la diplomatie alors que &lt;strong&gt;François Fillon &lt;/strong&gt;semble aller prendre le thé chez Miss Marple !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier sondage est éloquent. Alors que &lt;strong&gt;Fillon&lt;/strong&gt; dévisse, &lt;strong&gt;Sarkozy &lt;/strong&gt;serait élu avec 55 % des voix si les élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui. Il améliore son score au premier comme au second tour, selon le sondage publié le week-end dernier par le &lt;a href="http://www.jdd.fr"&gt;Journal du Dimanche&lt;/a&gt;, six mois après l’élection présidentielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il reste le plus dur à accomplir : il ne s’agit pas de sauver en 24 heures le monde d’une attaque terroriste comme le fait généralement Jack Bauer. Nous sommes dans la « vraie vie » : il faut redresser la France. &lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy &lt;/strong&gt;dispose de deux atouts formidables : il a l’énergie nécessaire pour tenter de tout régler en une seule journée et, en fait, il lui reste quatre ans et demi pour y parvenir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8044435575177305232?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8044435575177305232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8044435575177305232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8044435575177305232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8044435575177305232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/11/franois-fillon-sur-europe-1.html' title='François Fillon sur Europe 1'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RzQzivS02aI/AAAAAAAAAFg/dsk_ab13BEM/s72-c/4122400331-avec-sarkozy-on-forme-une-equipe-extremement-soudee-dit-fillon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4437754060873846796</id><published>2007-11-02T13:53:00.007+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:33.707+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Simone Veil : "une vie"</title><content type='html'>Jamais je ne vous ai ici entretenu d’un livre que je n’eusse point lu préalablement. Alors, comme la force d’une règle ne se juge que par sa capacité à être transgressée, je vais enfreindre cet interdit que ma conscience oppose généralement aux tentations de la paresse. Mais ici foin de facilité car, une fois l’ouvrage lu, je n’imagine pas renoncer à en faire la chronique dans ces colonnes tant sa parution me touche avant même de l’avoir découvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux marches de ses quatre-vingt ans, &lt;strong&gt;Simone Veil &lt;/strong&gt;vient de publier chez Stock ses mémoires, intitulés « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Une-vie-Simone-Veil/dp/2234058171/ref=sr_1_1/171-5460694-2866622?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1194008176&amp;sr=1-1"&gt;Une vie &lt;/a&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RyseyCpEBXI/AAAAAAAAAFQ/CGNRHGQmN5w/s1600-h/41ZA1rE2mDL._AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RyseyCpEBXI/AAAAAAAAAFQ/CGNRHGQmN5w/s320/41ZA1rE2mDL._AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128226445742835058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Simone Veil &lt;/strong&gt;est probablement la personnalité politique française la plus aimée et la plus respectée dans le pays. Elle le doit à une vie exemplaire faite de courage, de dignité et d’indéfectible élégance morale. &lt;strong&gt;Madame Veil &lt;/strong&gt;est une grande dame et grâce doit être rendue à &lt;strong&gt;Valéry Giscard d’Estaing &lt;/strong&gt;de lui avoir donné l’occasion de servir la France et d’avoir su si bien incarner une haute et exigeante conception de l’engagement public. Cet exemple est d’autant plus éloquent que la mode semble être désormais à la pensée confuse et au verbe approximatif, sésames maintenant suffisants pour accéder au ministère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RysfTypEBYI/AAAAAAAAAFY/XvalGdONFQs/s1600-h/1605-7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RysfTypEBYI/AAAAAAAAAFY/XvalGdONFQs/s320/1605-7.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128227025563420034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où La Montagne sera dans vos kiosques ou vos boîtes à lettres, « Une vie » de Simone Veil sera sur la table de votre libraire. Empressez-vous d’en faire l’emplette. Je n’en ai lu, comme vous peut-être, que quelques bonnes feuilles dans la presse magazine et j’ai écouté &lt;strong&gt;Madame Veil &lt;/strong&gt;répondre à quelques interviews. La dernière, &lt;a href="http://www.europe1.fr/informations/chronique-t2.jsp?auteur=5&amp;idboitier=758334"&gt;sur l’antenne d’Europe 1, au micro de Jean-Pierre Elkabbach&lt;/a&gt;, était émouvante. Dans les premières minutes de l’entretien, elle évoquait son arrestation, la déportation à Drancy puis Auschwitz-Birkenau, l’arrivée et la survie dans ce camp de la mort. Nous avons tous lu de tels témoignages (Primo Levi, « Si c’est un homme », Semprun « L’écriture ou la vie », me viennent à l’esprit). Aucun de ceux-là ne peut nous laisser indifférent. Ils nous rappellent combien la vie, qui est un don, peut parfois devenir tout simplement inhumaine par la rage destructrice qui anime certains. Nous sommes alors tous les débiteurs de ceux qui souffrent et endurent de telles choses. Y compris ceux d’entre nous qui ne sommes coupables de rien parce que nous sommes tous responsables de ce que devient le monde, à notre infime échelle de responsabilité individuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà aussi pourquoi j’ai envie de lire « &lt;strong&gt;Une vie &lt;/strong&gt;» de &lt;strong&gt;Simone Veil &lt;/strong&gt;et pourquoi je vous invite à le faire. J’y reviendrai dans quelques semaines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’évoquerai aussi le très beau livre de &lt;strong&gt;Philippe Claudel&lt;/strong&gt;, « &lt;strong&gt;Le rapport de Brobeck&lt;/strong&gt; » (Stock). On le cite souvent comme susceptible de recevoir un des prestigieux prix littéraires de l’automne. Ce serait mérité tant &lt;strong&gt;Philippe Claudel &lt;/strong&gt;a signé un roman bouleversant, dérangeant et tellement bien écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.europe1.fr/politique/videos/758347/Jean-Pierre-Elkabbach-recoit-L-interview-de-Simone-Veil.html"&gt;Interview de Simone Veil sur Europe 1&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4437754060873846796?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4437754060873846796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4437754060873846796' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4437754060873846796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4437754060873846796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/11/jamais-je-ne-vous-ai-ici-entretenu-dun_9011.html' title='Simone Veil : &quot;une vie&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RyseyCpEBXI/AAAAAAAAAFQ/CGNRHGQmN5w/s72-c/41ZA1rE2mDL._AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-9056142660695846356</id><published>2007-10-22T18:29:00.001+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:33.875+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>François-Xavier Brunet : "Un songe d'or et de fumée"</title><content type='html'>Un homme fuit sa vie pour mieux renaître à une autre. Etienne Santini en fait peu à peu sa devise, lui qui devient François Meursault au fil des pages, criminel traqué malgré lui puis écrivain... malgré lui. Ce récit commence comme un polar ancré dans le sud-ouest, mêlant souvenirs érotiques et intrigue complexe. Mais il se transforme peu à peu en réflexion sur la littérature et l’inspiration, le livre devient « le parcours d’un possédé » qui finit par se rendre à la raison. Au creux des pages, des figures et des courbes de femmes apparaissent, en rêve ou en réalité. Et Nuria, la femme au double visage, mystérieuse et dominatrice, revêt son habit de muse moderne, libre et exigeante. Laissez-vous porter par le parfum d’aventure et de plaisir, une aventure de la chair et des mots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idAuteur=2034#edit"&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/upload/ouvrages/textes/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s1600-h/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s320/2748121902-frontcover.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095526916923164258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le point de vue de l'éditeu&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;r :&lt;strong&gt;Auteur à suivre.&lt;/strong&gt; D'une écriture précise et fluide, élégante sans être savante, l'auteur entraîne le lecteur dans les méandres d'une intrigue complexe où la haute finance croise les arcanes du pouvoir. Le héros narrateur, un universitaire toulousain auteur de polars érotiques à ses heures, se retrouve ainsi comme en prise directe avec ces univers qu'il a déclinés au long de ses romans... &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commander ce livre : &lt;a href="http://www.amazon.fr/songe-dor-fumÃ©e-FranÃ§ois-Xavier-Brunet/dp/2748121902/ref=sr_1_1/402-8373949-0522553?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1186395253&amp;sr=8-1"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-9056142660695846356?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/9056142660695846356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=9056142660695846356' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9056142660695846356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9056142660695846356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/10/franois-xavier-brunet-un-songe-dor-et.html' title='François-Xavier Brunet : &quot;Un songe d&apos;or et de fumée&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s72-c/2748121902-frontcover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3987325226819977130</id><published>2007-10-19T12:24:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:34.164+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Régimes spéciaux : baroud d'honneur ?</title><content type='html'>Le mouvement de grève engagé par les différents syndicats des principales sociétés publiques, plus particulièrement dans les transports en commun de voyageurs par le rail ou des grandes agglomérations, sera-t-il le baroud d’honneur d’une caste statutaire qui, seule au monde, refuse de prendre sa part du changement ? L’histoire immédiate ne tardera pas à nous le dire. Pour autant, il y a fort peu à parier que le scénario de 1995 se renouvelle à l’identique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RxiGVnfQ2VI/AAAAAAAAAFA/6hQAUoCA5LM/s1600-h/381557.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RxiGVnfQ2VI/AAAAAAAAAFA/6hQAUoCA5LM/s320/381557.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122992282069424466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, depuis douze ans, bien de l’eau a coulé sous les ponts de France et de Navarre. Les Français ont depuis lors parfaitement compris que l’évolution économique et démographique impose de prendre des dispositions rigoureuses pour avoir une chance de préserver le système de retraites par répartition. L’adoption, sans trop de douleurs de la loi Fillon en 2003, a très largement contribué à cette prise de conscience. De plus, de rapports en déclarations publiques, nos concitoyens ont très nettement pris conscience que l’Etat-providence hérité des Trente Glorieuses vit très largement au-dessus de ses moyens. A cet égard, la récente embardée corse de François Fillon sur la « faillite » n’a choqué que ceux qui estiment avoir des comptes à rendre des gestions passées et qui aimeraient bien s’en exonérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.u-m-p.org/petitions/regimes-speciaux-07-09-21/index.php?"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RxiGx3fQ2WI/AAAAAAAAAFI/3x0wfRws3sY/s1600-h/file_277178_46422.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RxiGx3fQ2WI/AAAAAAAAAFI/3x0wfRws3sY/s320/file_277178_46422.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122992767400728930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, la situation politique n’est pas comparable à celle qui présida à la reculade de 1995. D’abord, le soutien populaire n’est pas du côté des grévistes et cela n’est pas rien. S’il devait s’inscrire dans la durée, ce mouvement social se heurterait à l’hostilité des Français, et notamment de ceux qui sont pris en otage. Ensuite, Nicolas Sarkozy n’est pas Jacques Chirac. Non seulement en raison des tempéraments dissemblables des deux hommes, mais aussi parce que le premier a été élu en annonçant cette mesure et que le second avait été élu en prônant une politique radicalement différente de celle qu’il tenta de mener à partir de l’automne 1995. Enfin, l’actuel président ne donne pas dans les atermoiements comme son prédécesseur qui ne détestait rien autant que le risque d’être contesté dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a trop longtemps souffert de l’incapacité de ses dirigeants à accepter le risque de l’impopularité au nom de l’intérêt général. Attendons Nicolas Sarkozy au pied du mur de ses engagements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter cependant que le degré de blocage des transports publics cette fin de semaine permettra de mesurer l’ardente nécessité d’instaurer un véritable service minimum en cas de grève dans les services publics et combien les dispositions prises cet été sont insuffisantes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3987325226819977130?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3987325226819977130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3987325226819977130' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3987325226819977130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3987325226819977130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/10/rgimes-spciaux-baroud-dhonneur.html' title='Régimes spéciaux : baroud d&apos;honneur ?'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RxiGVnfQ2VI/AAAAAAAAAFA/6hQAUoCA5LM/s72-c/381557.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3093837771574326749</id><published>2007-10-15T08:49:00.000+02:00</published><updated>2007-10-15T08:51:57.284+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Immigration : la guerre des mots</title><content type='html'>La guerre des mots. Ou plutôt des gros mots. C’est peu de dire que le débat politique vole en rase-mottes. A l’origine de cette débauche de bêtise et de vulgarité, l’amendement Mariani au projet de loi sur l’immigration. Ce texte législatif vise notamment à diminuer «&lt;em&gt;l’immigration familiale&lt;/em&gt;» en la rendant plus difficile. Les candidats au regroupement seront en effet soumis à un certain nombre de critères, parmi lesquels la maîtrise de la langue, le niveau de ressources de l’accueillant ou la signature d’un «&lt;em&gt;contrat d’accueil et d’intégration&lt;/em&gt;». L’amendement présenté par le député UMP Thierry Mariani propose la possibilité pour un candidat au regroupement familial de pratiquer des tests ADN pour prouver ses liens familiaux. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat d’autant plus que cela se pratique dans une douzaine de pays de l’Union européenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il eût été loisible que s’ouvrît un débat sur l’opportunité de cette mesure, sur le rapport coût politique sur avantages réels d’une mesure symbolique. Mais le climat est trop détestable pour le permettre. Les ornithorynques de la gauche, relayés par les aigris de la droite, ont eu recours à un registre poisseux pour disqualifier leurs adversaires et les accuser d’atteintes aux libertés publiques, quand ce n’est pas à la dignité humaine ! En hurlant au retour de Vichy, les protestataires interdisent tout débat dès lors que celui qui n’est pas d’accord avec eux est forcément un rejeton du nazisme. Cela s’appelle un procès stalinien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comme à l’accoutumée dans ce genre de circonstance excessive, les paroles dépassent la mesure du raisonnable. N’en pouvant mais, François Fillon, au Conseil national de l’UMP, estime que les polémiques entourant cet amendement ont « &lt;em&gt;grossi jusqu’au ridicule un détail &lt;/em&gt;» pour masquer finalement « &lt;em&gt;l’essentiel&lt;/em&gt; » du projet. Dès lors, personne ne s’est intéressé à ce que le Premier ministre pouvait bien considérer comme essentiel puisqu’il avait osé (quelle honte !) prononcer un des mots les plus courants de la langue française que Jean-Marie Le Pen avait utilisé à mauvais escient il y a vingt ans et plus. Le bannissement du discours public de tout le vocabulaire, même le plus usuel, du leader du FN ouvre des perspectives insondables. Je propose que des lexicologues se penchent sans tarder sur tout ce qu’à pu dire Le Pen depuis cinquante ans qu’il fait de la politique pour que l’on sache les rares mots qu’il est encore possible d’employer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour achever d’écœurer le chaland, Fadela Amara, secrétaire d’Etat d’ouverture, a qualifié de « &lt;em&gt;dégueulasse d’instrumentaliser l’immigration avec les tests ADN.&lt;/em&gt; » Chacun appréciera un propos qui souligne la distinction naturelle de cette sommité ministérielle. A noter également l’échange ordurier entre Henri Guaino et Bernard-Henri Lévy : à l’écrivain en chemise blanche qui a déclaré que « &lt;em&gt;le mec qui écrit les discours de Sarkozy est un raciste d’inspiration maurrassienne&lt;/em&gt; », le conseiller spécial du président de la République a répliqué en disant « &lt;em&gt;Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Des crétins y en a toujours eu. &lt;/em&gt;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élégance n’est décidément pas à la mode cet automne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3093837771574326749?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3093837771574326749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3093837771574326749' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3093837771574326749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3093837771574326749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/10/immigration-la-guerre-des-mots.html' title='Immigration : la guerre des mots'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-218352462998780384</id><published>2007-10-08T12:17:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:34.293+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de gueule'/><title type='text'>Un Monet victime d'un acte de vandalisme au musée d'Orsay</title><content type='html'>"&lt;em&gt;Alors que la Nuit blanche battait son plein à Paris, dans la nuit de samedi à dimanche, un groupe de personnes a forcé une porte du musée d’Orsay, alors fermé, et a dégradé "Le pont d'Argenteuil", un des paysages préféré de Monet. Le tableau, réalisé en 1874, a été "sévèrement endommagé", selon le ministère de la Culture, qui parle d’une déchirure "sur au moins 10 centimètres&lt;/em&gt;"". (source Le Figaro)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwoEEf1NiwI/AAAAAAAAAE4/alSXX2uH-Y0/s1600-h/20071007.WWW000000060_31362_3"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwoEEf1NiwI/AAAAAAAAAE4/alSXX2uH-Y0/s320/20071007.WWW000000060_31362_3" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118908401770662658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En marge d'une manifestation festive et culturelle, que des jeunes gens, dont l'état d'ébriété n'excuse rien, songent à s'introduire dans un musée pour s'y rendre coupables de déprédations sur une oeuvre d'art, fait froid dans le dos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers un retour d'une forme de barbarie ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-218352462998780384?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/218352462998780384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=218352462998780384' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/218352462998780384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/218352462998780384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/10/un-monet-victime-dun-acte-de-vandalisme.html' title='Un Monet victime d&apos;un acte de vandalisme au musée d&apos;Orsay'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwoEEf1NiwI/AAAAAAAAAE4/alSXX2uH-Y0/s72-c/20071007.WWW000000060_31362_3' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3699601063224743403</id><published>2007-10-03T00:42:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:34.769+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Turquie : "Manuels scolaires : détournements et contournements" (Etienne Copeaux)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Etienne Copeaux &lt;/strong&gt;est professeur d’histoire dans le secondaire mais aussi chercheur associé au &lt;a href="http://www.gremmo.mom.fr/"&gt;GREMMO (Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient)&lt;/a&gt; à l’université de Lyon. Chargé également de cours à l’université de Galatasaray à Istanbul, il est un spécialiste de la Turquie dont il a notamment analysé l’instrumentalisation de l’histoire aux fins de satisfaire aux objectifs politiques du nationalisme turc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’article intitulé « &lt;a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=OUTE&amp;ID_NUMPUBLIE=OUTE_010&amp;ID_ARTICLE=OUTE_010_0157"&gt;Manuels scolaires : détournements et contournements &lt;/a&gt;» est présenté par son auteur comme une contribution à la critique du « &lt;em&gt;dévoiement de l’histoire par le nationalisme&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout procède de la fondation de la République turque au lendemain de l’effondrement de l’empire ottoman et de la bataille des Dardanelles. &lt;strong&gt;Mustapha Kemal Atatürk&lt;/strong&gt;, fondateur de la Turquie moderne, ne se contente pas de la fondation d’un nouvel Etat ; il entreprend de graver son histoire dans le marbre de son idéologie nationaliste. Cette « &lt;em&gt;réforme de l’histoire &lt;/em&gt;», plus connue sous le nom des « &lt;em&gt;thèses d’histoire &lt;/em&gt;», est accompagnée de son corollaire institutionnel : un monopole d’Etat sur la recherche historique. Nous sommes en 1931 et l’institution publique en charge d’écrire l’histoire publie une collection de manuels scolaires qui formatent véritablement les esprits et la culture des jeunes Turcs. Cette « &lt;em&gt;réforme de l’histoire &lt;/em&gt;» est approuvée et confirmée par un Congrès d’histoire turque qui se tient en 1932 et dont &lt;strong&gt;Etienne Copeaux &lt;/strong&gt;souligne « &lt;em&gt;l’esprit presque stalinien&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwLLaP1NiuI/AAAAAAAAAEo/X7Fo73F0mA4/s1600-h/General_Mustafa_Kemal.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwLLaP1NiuI/AAAAAAAAAEo/X7Fo73F0mA4/s320/General_Mustafa_Kemal.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116875778433059554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans retracer ici ni les grandes étapes historiques de ce récit officiel du passé turc ni les fondements traditionnels de celui-ci, différents facteurs justifient cette attitude dogmatique. Ils sont intimement liés aux conditions historiques de la fondation du nouvel Etat turc. Il se construit comme étant d’abord musulman, par opposition aux Grecs et aux Arméniens. Puis l’Etat laïque est proclamé pour substituer à l’islam l’idée d’une race turque supérieure fondée aux confins de l’Asie. Confrontée au « &lt;em&gt;philhellénisme&lt;/em&gt; » occidental et à la nécessité de reconstruire un idéal national, après l’effondrement de l’Empire et l’occupation de l’ouest de l’Anatolie par les Grecs, la Turquie de la « &lt;em&gt;réforme historique &lt;/em&gt;» de 1931 tourne le dos à l’européocentrisme pour privilégier un passé plus asiatique dont le récit, au sujet duquel &lt;strong&gt;E. Copeaux &lt;/strong&gt;reconnaît qu’il n’est pas seulement fait de fantaisie, relève tout de même de l’idéologie voire de la mythologie politique. L’ambition de &lt;strong&gt;Mustapha Kemal &lt;/strong&gt;est d’offrir à son peuple un passé glorieux pour nourrir la fierté nationale. Mais la dérive est toujours proche de ce type d’attitude et, ici, la limite est vite trouvée car le récit historique officiel ne s’étend pas au-delà de 1938, c’est-à-dire au-delà de la mort d’&lt;strong&gt;Atatürk&lt;/strong&gt; lui-même. &lt;strong&gt;Etienne Copeaux &lt;/strong&gt;écrit : « &lt;em&gt;Ce qui n’était qu’une circonstance des années trente est devenu téléologie ; l’histoire des Turcs aboutit à Atatürk et s’arrête avec lui.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la deuxième moitié du XXème siècle, deux évolutions apparaissent. L’une, en réaction, ouvre la voie à une approche « &lt;em&gt;humaniste&lt;/em&gt; » qui réserve une meilleure part à l’Antiquité classique. Mais elle fera long feu. L’autre, en contre-réaction, établit ce que l’auteur de l’article étudié qualifie de « &lt;em&gt;synthèse turco-islamique.&lt;/em&gt; » L’islam est « &lt;em&gt;la&lt;/em&gt; » religion des Turcs et constitue l’élément dominant de leur personnalité nationale. Mais l’idéologie kémaliste n’est pas abandonnée : c’est la supériorité fondamentale des Turcs qui sauve leur religion de la décadence. Cette synthèse doctrinale est servie par le coup d’Etat militaire de 1980 qui l’utilise comme outil de résistance au communisme. Le kémalisme demeure donc et se retrouve dans une historiographie à finalité idéologique fondée sur des événements et des héros consensuels. La figure du grand homme de l’histoire turque contemporaine est la référence constante du discours proposé à la mémoire collective nationale. Il est présenté ou cité à travers cinq périodes fondatrices : les migrations de l’Asie intérieure, la civilisation de l’Orkhan, les premiers sultanats turco-musulmans, la bataille de Mantzikert, celle des Dardanelles. Il est intéressant de noter ici que ce récit, qualifié par &lt;strong&gt;E. Copeaux &lt;/strong&gt;de « &lt;em&gt;récit ethnique &lt;/em&gt;», se lit d’est en ouest et offre une grille d’interprétation de l’inclination turque pour l’Europe, étant entendu qu’elle est considérée comme procédant dans sa modernité de l’influence turque. A ce « &lt;em&gt;récit ethnique&lt;/em&gt; », celui de la « &lt;em&gt;famille&lt;/em&gt; », l’auteur agrège celui de la « &lt;em&gt;belle-famille &lt;/em&gt;», la Turquie actuelle et anatolienne, et celui de la « &lt;em&gt;famille d’adoption &lt;/em&gt;», le monde arabo-musulman. L’un ou l’autre de ces passés est mis en exergue en fonction des besoins politiques du moment. Cela se retrouve sur la cartographie officielle, évoquée dans cet article, qui illustre ces récits historiques faits à la nation turque et qui porte, dans ses propres représentations, la marque idéologique dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwLL6_1NivI/AAAAAAAAAEw/7XLQaBQSH_U/s1600-h/1097291.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwLL6_1NivI/AAAAAAAAAEw/7XLQaBQSH_U/s320/1097291.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116876341073775346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, &lt;strong&gt;Etienne Copeaux &lt;/strong&gt;illustre comment, de nos jours, ce consensus sur l’histoire officielle de la Turquie est mis en cause de façon plus ou moins directe, même si la répression et la pression politique et sociale limitent les marges de manœuvre pour la pensée plus indépendante. Groupes de réflexion, rencontres et publications, dont très peu de travaux et d’ouvrages sont traduits à l’étranger, témoignent d’une vie intellectuelle que le kémalisme et le nationalisme n’ont pas complètement « &lt;em&gt;calcifiée&lt;/em&gt;. » L’impact du discours officiel est de plus en plus battu en brèche par la réalité du monde et de l’environnement dans lesquels évolue la Turquie. L’auteur formule des vœux, sinon des préconisations, pour un nouvel enseignement de l’histoire dont il estime qu’il devrait beaucoup plus porter sur l’histoire de l’Anatolie elle-même qui porte l’empreinte de la diversité des influences qu’elle a subies depuis l’Antiquité ; sur l’histoire des Turcs et de leur lente migration vers l’ouest ; sur la formation de l’Empire ottoman et de sa partie européenne ; sur la place des autres nations tels les Kurdes. Enfin, il considère que l’enseignement de l’histoire contemporaine devrait s’affranchir de l’interdit traditionnel d’explorer l’après-1938. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion de son article, &lt;strong&gt;Etienne Copeaux &lt;/strong&gt;replace ses recherches dans leur propre contexte historique, celui de la chute de l’empire soviétique et de l’ « &lt;em&gt;effervescence&lt;/em&gt; » qui s’empara de la Turquie devant la perspective d’une possible zone d’influence pour elle grâce à l’indépendance des républiques d’Asie centrale. Mais, constate-t-il, « &lt;em&gt;la société turque est loin des Turcs de l’extérieur.&lt;/em&gt; » Il regrette aussi d’avoir « &lt;em&gt;longtemps sous-estimé le facteur grec et balkanique dans les représentations turques du monde&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le défi lancé aux Turcs est de faire la part de l’héritage culturel du kémalisme, de s’en affranchir pour mieux surmonter le réflexe identitaire et se mettre en conformité avec leur volonté d’ouverture à l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, dans le contexte qui voit la pérennisation d’un islam politique, avec &lt;strong&gt;Recep Tayip Erdogan&lt;/strong&gt;, ouvrant peut-être un nouveau cycle de l’histoire turque, ce défi sera-t-il relevé au prix d’une nouvelle « réforme de l’histoire » ? De cela, &lt;strong&gt;Etienne Copeaux &lt;/strong&gt;ne dit rien, ne le pouvant guère au moment où il écrit cet article mais il est difficile d’éluder cette réflexion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3699601063224743403?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3699601063224743403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3699601063224743403' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3699601063224743403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3699601063224743403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/10/turquie-manuels-scolaires-dtournements.html' title='Turquie : &quot;Manuels scolaires : détournements et contournements&quot; (Etienne Copeaux)'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RwLLaP1NiuI/AAAAAAAAAEo/X7Fo73F0mA4/s72-c/General_Mustafa_Kemal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3050221974291069015</id><published>2007-09-29T11:14:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:35.152+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Guerre et faillite</title><content type='html'>J’ai gardé, des années que je passai au collège, un fidèle camarade qui jamais ne me déçut. Bien qu’il soit un objet, j’ai avec lui une telle intimité que je m’abandonne à son égard aux facilités de l’anthropomorphisme. Car il faut avouer que non seulement je le considère très parlant mais au surplus il répond fort à propos à beaucoup de mes interrogations. Foin de circonlocutions dilatoires ! je fais mon « coming out » : j’aime mon dictionnaire. Oh, il n’est pas un Robert, ni grand ni petit, pas plus que l’imposant et considérable Littré. Il s’agit du Petit Larousse que je reçus en cadeau de mes parents pour mon entrée en sixième. Je le consulte souvent pour y vérifier l’orthographe exacte d’un mot – j’avoue pratiquer cette « science des ânes » – ou le bon usage d’un substantif peu ou mal utilisé. Pourquoi vous entretiens-je de cela ? Parce que je me suis vu dans l’obligation de recourir aux services de l’ami Larousse pour relire la définition des deux mots qui font actuellement le plus scandale : guerre et faillite. Cela ressemble à du Tolstoï pastiché mais n’est en réalité que le dernier cheval de bataille des pratiquants de la pensée unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_o0f1NirI/AAAAAAAAAEQ/m8_CBLbDCz0/s1600-h/1890_2.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_o0f1NirI/AAAAAAAAAEQ/m8_CBLbDCz0/s320/1890_2.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116063690311699122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Guerre : n. f. Epreuve de force entre Etats, entre peuples, entre partis. »&lt;br /&gt;« Faillite : n.f. Etat d’un débiteur qui ne peut plus payer ses créanciers (être en faillite ; faire faillite) // Echec complet d’une entreprise (la faillite d’une politique)&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_pov1NitI/AAAAAAAAAEg/TZ087SrkYeI/s1600-h/h_9_ill_956419_kouchner.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_pov1NitI/AAAAAAAAAEg/TZ087SrkYeI/s320/h_9_ill_956419_kouchner.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116064587959864018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Etat fanatique, théocratique, armant et finançant depuis son instauration une kyrielle de mouvements terroristes, s’il parvient à se doter de l’arme atomique, doit être considéré avec lucidité. Dans le contexte d’instabilité du Proche et du Moyen Orients, l’Iran, s’il parvient à ses fins, risque de provoquer une course aux armes de destruction massive qui aboutira nécessairement à une guerre où sera fait usage de l’arme nucléaire. Les pressions internationales exercées sur ce pays pour l’empêcher d’atteindre ses buts relèvent bien d’une forme d’épreuve de force entre Etats. Bernard Kouchner a eu le courage de le dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_pRf1NisI/AAAAAAAAAEY/klv9TWJ8dC0/s1600-h/CPS_HIA20_290907131428_photo00_diaporama_default-480x322.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_pRf1NisI/AAAAAAAAAEY/klv9TWJ8dC0/s320/CPS_HIA20_290907131428_photo00_diaporama_default-480x322.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116064188527905474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Etat qui, depuis plus de trente ans, ne connaît que des exercices budgétaires déficitaires et dont la dette cumulée avec celles des régimes sociaux et des collectivités locales dépasse les deux mille milliards d’euros ne peut être sérieusement qualifié autrement. Les politiques successives qui ont conduit à ce résultat par leur seul souci de perpétuer le statu quo ont bien échoué de façon incontestable. Il faut le dire avec franchise à tous les représentants d’intérêts catégoriels qui pratiquent le consumérisme d’aides et de services publics avec la plus parfaite inconscience. François Fillon a eu le courage de le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant qu’il ne soit Premier ministre, François Fillon avait publié un livre intitulé « &lt;a href="http://www.amazon.fr/France-peut-supporter-v%C3%A9rit%C3%A9/dp/2226172653"&gt;La France peut supporter la vérité&lt;/a&gt; ». Apparemment, à en juger aux cris d’orfraies entendus, il n’est pas certain qu’elle le puisse. Mais, rassurons-nous, ce ne sont pas forcément ceux qui s’offusquent qui font l’opinion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3050221974291069015?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3050221974291069015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3050221974291069015' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3050221974291069015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3050221974291069015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/guerre-et-faillite.html' title='Guerre et faillite'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rv_o0f1NirI/AAAAAAAAAEQ/m8_CBLbDCz0/s72-c/1890_2.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4156721115808407314</id><published>2007-09-24T16:31:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:35.311+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !</title><content type='html'>Nicolas Sarkozy est conscient de l’immense responsabilité qui pèse sur ses épaules. Par son élection, par l’espoir qu’il a fait naître tant par la campagne volontaire qu’il a menée que par le nouveau style qu’il a imprimé à la Présidence, le chef de l’Etat n’a pas droit à l’erreur. Les Français sont prêts à tout lui pardonner : sa suractivité, le casting des gens qui l’entourent, les fredaines de sa vie conjugale, son goût du luxe et de l’ostentatoire, ses manières de jet-setter parvenu,… Ceux qui le soutiennent pour avoir décomplexé la droite et réussi à gagner une élection comme celle-là en défendant des idées conservatrices et libérales lui ont même accordé le bénéfice du doute en acceptant la louchée d’huile de foie de morue que constitue l’ouverture politique voulue par le locataire de l’Elysée. En revanche, personne ne lui accordera la moindre circonstance atténuante s’il ne fait pas tout ce qu’il a annoncé qu’il ferait ou s’il échoue dans ses entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RvfLLP1NiqI/AAAAAAAAAEI/8WmEnddB6GE/s1600-h/article_CPS.HJW97.130907152508.photo00.photo.default-512x391"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RvfLLP1NiqI/AAAAAAAAAEI/8WmEnddB6GE/s320/article_CPS.HJW97.130907152508.photo00.photo.default-512x391" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5113779295991204514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;(source AFP)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La rentrée parlementaire s’annonce donc chaude et fiévreuse. Pouvoir d’achat, croissance, immigration, retraites, fonction publique, éducation, institutions : les chantiers ouverts ne manquent pas et les défis sociaux et politiques non plus. Mais, maintenant, il n’est plus question de reculer. Déjà, cet été, le nouveau pouvoir exécutif a semblé barguigner : le service minimum dans les transports publics en cas de grève ressemble à tout sauf à un service minimum ; la réduction du nombre de fonctionnaires n’est pas au niveau annoncé ; la déductibilité des intérêts d’emprunts sur la résidence principale était visiblement mal ficelée car on avait juste ignoré le sacro-saint principe de non-rétroactivité, Christine Lagarde s’est faite tancer pour avoir prononcé le mot « rigueur », pourtant honnête ; François Fillon a agacé en haut lieu pour avoir semblé forcer la main de celui qui ne le considère qu’en « collaborateur ». Bref, et ceci n’est guère blâmable, la saison des réglages et des essais sur piste est maintenant révolue. L’heure de la course va sonner. Le drapeau à damier va s’abaisser. Depuis plus de vingt-cinq ans, c’est à dire les mandats de Mitterrand et de Chirac, la France stagne, voire régresse, sous l’empire de la dictature du statu-quo. Alors, de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace : c’est cela qu’attendent les Français et ils ne supporteront pas que leur attente soit déçue. Plus que les réformes, ils craignent par-dessus tout l’immobilisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal, pour sa part, est la meilleure caricature d’elle-même. Par sa réponse aux attaques de Lionel Jospin, « Pardonnez&lt;em&gt;-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.&lt;/em&gt; », elle contribue à entretenir cette image qui la rend si ridicule aux yeux des Français et tellement insupportable à ceux de ses camarades socialistes. Mieux que les Guignols !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4156721115808407314?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4156721115808407314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4156721115808407314' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4156721115808407314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4156721115808407314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/de-laudace-encore-de-laudace-toujours.html' title='De l&apos;audace, encore de l&apos;audace, toujours de l&apos;audace !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RvfLLP1NiqI/AAAAAAAAAEI/8WmEnddB6GE/s72-c/article_CPS.HJW97.130907152508.photo00.photo.default-512x391' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-356140684139068787</id><published>2007-09-23T23:43:00.000+02:00</published><updated>2007-09-23T23:59:50.224+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Notes de lecture sur Alain Besançon : "Grammaire des révolutions"</title><content type='html'>Martin Malia est un historien américain, spécialiste de l’URSS, mort en 2004. Diplômé de Harvard, il était également francophile, normalien de surcroît. Il mena sa carrière d’enseignant essentiellement à Berkeley mais il donna également des cours à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Soviétologue libéral, classé parmi les historiens conservateurs, Malia fut un analyste précis et un commentateur important de la chute de l’empire soviétique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « &lt;strong&gt;Commentaire&lt;/strong&gt; », revue à laquelle il collabora souvent, Alain Besançon, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, fait la recension de l’ouvrage posthume de Martin Malia, « History’s locomotives, Revolutions and the making of the modern world », dont il estime qu’il est probablement son chef d’œuvre. L’article de Besançon, intitulé « &lt;strong&gt;Grammaire des révolutions &lt;/strong&gt;» &lt;a href="http://www.commentaire.fr"&gt;(« Commentaire » n°117, printemps 2007&lt;/a&gt;), présente et discute l’analyse de Malia sur les mécanismes historiques et politiques des révolutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’universitaire américain, le concept de révolution, abordé dans sa réalité historique, constitue un phénomène exclusivement européen. C’est l’un des aspects fondamentaux de cette théorie des révolutions : celles-ci sont entendues dans leur acception de renversement de l’Etat central, principalement de l’Etat royal. « &lt;em&gt;Ce n’est pas un phénomène social, mais fondamentalement politique et « idéologique », encore que jusqu’aux temps modernes le mot « spirituel » ou « religieux » conviendrait mieux&lt;/em&gt; », écrit Alain Besançon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Martin Malia, le phénomène révolutionnaire n’est pas pour autant un processus homogène dans le temps et dans l’espace. Il se propage d’ouest en est en changeant de nature. &lt;strong&gt;A cet égard, 1848 est, pour lui, une date-clé&lt;/strong&gt;. Selon Besançon, « &lt;em&gt;à un point tournant, que Martin Malia situe vers 1848, le sens du mot révolution subit une inflexion. A la composante politique, se joignent l’idéologie, l’utopie, le projet de refonte radicale de toute la société.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malia, dans ce livre ultime, construit un véritable paradigme de la révolution, constitué d’un &lt;strong&gt;idéal-type&lt;/strong&gt;, mètre-étalon en quelque sorte, à l’aune duquel il juge de la qualité et de l’importance des révolutions qu’il examine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cet idéal-type se situe au XVème siècle&lt;/strong&gt;. « La &lt;em&gt;première révolution, note A. Besançon, serait donc la Révolution hussite, qui culmina vers 1420 en Bohême. &lt;/em&gt;» C’est la prédication schismatique de Jean Hus et ses conséquences qui donnent un tableau des étapes fondamentales d’un processus révolutionnaire, qui ne peut exister en tant que tel que s’il a pour théâtre une Nation dotée d’un Etat et d’une capitale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commencement, il y a une réforme modérée de l’Etat à l’instigation de la société civile. Au stade suivant, « &lt;em&gt;l’appel aux masses populaires entraîne la radicalisation&lt;/em&gt; » ; puis le front révolutionnaire se lézarde et le mouvement est écrasé. Ce qui est assez constant, relève A. Besançon en lisant M. Malia, c’est « &lt;em&gt;qu’il reste quelque chose qui correspond à la première étape du mouvement. (…) Il reste aussi une légende, qui servira de mémoire héroïque aux futures révolutions.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il n’est de pensée construite que grammaticale, Alain Besançon excelle dans cette matière en discutant le travail de Martin Malia. Il décline cette grammaire en décrivant tour à tour la &lt;strong&gt;Réforme allemande &lt;/strong&gt;(qui «&lt;em&gt;s’arrête en route à cause de la variable suivante : il n’existe pas d’Etat unitaire de la Nation allemande. &lt;/em&gt;») ; &lt;strong&gt;l’offensive protestante en Europe sous sa forme calviniste &lt;/strong&gt;depuis Genève jusqu’en Amérique, en passant par la Pologne, la Hongrie, la Hollande et l’Angleterre. Cette dernière échoue en France dans les Guerres de Religions et le massacre de la Saint Barthélemy. Si, écrit Alain Besançon, « &lt;em&gt;l’Eglise de la théocratie genevoise est oligarchique, aristocratique, patricienne, en miroir de la République elle-même », en France, « le résultat de cette révolution manquée fut l’élévation de l’Etat royal et le renforcement de l’absolutisme – préparant ainsi à terme le déluge de 1789.&lt;/em&gt; »   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa leçon de « &lt;strong&gt;Grammaire des révolutions &lt;/strong&gt;», l’historien français, à la lumière de son maître américain, évoque ensuite &lt;strong&gt;la révolution hollandaise&lt;/strong&gt; qui, au XVIème siècle, donna naissance au premier Etat fédéral et libéral ; puis il décline &lt;strong&gt;la révolution anglaise&lt;/strong&gt;. A son sujet, Alain Besançon écrit ceci : « &lt;em&gt;ce qui fait  l’originalité fondamentale de la révolution anglaise par rapport à la nôtre, c’est qu’elle ne se pensa pas comme une révolution. Elle en eut le rythme : l’euphorie initiale, la polarisation dramatique, la dictature militaire. Elle en eut le résultat : la substitution à l’ancienne société d’ordres et à la souveraineté sacrée du roi du pouvoir de la société civile consciente d’elle-même. Mais elle se déroula dans un climat religieux et dans la persuasion qu’elle ne faisait que restaurer l’ordre traditionnel des libertés anglaises que la tentative absolutiste avait voulu violer.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, &lt;strong&gt;la révolution américaine &lt;/strong&gt;– « &lt;em&gt;Cette révolution qui ne dévora pas ses enfants.&lt;/em&gt;» - aboutit à un nouvel Etat : une République fédérale moderne, à l’échelle d’un continent, à l’exemplarité universelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors qu’intervient &lt;strong&gt;la révolution française &lt;/strong&gt;dans l’histoire du monde occidental. Alain Besançon souligne ici, en premier lieu, le rôle du jansénisme dans la montée pré-révolutionnaire. « &lt;em&gt;L’absolutisme royal dépassa cependant son acmé au tournant du siècle alors que le jansénisme politico-religieux continuait son travail de sape, dont l’historiographie contemporaine commence à mesurer l’effet catastrophique sur l’idée monarchique et sur l’Eglise catholique.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le déroulement de la révolution française est scandé en séquences assez proches de l’idéal type hussite décrit par Malia. Du reste, note Besançon, « &lt;em&gt;tous les résultats durables de la Révolution française sont acquis entre mai et décembre 1789.&lt;/em&gt; » Et ils ne sont pas des moindres : abolition des privilèges, égalité civile, égalité devant l’impôt, élections, institutions représentatives, dissolution des corporations, réorganisation départementale, système métrique,… Si le processus s’emballa puis s’effondra, c’est – de façon classique selon M. Malia – en raison du schisme religieux, de la résistance de la Cour et du roi, de l’appel des Girondins et des Jacobins aux masses populaires parisiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « &lt;strong&gt;Grande Révolution &lt;/strong&gt;» marque également le début d’un &lt;strong&gt;glissement idéologique&lt;/strong&gt;. Alain Besançon le décrit ainsi : « &lt;em&gt;Contrairement à la Révolution anglaise, contrairement à la Révolution américaine (au moins jusqu’à la Guerre de Sécession) dont le thème était essentiellement la liberté, la passion dominante de la Révolution française est l’égalité.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cette question idéologique dominera par la suite tout le XIXème siècle et toute l’Europe.&lt;/strong&gt; La révolution de 1848 aura pour caractéristique de troubler toute l’Europe mais aussi d’échouer partout, vaincue par les conservateurs. &lt;strong&gt;1848 est néanmoins, selon Martin Malia, l’année charnière de tous les processus révolutionnaires.&lt;/strong&gt; Au libéralisme politique hérité du XVIIème siècle, vient se substituer une idéologie portée par deux concepts nouveaux : le nationalisme et le socialisme. En France, 1848 aboutit au Second Empire ; en Allemagne, au compromis politique et institutionnel de Bismarck. Cependant, relève A. Besançon, « &lt;em&gt;la vielle taupe creuse et elle s’appelle le marxisme. Marx comme les autres socialistes est un théoricien complètement déconnecté du mouvement ouvrier. (…) Le prolétariat est moins une classe qu’une notion théologique, le messie rédempteur de l’humanité aliénée. &lt;/em&gt;» &lt;strong&gt;Ce paradigme est fondé sur la conviction que les mécanismes du capitalisme lui-même ne peuvent que le conduire à sa propre auto-destruction&lt;/strong&gt; (par la fameuse « &lt;em&gt;baisse tendancielle des taux de profit &lt;/em&gt;», notamment) et sur la promotion de la nécessité de l’abolition de la propriété privée. Le marxisme conduit alors au léninisme  et à sa domination de la révolution russe qui, par le pouvoir de l’utopie, gèle le processus historique au stade de la radicalisation, interdisant toute évolution de type thermidorien pendant plus de soixante-dix ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette « &lt;strong&gt;Grammaire des révolutions &lt;/strong&gt;», fondée sur la discussion des thèses de Martin Malia dans son livre posthume, appelle, selon Alain Besançon qui en a fait la recension dans « &lt;strong&gt;Commentaire&lt;/strong&gt; », diverses objections et observations. Ceux-ci portent en premier lieu sur la pertinence du concept central de révolution trop ethnocentré sur l’Europe et décrivant mal, de ce fait, ce qui se produisit par exemple en Chine ; sur l’absence de la révolution hitlérienne dans l’analyse de Malia ; ou sur l’appréciation du marxisme dont l’historien américain semble considérer qu’il porte dès l’origine les germes du léninisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, Alain Besançon pointe du doigt la façon dont le langage et la déraison peuvent se substituer à l’idéologie. « &lt;em&gt;Ce phénomène de langage révolutionnaire, comme logomachie délirante, comme test apte à désigner les partisans et les adversaires, n’est pas abordé par Malia.&lt;/em&gt; » De plus, le commentateur souligne l’importance du fait religieux : « &lt;em&gt;le phénomène révolutionnaire naît exactement contemporain de la grande crise du christianisme latin qui s’ouvre au XIVème siècle, après l’écroulement de la synthèse thomiste et de l’autorité romaine. Hus, Luther, Calvin lui donnent tour à tour ses couleurs. La Réforme n’est pas un affaiblissement de la ferveur chrétienne, mais au contraire une protestation contre l’Eglise romaine trop tiède, « corrompe », une immense vague de piété et de zèle religieux.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d’ajouter plus loin : « &lt;em&gt;le facteur religieux compte moins, il est vrai, à partir de la Révolution française. C’est parce que la crise générale du Christianisme a commencé précocement en France, pour la raison que ni la formule calviniste ni la formule tridentine, également rejetées, n’avaient pu, sous les Bourbons, stabiliser la vie religieuse. L’irréligion se répand en pays catholique, dès la fin du XVIIème siècle, un siècle en avance sur les pays protestants.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Besançon souligne, de la même façon, l’importance du fait national dans les processus révolutionnaires : « &lt;em&gt;il faut en dire autant du rapport entre révolution et nation. Le sentiment national est un mystère ancien. Il est une passion plus forte que la plus forte passion politique. Il n’est pas de révolution qui n’ait mêlé à ses buts politiques des passions nationales.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l’essayiste français achève sa discussion de l’ouvrage de l’historien américain par cette considération sur le hasard : « &lt;em&gt;Malia démontre le « logos », le « ratio » du processus révolutionnaire. Mais justement tout n’est pas logos et ratio. Il faut laisser ouverte la part de l’alea, car si on l’élimine on risque de tomber dans un déterminisme historique et de fausser quelque peu en conséquence le déroulement vrai des événements.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me plais, pour ma part, à conclure ces quelques notes sur l’article d’Alain Besançon dans « Commentaire » par cette belle citation de l’auteur : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;A la guerre du Péloponnèse, Thucydide donne une forme générale, qui se modèle sur la forme de la tragédie grecque. En cela, elle devient intelligible. Mais il prend soin de noter que tous les événements dépendent d’un coefficient de chance, de malchance, et que la Fortune est au-dessus des volontés humaines. Le mystère de l’histoire est sauf, et il continue de hanter l’explication rationnelle. Les choses se sont bien passées ainsi. Mais aussi autrement.&lt;/em&gt; »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-356140684139068787?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/356140684139068787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=356140684139068787' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/356140684139068787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/356140684139068787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/notes-de-lecture-sur-alain-besanon.html' title='Notes de lecture sur Alain Besançon : &quot;Grammaire des révolutions&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6204135008205737888</id><published>2007-09-22T15:16:00.001+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:35.350+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>François-Xavier Brunet: "Un songe d'or et de fumée"</title><content type='html'>Un homme fuit sa vie pour mieux renaître à une autre. Etienne Santini en fait peu à peu sa devise, lui qui devient François Meursault au fil des pages, criminel traqué malgré lui puis écrivain... malgré lui. Ce récit commence comme un polar ancré dans le sud-ouest, mêlant souvenirs érotiques et intrigue complexe. Mais il se transforme peu à peu en réflexion sur la littérature et l’inspiration, le livre devient « le parcours d’un possédé » qui finit par se rendre à la raison. Au creux des pages, des figures et des courbes de femmes apparaissent, en rêve ou en réalité. Et Nuria, la femme au double visage, mystérieuse et dominatrice, revêt son habit de muse moderne, libre et exigeante. Laissez-vous porter par le parfum d’aventure et de plaisir, une aventure de la chair et des mots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idAuteur=2034#edit"&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/upload/ouvrages/textes/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s1600-h/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s320/2748121902-frontcover.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095526916923164258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le point de vue de l'éditeu&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;r :&lt;strong&gt;Auteur à suivre.&lt;/strong&gt; D'une écriture précise et fluide, élégante sans être savante, l'auteur entraîne le lecteur dans les méandres d'une intrigue complexe où la haute finance croise les arcanes du pouvoir. Le héros narrateur, un universitaire toulousain auteur de polars érotiques à ses heures, se retrouve ainsi comme en prise directe avec ces univers qu'il a déclinés au long de ses romans... &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commander ce livre : &lt;a href="http://www.amazon.fr/songe-dor-fumÃ©e-FranÃ§ois-Xavier-Brunet/dp/2748121902/ref=sr_1_1/402-8373949-0522553?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1186395253&amp;sr=8-1"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6204135008205737888?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6204135008205737888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6204135008205737888' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6204135008205737888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6204135008205737888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/franois-xavier-brunet-un-songe-dor-et_22.html' title='François-Xavier Brunet: &quot;Un songe d&apos;or et de fumée&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s72-c/2748121902-frontcover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-48710280950015205</id><published>2007-09-14T18:52:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:35.685+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Yasmina Reza : "L'aube le soir ou la nuit"</title><content type='html'>Faut-il lire « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Laube-soir-nuit-Yasmina-Reza/dp/2081209160/ref=sr_1_1/171-8786124-3616239?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1189788897&amp;sr=1-1"&gt;L’aube le soir ou la nuit &lt;/a&gt;» de Yasmina Reza (Flammarion) ? Je crains que l’exercice ne soit guère une source de satisfaction pour ceux qui sacrifieront, comme je l’ai fait, au phénomène de mode de la rentrée littéraire. D’autant que ce dernier mot, littéraire, me paraît superflu tant j’estime ce livre mal écrit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que voulez-vous ! Je suis né après Mai 68 mais je suis tout de même de la vieille école. Chez les sœurs de Saint-Joseph, j’ai appris à distinguer la langue parlée de la langue écrite et la fréquentation des grands auteurs, auxquels je ne me mesure qu’avec l’exacte conscience de la misère de ma pratique, m’a suffisamment instruit sur l’intérêt de la construction grammaticale et de la ponctuation pour que je trouve indigeste ce brouet-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Ruq_Kt1wr6I/AAAAAAAAAD4/ml8Jr7JDh1E/s1600-h/31HGm0NCsuL__AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Ruq_Kt1wr6I/AAAAAAAAAD4/ml8Jr7JDh1E/s320/31HGm0NCsuL__AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5110106918029930402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, le livre de Madame Reza est, à tort, présenté comme un ouvrage consacré à Nicolas Sarkozy. C’est toute l’astuce de l’auteur de l’avoir fait croire, en particulier à l’intéressé lui-même. L’extrait retenu comme texte du prière d’insérer figurant en quatrième de couverture, la troisième personne du pluriel qui y est employé, apportent un cinglant démenti : « &lt;em&gt;Ils jouent gros. C’est ce qui me touche. Ils jouent gros. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils ont mis eux-même sur le tapis. Ils ne jouent pas leur existence mais, plus grave, l’idée qu’ils s’en sont faite. &lt;/em&gt;» Qui sont-ils ? Nicolas Sarkozy et G. Qui est G. ? Celui à qui est dédié « &lt;strong&gt;L’aube le soir ou la nuit &lt;/strong&gt;», qui nous est présenté comme ayant tout aussi bien pu être l’adversaire du candidat élu et avec lequel, semble-t-il, Yasmina Reza a, ou a eu, une histoire. Il se dit que G. est DSK. Voire. Il se comprend aisément que Yasmina écrit sur Nicolas pour comprendre ce qui motive G. Il ne faut jamais confondre le sujet d’un livre avec son personnage. « &lt;em&gt;Les hommes dont je parle vivent dans un monde où les mots ont le poids de l’hélium. A peine lâchés, ils s’envolent et disparaissent de l’avenir. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RurAKd1wr7I/AAAAAAAAAEA/qfrFF31qGCk/s1600-h/vignette_SGE_MYR31_220807142742_photo01_photo_default-501x512.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RurAKd1wr7I/AAAAAAAAAEA/qfrFF31qGCk/s320/vignette_SGE_MYR31_220807142742_photo01_photo_default-501x512.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5110108013246590898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;source AFP&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au fil des pages, émaillées d’évocations de G., Yasmina Reza trousse le portrait, à grands coups de pattes griffues, d’un Sarkozy égocentrique, frivole (Rolex et Prada) et assez inculte (admirateur de Chimène Badi et de Dick Rivers). Elle éclaire son personnage d’une lumière cruelle et satirique où brillent quelques verbatims croquignolets qui font sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président de la République est-il vraiment tel qu’elle nous le décrit ? Une campagne électorale est-elle le moment le plus approprié pour percer les ressorts et les mystères d’une personnalité ? Ou, tout simplement, Y. éreinte-elle parfois N. pour régler ses comptes avec G. ? Qu’importe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet et les personnages eussent mérité plus d’inspiration chez un tel auteur. A la lire, on se prête à la soupçonner d’avoir un peu bâclé son ouvrage en retranscrivant à la va-vite le contenu de ses carnets pour être au rendez-vous de la rentrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec « &lt;strong&gt;L’aube le soir ou la nuit &lt;/strong&gt;», on est quand même plus près du Canard Enchaîné que des Mémoires de Saint-Simon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-48710280950015205?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/48710280950015205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=48710280950015205' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/48710280950015205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/48710280950015205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/yasmina-reza-laube-le-soir-ou-la-nuit.html' title='Yasmina Reza : &quot;L&apos;aube le soir ou la nuit&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Ruq_Kt1wr6I/AAAAAAAAAD4/ml8Jr7JDh1E/s72-c/31HGm0NCsuL__AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-372641147275402167</id><published>2007-09-10T12:23:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:35.963+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Hommage à Raymond Barre</title><content type='html'>« &lt;em&gt;La France vient de perdre un de ses meilleurs serviteurs. Son action s’inscrivait dans la grande ligne de ceux qui, depuis Colbert, ont construit la prospérité de notre pays. C’était un homme d’Etat qui ne poursuivait aucun objectif personnel, mais qui cherchait à assurer, par une compétence exceptionnelle et un travail acharné, le bien-être de notre pays. Le milieu politique avait du mal à comprendre et à soutenir sa démarche solitaire et désintéressée trop éloignée de ses habitudes, et l’opinion n’a réalisé que tardivement qu’il travaillait en réalité pour elle.&lt;/em&gt; » C’est par ces mots que l’ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, a rendu hommage à Raymond Barre, son ancien Premier ministre décédé il y a quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuUbSgAF3tI/AAAAAAAAADw/HMYyl3wmMws/s1600-h/ident.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuUbSgAF3tI/AAAAAAAAADw/HMYyl3wmMws/s320/ident.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108519356963610322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ceux-ci, je voudrais ajouter un souvenir personnel, celui d’un jeune militant du Collectif des Etudiants Libéraux de France, de 19 ans à l’époque, ayant participé activement, à Toulouse, à la campagne présidentielle de Raymond Barre. Je garderai toujours à l’esprit le temps qu’il prit la peine de consacrer aux jeunes, à l’issue de son meeting dans la ville rose, sa disponibilité, son intelligence perçante mais aussi partageuse de son savoir. Nombreux avons-nous été, enfin, à tenter de comprendre l’économie politique grâce à son manuel, publié aux Presses Universitaires de France, et qui restera un grand classique de la littérature universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Barre appartenait à cette catégorie d’hommes politiques, qu’on qualifie pour faire simple d’hommes d’Etat, et dont le comportement ressortit à une haut exigence de la morale publique, à une conception élevée du service de la Nation. Cela passe nécessairement par le risque assumé de déplaire, de ne pas mentir et d’avoir le courage d’agir. Pierre Messmer, dans un autre style, qui vient également de s’éteindre, avait lui aussi cette grande classe et cette superbe dignité. Faut-il pour cela être pourvu d’une immense abnégation ou est-ce une forme d’orgueil ? Qu’importe : l’exemple demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Barre fut un chef de gouvernement que les circonstances ne servirent point : il connut les chocs pétroliers, la fin des Trente Glorieuses et l’incessante guérilla de la bande parlementaire d’un Chirac que Giscard d’Estaing qualifie de famélique et d’affamé de pouvoir dans le dernier tome de ses Mémoires. Pourtant, l’Histoire a d’ores et déjà commencé à rendre justice à Barre qui laisse dans tout le pays le souvenir d’un des meilleurs Premiers ministres de la Vème République.&lt;br /&gt;Dans son livre intitulé « &lt;strong&gt;L’après de Gaulle &lt;/strong&gt;», &lt;a href="http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/03/notes-de-lecture-sur-jean-mauriac.html"&gt;déjà évoqué dans ces colonnes&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;Jean Mauriac &lt;/strong&gt;rapporte ce propos de Raymond Barre dont il a pris note en 1988 : « &lt;em&gt;Je savais, en me présentant à l’élection, par où je devrais passer… Eh bien, je me suis trompé ! Tout est encore plus abject que je l’aurais imaginé !&lt;/em&gt; » Ce n’était pas le dépit du vaincu mais le constat de la bassesse où se complait parfois le débat public. La voix irremplaçable de Raymond Barre manque d’ores et déjà à la France.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-372641147275402167?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/372641147275402167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=372641147275402167' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/372641147275402167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/372641147275402167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/la-france-vient-de-perdre-un-de-ses.html' title='Hommage à Raymond Barre'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuUbSgAF3tI/AAAAAAAAADw/HMYyl3wmMws/s72-c/ident.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5688683299083936628</id><published>2007-09-07T11:30:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:36.361+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Réforme des institutions : pour une véritable démocratie libérale</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Contribution de François-Xavier Brunet au débat interne de l’&lt;a href="http://www.u-m-p.org"&gt;UMP&lt;/a&gt; sur la réforme des institutions.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème fondamental auquel est soumis tout débat institutionnel en France est l’effacement des principes du libéralisme politique au profit de la mythologie révolutionnaire d’une part, qui a toujours privilégié la passion de l’égalité au détriment du goût de la liberté, et du césarisme, c’est à dire le recours à l’homme providentiel, que l’on retrouve autant dans le bonapartisme que dans le gaullisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’en suit ce que l’on pourrait appeler une « &lt;em&gt;déification&lt;/em&gt; » de la République et une « &lt;em&gt;réification&lt;/em&gt; » de la démocratie. C’est à dire que le principe démocratique n’est plus qu’une chose subalterne comparée à la prégnance de l’Etat républicain, qui peut tout, dont tout procède, et bien sûr de son chef. Peut me chaut que l’organisation de l’Etat soit républicaine ou monarchique, pourvu que les institutions soient démocratiques. Bien sûr, écartons-la d’emblée, pour des raisons historiques et dynastiques, l’idée de restauration monarchique ne se pose plus en France depuis la fin du XIXème siècle. Mais alors, si la République est un fait irréversible, reste entière la question de son organisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où la France engage un débat sur la refonte des institutions, il est essentiel que les libéraux retrouvent des couleurs et la fierté d’être porteurs de l’héritage de Montesquieu, de Constant, de Tocqueville et d’Aron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuEbGQAF3rI/AAAAAAAAADg/zeneJHD7Qko/s1600-h/T065210A.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuEbGQAF3rI/AAAAAAAAADg/zeneJHD7Qko/s320/T065210A.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107393246603370162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quels principes doivent présider à une réforme institutionnelle ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce sont des principes fondamentaux : le respect du droit des individus, la séparation des pouvoirs et l’autonomie de la société civile à l’égard de l’Etat.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’en suit que l’institution principale d’une démocratie libérale est le Parlement, formé des représentants de la souveraineté nationale, et non pas le chef de l’Etat ; que l’équilibre des pouvoirs doit être respecté par une stricte séparation et une répartition harmonieuse ; qu’enfin la loi doit favoriser l’émergence de corps intermédiaires structurés entre l’Etat central et la nation et privilégier le contrat à la loi pour le règlement des rapports sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuEgrwAF3sI/AAAAAAAAADo/h9bwMf0MAHc/s1600-h/content.do"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuEgrwAF3sI/AAAAAAAAADo/h9bwMf0MAHc/s320/content.do" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107399388406603458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, je privilégierai toujours, dans mes choix, le &lt;strong&gt;régime parlementaire &lt;/strong&gt;au régime présidentiel, &lt;strong&gt;la fonction de Premier ministre &lt;/strong&gt;issu de la majorité parlementaire à celle de président de la République dont l’élection au suffrage universel est à mes yeux une hérésie, &lt;strong&gt;le régime fédéral &lt;/strong&gt;à l’Etat unitaire, &lt;strong&gt;la limitation du domaine de la loi&lt;/strong&gt;, enfin. A cet égard, il est essentiel que soit mis fin à l’inflation législative française et à l’inapplication trop fréquente des lois votées par le Parlement en raison de l’absence de publication de décrets ou de circulaires d’application. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, par satisfaire au mécanisme de la loi sociologique de nécessaire « &lt;em&gt;circulation des élites &lt;/em&gt;», décrite par Pareto, je suis favorable à &lt;strong&gt;une stricte interdiction de tout cumul de mandats et à une limitation dans le temps à deux mandats successifs&lt;/strong&gt;, quels qu’ils soient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant du Parlement, je crois nécessaire &lt;strong&gt;le maintien du bicaméralisme &lt;/strong&gt;avec une &lt;strong&gt;Chambre haute &lt;/strong&gt;permettant la formation d’une majorité et une &lt;strong&gt;Chambre basse &lt;/strong&gt;permettant l’expression de toutes les sensibilités dans leur plus grande diversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé de ce qui précède, je formule le souhait de voir la France se doter d’institutions organisées de la façon suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;un président de la République, élu pour cinq ans, par le Parlement réuni en Congrès, et doté de compétences similaires à celles que furent les siennes sous la IIIème République ;&lt;br /&gt;- un Premier ministre détenteur du véritable pouvoir exécutif et dont la légitimité procède au moins de la majorité à la Chambre haute du Parlement, au mieux de celle des deux Chambres ;&lt;br /&gt;- un Parlement puissant élu au suffrage universel composé d’un Sénat formé au scrutin d’arrondissement majoritaire à deux tours et d’une Assemblée nationale élue à la proportionnelle intégrale ;&lt;br /&gt;- une organisation du territoire de type fédéral sur le modèle des Länder allemands ou des communautés autonomes espagnoles.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mesure combien cette vision des choses ne s’inscrit pas dans l’air du temps. Mais rien n’est pire et plus mutilant pour l’esprit que la dictature de la mode et le conformisme de la pensée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5688683299083936628?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5688683299083936628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5688683299083936628' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5688683299083936628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5688683299083936628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/rforme-des-institutions-pour-une.html' title='Réforme des institutions : pour une véritable démocratie libérale'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RuEbGQAF3rI/AAAAAAAAADg/zeneJHD7Qko/s72-c/T065210A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-697987473124898912</id><published>2007-09-06T22:35:00.001+02:00</published><updated>2007-09-06T22:49:11.806+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Hommage à Luciano Pavarotti</title><content type='html'>"Il y avait des ténors et il y avait Pavarotti." (Franco Zefirelli)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="526"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/1KfwnhZJSysGR4NjU"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/1KfwnhZJSysGR4NjU" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="526" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xohva_pavarotti-nessun-dorma_music"&gt;Pavarotti - Nessun Dorma &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Quarouble"&gt;Quarouble&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-697987473124898912?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/697987473124898912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=697987473124898912' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/697987473124898912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/697987473124898912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/hommage-luciano-pavarotti.html' title='Hommage à Luciano Pavarotti'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8686008922311355561</id><published>2007-09-04T12:55:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:36.373+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>François-Xavier Brunet : "Un songe d'or et de fumée"</title><content type='html'>Un homme fuit sa vie pour mieux renaître à une autre. Etienne Santini en fait peu à peu sa devise, lui qui devient François Meursault au fil des pages, criminel traqué malgré lui puis écrivain... malgré lui. Ce récit commence comme un polar ancré dans le sud-ouest, mêlant souvenirs érotiques et intrigue complexe. Mais il se transforme peu à peu en réflexion sur la littérature et l’inspiration, le livre devient « le parcours d’un possédé » qui finit par se rendre à la raison. Au creux des pages, des figures et des courbes de femmes apparaissent, en rêve ou en réalité. Et Nuria, la femme au double visage, mystérieuse et dominatrice, revêt son habit de muse moderne, libre et exigeante. Laissez-vous porter par le parfum d’aventure et de plaisir, une aventure de la chair et des mots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idAuteur=2034#edit"&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/upload/ouvrages/textes/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s1600-h/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s320/2748121902-frontcover.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095526916923164258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le point de vue de l'éditeu&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;r :&lt;strong&gt;Auteur à suivre.&lt;/strong&gt; D'une écriture précise et fluide, élégante sans être savante, l'auteur entraîne le lecteur dans les méandres d'une intrigue complexe où la haute finance croise les arcanes du pouvoir. Le héros narrateur, un universitaire toulousain auteur de polars érotiques à ses heures, se retrouve ainsi comme en prise directe avec ces univers qu'il a déclinés au long de ses romans... &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commander ce livre : &lt;a href="http://www.amazon.fr/songe-dor-fumÃ©e-FranÃ§ois-Xavier-Brunet/dp/2748121902/ref=sr_1_1/402-8373949-0522553?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1186395253&amp;sr=8-1"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8686008922311355561?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8686008922311355561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8686008922311355561' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8686008922311355561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8686008922311355561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/09/franois-xavier-brunet-un-songe-dor-et.html' title='François-Xavier Brunet : &quot;Un songe d&apos;or et de fumée&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s72-c/2748121902-frontcover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5869797846843029771</id><published>2007-08-30T21:34:00.000+02:00</published><updated>2007-08-30T21:39:10.489+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Philippe Raynaud : "Qu'est-ce que le libéralisme ?" (2ème partie)</title><content type='html'>Dans son analyse pénétrante de la situation du libéralisme dans la culture politique française (in "Commentaire" n°118), le politologue &lt;strong&gt;Philippe Raynaud &lt;/strong&gt;rappelle les trois traits permanents de la tradition libérale : les droits de l’homme, la limitation de la souveraineté, l’autonomie de la société civile. « &lt;em&gt;La meilleure expression de la théorie libérale du contrat social se trouve dans la philosophie politique de Locke.&lt;/em&gt; » Le penseur, philosophe et essayiste anglais de la deuxième moitié du XVIème siècle, auteur des « &lt;strong&gt;Deux Traités du Gouvernement civil&lt;/strong&gt; », a développé dans son œuvre une conception de la légitimité du pouvoir fondée sur le respect du droit des individus, de la « &lt;em&gt;Loi naturelle&lt;/em&gt; » d’inspiration chrétienne et dont l’expression juridique sera la Déclaration d’indépendance américaine, dont de nombreux aspects figurent dans la Déclaration des Droits de l’Homme française. En ce qui concerne la limitation de la souveraineté par la séparation des pouvoirs, Philippe Raynaud cite abondamment Montesquieu dont la doctrine se fonde non seulement sur l’exemple anglais qu’il avait sous les yeux mais également sur une théorie très classique depuis l’Antiquité grecque et romaine, celle du régime mixte, élaboré notamment par Aristote. L’universitaire parisien écrit ceci : « &lt;em&gt;L’équilibre ou la séparation des pouvoirs est une nécessité interne à la logique libérale. (…) Montesquieu est un des premiers à voir que le ressort politique n’est pas seulement l’agencement des institutions, mais l’équilibre entre les forces politiques qu’on appellera les partis. (…) La séparation des pouvoirs garantit que les droits soient assurés et que la société jouisse d’une certaine indépendance à l’égard du gouvernement et de l’Etat.&lt;/em&gt; » Pour que le système politique ait une cohérence et fonctionne de façon efficiente, il convient alors de privilégier un mode d’organisation fondé sur la représentation, c’est à dire s’appuyant sur une « &lt;em&gt;classe politique relativement distincte du reste de la population, même si elle dépend du suffrage universel.&lt;/em&gt; » C’est l’apport américain d’une « &lt;em&gt;République représentative &lt;/em&gt;», autrement appelée dans ce texte « république commerçante » en référence à Madison. La notion d’autonomie de la société civile induit la dimension économique du libéralisme. Philippe Raynaud cite évidemment Adam Smith et sa théorie de la « main invisible » mais ce qui compte, au yeux des libéraux, c’est  d’ « &lt;em&gt;établir des relations relativement harmonieuses entre les individus, si on renonce d’un côté à la force coercitive des l’Etat et de l’autre au type de liens hiérarchiques établis dans les anciennes formes de coopération &lt;/em&gt;», c’est à dire les anciennes corporations que connaissait l’Ancien Régime français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son vaste tableau sur la question libérale, l’auteur pointe également des problèmes permanents dont le premier est l’opposition historique entre idée démocratique et idée libérale que surmontera Tocqueville qu’il oppose dans un passionnant dialogue, finalement pas toujours contradictoire, à Marx mais qui aboutit bien sûr à des interprétations opposées de la démocratie. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Très aronien, ce texte passionnant et dense est à recommander non seulement à ceux sensibles à la théorie libérale mais également à ceux qui la rejettent, parfois sans savoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5869797846843029771?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5869797846843029771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5869797846843029771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5869797846843029771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5869797846843029771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/philippe-raynaud-quest-ce-que-le_30.html' title='Philippe Raynaud : &quot;Qu&apos;est-ce que le libéralisme ?&quot; (2ème partie)'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2538859623811971095</id><published>2007-08-24T12:15:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:36.577+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Philippe Raynaud : "Qu'est-ce que le libéralisme ?" (1ère partie)</title><content type='html'>L’été s’achève dans les frimas, au moins dans nos Pyrénées, et déjà apparaissent les grands débats qui seront ceux de la rentrée politique, économique et sociale en France, sur fond de persistance de la crise économique, rendue plus perceptible par la crise que traversent les marchés financiers avec les fameux « subprime ». Le moment est venu de nous attarder sur une des caractéristiques les plus saisissantes de la société française et qui permet de cerner les raisons de sa difficulté à entrer autrement qu’à reculons dans la modernité. La France est la seule nation démocratique où « libéral » est une insulte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans son numéro daté de cet été (n°&lt;a href="http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/NEUF/product/collectif/commentaire-t-118,9782916291079.aspx"&gt;118&lt;/a&gt;), la revue « &lt;a href="http://www.commentaire.fr"&gt;Commentaire&lt;/a&gt; » publie un très intéressant article de Philippe Raynaud, « &lt;strong&gt;Qu’est-ce que le libéralisme &lt;/strong&gt;? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rs6xpgAF3qI/AAAAAAAAADY/4II5-uOXoaA/s1600-h/image_upload.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rs6xpgAF3qI/AAAAAAAAADY/4II5-uOXoaA/s320/image_upload.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5102210754380422818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professeur de science politique à l’université Panthéon-Assas, auteur de nombreux essais et publications de philosophie et de théorie politiques, Philippe Raynaud pose de façon passionnante la « question libérale » en France. Son raisonnement part de ce paradoxe qui pourrait sembler cocasse : « &lt;em&gt;La France a ceci de curieux que, alors qu’elle est probablement, dans le monde développé et démocratique, un des pays dont la politique économique est l’une des moins libérales, beaucoup de Français croient vivre sous une forme de dictature libérale.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au fond, sait-on de quoi on parle ? Comment ne pas être agacé par ces « antilibéraux » et autres « altermondialistes » qui, orphelins des pseudo-« démocraties populaires » communistes, vouent aux gémonies la « démocratie libérale », s’appuyant sur une dénonciation de la pénétration supposée des idées néo-conservatrices américaines en France ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut lire le texte de Philippe Raynaud pour bien comprendre ce qu’est le libéralisme et mesurer l’ineptie que constitue son rejet viscéral dans le pays de Montesquieu, Constant et Tocqueville. Cela est d’autant plus surprenant qu’à bien y réfléchir, rappelle l’auteur, « &lt;em&gt;certaines idées libérales ont fini par progresser dans la classe politique, et même dans la majorité de la population ; personne ne conteste sérieusement l’idée de la séparation des pouvoirs, tout le monde demande une certaine indépendance de la justice et le constitutionnalisme, c’est à dire le fait que le législateur soit l’objet d’un contrôle qui vérifie la conformité des lois avec la Constitution, est maintenant très largement admis, même à gauche.&lt;/em&gt; [N. de l’A. : la saisine régulière du conseil constitutionnel par les députés socialistes est une pratique libérale qu’ils n’avouent pas. L’hommage du vice à la vertu ?] &lt;em&gt;Même dans la sphère économique, certaines idées libérales ont progressé : peu de gens, en dehors d’Olivier Besancenot, demandent la fin de l’économie de marché et la plupart des gouvernements (même et surtout de gauche) ont accompli des privatisations.&lt;/em&gt; » Paraphrasant la pensée marxiste, Philippe Raynaud moque cette « &lt;em&gt;fausse conscience &lt;/em&gt;» qu’il appelle mauvaise foi et qui voit la société française, et notamment politique, prendre acte de transformations libérales, voire y concourir, en refusant l’idée même de libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son texte, pédagogique et accessible, le politologue définit les traits permanents du libéralisme : le droit des individus, la séparation des pouvoirs et l’autonomie de la société, d’où découle la théorie économique classique. &lt;strong&gt;(à suivre)&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2538859623811971095?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2538859623811971095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2538859623811971095' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2538859623811971095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2538859623811971095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/philippe-raynaud-quest-ce-que-le.html' title='Philippe Raynaud : &quot;Qu&apos;est-ce que le libéralisme ?&quot; (1ère partie)'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rs6xpgAF3qI/AAAAAAAAADY/4II5-uOXoaA/s72-c/image_upload.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8673145728637809267</id><published>2007-08-23T19:38:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:36.775+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Mgr Lustiger, le judaïsme et le christianisme - (in Revue Commentaire)</title><content type='html'>La semaine dernière, j'ai publié ici même un &lt;a href="http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/obsques-du-cardinal-lustiger.html"&gt;billet&lt;/a&gt; dans lequel j'exprimais avec retenue et, je l'espère, discernement, le trouble qui avait été le mien au spectacle des obsèques du cardianl Lustiger et au cours desquels fut réservé un moment pour le rite juif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paraphrasant le prophète Isaïe, je m'engageais, comme croyant à comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, je me suis plongé dans ma bibliothèque et j'y ai retrouvé la revue &lt;a href="http://www.commentaire.fr/"&gt;Commentaire&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/NEUF/product/collectif/commentaire-t-114,9782916291031.aspx"&gt;dans sa livraison de l'été 2006&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rs3KEgAF3pI/AAAAAAAAADQ/FibHaFHQfQI/s1600-h/image_upload.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rs3KEgAF3pI/AAAAAAAAADQ/FibHaFHQfQI/s320/image_upload.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101956131539246738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette excellente publication donnait, l'an passé, à lire le texte d'une &lt;a href="http://news.catholique.org/5814-40eme-anniversaire-de-nostra-aetate"&gt;conférence&lt;/a&gt; prononcée par Mgr Lustiger à Rome, en octobre 2005, pour le quarantième anniversaire de l'encyclique Nostra Aetate, sur les relations entre l'Eglise et les religions non chrétiennes, et qui coïncidait avec le soixantième anniversaire de l'entrée des troupes russes au camp d'Auschwitz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cardinal Lustiger, dans ce texte profond et finalement assez aisément intelligible pour un vulgum pecus de mon espèce, explorait avec force les responsabilités respectives des juifs et des chrétiens vis à vis de Dieu, des hommes et même respectivement les uns à l'égard des autres. "&lt;em&gt;Premièrement : juifs et chrétiens exercent ensemble une responsabilité à l'égard de la civilisation et de l'ensemble des hommes. Deuxièmement : juifs et chrétiens portent ensemble la charge de la Révélation biblique. cette commune responsabilité est immense et doit transcender toute autre forme de sentiment, qu'elle soit de nature confessionnelle ou nationale&lt;/em&gt;". Mgr Lustiger revendiquait avec puissance le concept de civilisation judéo-chrétienne, souvent décriée ou présentée de façon péjorative, mais dont l'évidence et la prégnence s'imposent à notre foi, à notre vie et à nos actions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Issu de la religion juive, converti et devenu prince de l'Eglise de Rome, Mgr Lustiger soulignait l'indubitable convergence entre judaïsme et christianisme. Elle est fondé sur "&lt;em&gt;l'exigence morale nécessaire à la vie de la société&lt;/em&gt;", elle-même puisant sa source dans le Bible et les Commandements contenus dans sa Révélation. Dès lors, l'appel à l'unité, après la réconciliation, des juifs et des chrétiens est non seulement une nécessité mais également une marque de fidélité aux commandements de Dieu comme à l'enseignement du Christ. "&lt;em&gt;Chez les chrétiens, les juifs apôtres de Jésus ont obéi, non sans peine, à cet oracle prophétique &lt;/em&gt;["En toi se béniront toutes les nations de la terre." (Gn, 12,3)], &lt;em&gt;découvrant presque à leur corps défendant et &lt;strong&gt;avec étonnement&lt;/strong&gt; que le don de l'Esprit était également accordé aux païens. L'ordre de Jésus donné aux siens d'aller enseigner toutes les nations (les goïms) pour former parmi elles des disciples qui recevront le baptême (Mt, 28, 19), en réalité, fait rejoindre aux chrétiens l'espérance juive pour le monde."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette conférence prononcée également à la suite de la visite du Pape Benoît XVI à la synagogue de Cologne, Mgr Lustiger souligne le statut singulier du peple juif qui "&lt;em&gt;vit dans une situation paradoxale. Il demeure un peuple, il continue de revendiquer ce nom&lt;/em&gt;." Dans le même temps, il vit dispersé dans le monde, dans les différentes nations où ses fils et filles ont su souvent trouver toute leur place. "&lt;em&gt;Il existe au sein de la diversité humaine des guetteurs et des témoins de la lumière de l'origine, non pour l'imposer, mais pour aider l'humanité à déchiffrer sa destinée. Les juifs ont conscience de leur particularité historique puisque cette Révélation leur a été confiée en premier, une fois pour toutes de façon irrévocable&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A leur suite, et à côté, les chrétiens sont des "&lt;em&gt;bénéficiaires de cette première bénédiction&lt;/em&gt;" car l'Eglise des fidèles de Jésus est née des juifs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mgr Lustiger, au cours de cette intervention, a éclairé trs nettement ses auditeurs et, par ce texte publié, continue d'éclairer ses lecteurs, sur l'incontournable exigence de rencontre des juifs et des chrétiens pour que chacun comprenne, ou puisse comprendre, s'il en ressent le besoin dans son coeur, ce que Dieu exige de lui. A ce stade de son développement, Mgr Lustiger a exposé les termes de ce qu'il qualifie lui-même d'aporie, c'est à dire de difficulté extrême, de problème près d'être insoluble :&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;     - "&lt;em&gt;sans les juifs, l'universalité chrétienne pourrait se dissoudre dans un humanisme abstrait&lt;/em&gt;" ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - "&lt;em&gt;sans les chrétiens, le judaïsme, porteur de la bénédiction promise à toutes les nations, peut-il réaliser sa tâche sans se résorber dans la rationnalité universelle des Lumières, et sans vider de sa substance l'histoire qui l'a engendré ?&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enjeu, tel qu'il se posait aux yeux de l'ancien archevêque de Paris, résidait, pour les juifs, à résoudre l'équation de leur propre identité écartelée entre l'identité nationale israélienne et l'identité diasporique. "&lt;em&gt;Pour sa part, &lt;strong&gt;au risque de se perdre &lt;/strong&gt;en perdant son universalité, le christianisme ne peut accepter ce déracinement hors d'Israël, c'est à dire hors de l'Alliance, du choix premier de Dieu. La rencontre - le lien - des juifs et des chrétiens, dans la tension toujours à respecter entre eux, offre à l'humanité entière son visage originel et conforte son espérance d'une unité pacifique&lt;/em&gt;." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Aujourd'hui, au vu de l'histoire, sans que le rapprochement puisse rendre moins aiguës les divergences, l'urgence de l'appel reçu aux origines oblige les frères séparés, le frère ainé et le puiné, à répondre, chacun pour sa part, à la mission qui lui est assignée. Aucun ne peut la remplir sans l'autre, sans pour autant faire violence à l'autre ni le réduire&lt;/em&gt;." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce message qui, je le crois maintenant, nous était délivré le matin des funérailles du cardinal Lustiger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8673145728637809267?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8673145728637809267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8673145728637809267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8673145728637809267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8673145728637809267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/mgr-lustiger-le-judasme-et-le.html' title='Mgr Lustiger, le judaïsme et le christianisme - (in Revue Commentaire)'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rs3KEgAF3pI/AAAAAAAAADQ/FibHaFHQfQI/s72-c/image_upload.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-675742400149581055</id><published>2007-08-19T16:23:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:36.939+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Jean d'Ormesson : "La création du monde"</title><content type='html'>Quatre amis passent, comme chaque année, huit jours de vacances sur une île de la Méditerranée. Au menu de leurs retrouvailles, sous l’ombre propice d’un figuier, agapes, bons vins, cigares et conversations infinies. Le premier des convives, trotskiste et plusieurs fois millionnaire (sic), enseigne la psychiatrie à Harvard ; le deuxième est énarque et, après avoir « pantouflé » dans des grandes sociétés, est revenu à la politique ; le troisième occupe une chaire de « physique mathématique appliquée aux sciences de la vie » au Collège de France ; le quatrième, dont on ne sait rien, est le narrateur. L’un de ces brillants causeurs a apporté à ses amis le manuscrit que lui a envoyé un correspondant dont il dit tout ignorer sinon qu’il s’appelle Simon Laquedem. Chacun se relaie pour le lire à haute voix et le débat s’instaure. Et il vole haut au regard du récit que Laquedem a consigné sur deux cahiers. En effet, au cours de rêves successifs dont il a décidé de faire la relation, un ange annonce à Simon qu’il est le nouvel Abraham, le nouveau Moïse, voire le nouveau Mahomet (excusez du peu !) et que Dieu l’a élu – parce qu’il est un insignifiant archiviste-paléographe – pour lui parler. Et le Créateur se confie à son nouveau Prophète sur le big-bang, l’espace et le temps, l’eau, la lumière, la vie, la pensée et l’histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est l’argument du roman de &lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/jean-d-ormesson-1826.php"&gt;Jean d’Ormesson&lt;/a&gt;, « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Cr%C3%A9ation-du-monde-Jean-Ormesson/dp/2221107721"&gt;La création du monde &lt;/a&gt;», (Robert Laffont, 2006), publié en octobre dernier et dont je ne saurais trop recommander la lecture en cette fin d’été. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RshTPAAF3oI/AAAAAAAAADI/TsRFRx8h0C8/s1600-h/41Ah-sTcclL__AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RshTPAAF3oI/AAAAAAAAADI/TsRFRx8h0C8/s320/41Ah-sTcclL__AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100418095160614530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut aimer le style et la personnalité d’Ormesson pour goûter pleinement ce livre qui n’est pas sans rappeler un précédent, « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Rapport-Gabriel-Jean-d-Ormesson/dp/2070756572/ref=sr_1_1/402-5891246-1771349?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1187534630&amp;sr=1-1"&gt;Le rapport Gabriel &lt;/a&gt;» (Gallimard, 2001), dans lequel Dieu, à la veille d’abandonner les hommes à leur triste sort, dépêche l’ange Gabriel sur Terre et le charge d’un rapport de la dernière chance à la lecture duquel il décidera s’il y a lieu de sauver sa Création. A qui s’adresse alors Gabriel pour réussir sa mission ? A Ormesson, bien sûr, sur les épaules de qui repose alors notre destin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec « &lt;strong&gt;La création du monde&lt;/strong&gt; », c’est un peu la même chose : une brillante digression, très enlevée, assez jubilatoire. Comme il aime à le faire, notre académicien badine avec des sujets philosophiques et spirituels très sérieux et austères. Ce livre est un aimable résumé de philosophie générale, une élégante conversation de salon à la manière du XVIIIème siècle. « La pensée aux mille ressources a inventé un instrument formidable de récupération et de conservation des paroles : l’écriture. Pensée au second degré, parole figée sur place, l’écriture est du langage conservé dans l’espace sous forme de signes au lieu de rester dispersé dans le temps sous forme de sons. » Comment dire ? Je crois qu’il dirait lui-même : épatant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les amateurs inconditionnels de Jean d’Ormesson, à ne pas manquer non plus, vient dernièrement de paraître un recueil de chroniques et billets d’humeurs, de 1969 à nos jours, sous le titre « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Odeur-du-temps-Jean-Ormesson/dp/2350870588/ref=sr_1_1/402-5891246-1771349?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1187534690&amp;sr=1-1"&gt;Odeur du temps &lt;/a&gt;» (éditions Héloïse d’Ormesson). On y retrouve avec plaisir la plume vive et alerte de l’ancien directeur du Figaro, qui défend avec passion son amour de la littérature, de l’art, bref, de la vie. Ormesson est un témoin vif, précis et pétillant d’un monde qui, dans le fond, ne cesse de l’amuser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-675742400149581055?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/675742400149581055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=675742400149581055' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/675742400149581055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/675742400149581055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/jean-dormesson-la-cration-du-monde.html' title='Jean d&apos;Ormesson : &quot;La création du monde&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RshTPAAF3oI/AAAAAAAAADI/TsRFRx8h0C8/s72-c/41Ah-sTcclL__AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3062175041978654852</id><published>2007-08-14T11:53:00.000+02:00</published><updated>2007-08-14T12:20:01.458+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Obsèques du Cardinal Lustiger</title><content type='html'>Vendredi dernier, j'ai été troublé devant les images de la retransmission télévisée des obsèques du cardinal Lustiger, à Paris. Troublé mais non choqué, à vrai dire. Voilà ce que cette cérémonie m'inspire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais été ému par le décès du prélat, auquel l'opinion attentive était préparée depuis ses adieux dignes et courageux, le 31 mai dernier, sous la coupole du quai Conti, lors de la séance qui avait vu l'élection de Max Gallo à l'Académie française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais, comme tout le monde, l'origine juive d'Aaron Lustiger, converti au catholicisme à l'adolescence. Je connaissais ce que la presse avait publié de ses dernières volontés relatives à l'organisation de ses funérailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile de dire que je suis pas antisémite. Au surplus, je ne crains pas de penser, d'écrire et de dire à qui veut l'entendre qu'aucun chrétien ne saurait être antisémite tant les Ecritures que nous avons en partage nous obligent, tant les siècles d'antagonisme et d'incompréhension nous accablent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le judaïsme est une religion distincte du christianisme, fors le tronc commun de l'Ancien Testament. Pour les chrétiens, les Saintes Ecritures comptent aussi, et surtout, le Nouveau Testament, avec les Evangiles annonçant la bonne nouvelle de la vie, de la mort et de la résurrection du Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, au début, à la vue de ces images sur l'écran, je fus touché par l'idée même de la récitation du kaddish, du prononcé de cette prière traditionnelle juive, en ouverture des obsèques du cardinal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis le trouble me gagna devant un rite appartenant à une autre foi, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ce n'était pas tant cette manifestation d'oecuménisme qui me gênait que l'idée que cela fût commenté en précisant que l'ancien titulaire du siège archiépiscopal de la la capitale française, proche du défunt Pape Jean-Paul II, aurait témoigné, à la fin de ses jours, n'avoir jamais cessé d'être juif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette admirable fidélité à la foi de sa mère morte à Auschwitz, victime de l'ignominie dont parfois les hommes savent se rendre coupables et dont ils sont impardonnables, ne peut ignorer les obligations du converti à la foi catholique, devenu prince de l'Eglise et membre du collège des chefs temporels comme spirituels de la chrétienté de rite catholique, placés par les Souverains Pontifes sur les marches de leur Trône de Rome. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que doivent penser les fidèles, les croyants en butte au relativisme ambiant d'une société qui travesti et confond tout ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, mon trouble est grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, dans "&lt;strong&gt;Le Monde&lt;/strong&gt;", le philosophe et universitaire Jean-Luc Marion témoigne de "&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-943730,0.html"&gt;l'intelligence de la foi&lt;/a&gt;" du cardinal Lustiger : "&lt;em&gt;Il vivait d'abord dans un face à face permanent, antérieur et irréfragable avec Dieu, avec une évidence absolue de sa présence&lt;/em&gt;." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marion ouvre sa tribune au journal du soir par ceci : "&lt;em&gt;Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas&lt;/em&gt;." (Isaïe, 7,9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comme je croie, j'essaie de comprendre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3062175041978654852?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3062175041978654852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3062175041978654852' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3062175041978654852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3062175041978654852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/obsques-du-cardinal-lustiger.html' title='Obsèques du Cardinal Lustiger'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6839716315789297929</id><published>2007-08-09T23:33:00.000+02:00</published><updated>2007-08-09T23:42:21.071+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>"La fille coupée en deux"</title><content type='html'>« &lt;a href="http://www.lafillecoupeeendeux.com/"&gt;La fille coupée en deux&lt;/a&gt; », le dernier film de &lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/claude-chabrol-2375.php"&gt;Claude Chabrol&lt;/a&gt;, dispose de tous les ingrédients pour être un très grand film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le fin scalpel d’un implacable médecin légiste, Chabrol autopsie les mœurs et les turpitudes de ses semblables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;La fille coupée en deux &lt;/strong&gt;» est une comédie de mœurs, une fable immorale servie par une distribution magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une jeune animatrice de la télévision locale lyonnaise tombe follement amoureuse d’un célèbre écrivain beaucoup plus âgé qu’elle, égoïste et libertin. Quand tout est consommé, il l’abandonne et la belle éplorée, plutôt que de se laisser mourir, finit par accepter d’épouser l’héritier d’une dynastie industrielle, aussi timbré que riche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/w2Xpak1__60"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/w2Xpak1__60" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ludivine Sagnier &lt;/strong&gt;est exceptionnelle. Elle manie avec un talent et un charme immenses toute la gamme des sentiments, tour à tour délicieusement allumeuse, séductrice, coquine, fragile, blessée, dépressive, humiliée, et j’en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Benoît Magimel &lt;/strong&gt;est, lui aussi, parfait dans le rôle du gosse de riche, arrogant et capricieux à souhait, totalement déséquilibré mais finalement lui aussi fragile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;François Berléand &lt;/strong&gt;est un sale type très crédible, manipulateur et jouisseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mathilda May &lt;/strong&gt;fait un retour remarqué au premier plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Catherine Silhol &lt;/strong&gt;est admirable dans son rôle de grande dame de la bourgeoisie lyonnaise, attachée à ses œuvres caritatives, à ses dîners en ville avec Monseigneur et à, surtout, veiller qu’aucun scandale ne vienne entacher son milieu social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, car il faut bien reconnaître qu’il y a un mais, la fin est décevante. Pour tout dire, le dénouement – un brin cucul la praline – n’est pas à la hauteur de l’amoralisme de cette histoire. On eût largement préféré une conclusion plus perverse que celle-ci qui est bien convenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre critique : je n'arrive toujours pas à apprécier la musique "grinçante" de Matthieu Chabrol qui, pour cause, figure, à chaque fois, sur la bande-originale des films de son père. Celle-ci ne fait pas exception à la règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut quand même aller voir « &lt;strong&gt;La fille coupée en deux &lt;/strong&gt;».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6839716315789297929?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6839716315789297929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6839716315789297929' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6839716315789297929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6839716315789297929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/la-fille-coupe-en-deux.html' title='&quot;La fille coupée en deux&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4941941805893129768</id><published>2007-08-06T12:04:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:36.960+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>François-Xavier Brunet : "Un songe d'or et de fumée"</title><content type='html'>Un homme fuit sa vie pour mieux renaître à une autre. Etienne Santini en fait peu à peu sa devise, lui qui devient François Meursault au fil des pages, criminel traqué malgré lui puis écrivain... malgré lui. Ce récit commence comme un polar ancré dans le sud-ouest, mêlant souvenirs érotiques et intrigue complexe. Mais il se transforme peu à peu en réflexion sur la littérature et l’inspiration, le livre devient « le parcours d’un possédé » qui finit par se rendre à la raison. Au creux des pages, des figures et des courbes de femmes apparaissent, en rêve ou en réalité. Et Nuria, la femme au double visage, mystérieuse et dominatrice, revêt son habit de muse moderne, libre et exigeante. Laissez-vous porter par le parfum d’aventure et de plaisir, une aventure de la chair et des mots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idAuteur=2034#edit"&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/upload/ouvrages/textes/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s1600-h/2748121902-frontcover.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s320/2748121902-frontcover.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095526916923164258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le point de vue de l'éditeu&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;r :&lt;strong&gt;Auteur à suivre.&lt;/strong&gt; D'une écriture précise et fluide, élégante sans être savante, l'auteur entraîne le lecteur dans les méandres d'une intrigue complexe où la haute finance croise les arcanes du pouvoir. Le héros narrateur, un universitaire toulousain auteur de polars érotiques à ses heures, se retrouve ainsi comme en prise directe avec ces univers qu'il a déclinés au long de ses romans... &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commander ce livre : &lt;a href="http://www.amazon.fr/songe-dor-fumÃ©e-FranÃ§ois-Xavier-Brunet/dp/2748121902/ref=sr_1_1/402-8373949-0522553?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1186395253&amp;sr=8-1"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4941941805893129768?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4941941805893129768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4941941805893129768' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4941941805893129768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4941941805893129768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/franois-xavier-brunet-un-songe-dor-et.html' title='François-Xavier Brunet : &quot;Un songe d&apos;or et de fumée&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rrbyu9KlhmI/AAAAAAAAADA/5rcirmcskNU/s72-c/2748121902-frontcover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3011518189453680332</id><published>2007-08-03T11:26:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:37.470+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Chardonne, Beckett et Woody Allen...</title><content type='html'>Amis, je vous ai déjà entretenus de &lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/jacques-chardonne-220.php"&gt;Jacques Chardonne&lt;/a&gt;. Que dire de plus de celui qui fut, avant d’être ce grand écrivain reconnu, directeur littéraire des éditions Stock ? Citons « &lt;strong&gt;Claire&lt;/strong&gt; », « &lt;strong&gt;Le bonheur de Barbezieux &lt;/strong&gt;», « &lt;strong&gt;Les destinées sentimentales &lt;/strong&gt;»…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime la langue précise sans être précieuse du romancier charentais. Alors, pour cette pause estivale, je vous invite dans ma bibliothèque personnelle. Vous y trouverez avec moi une pépite que je vous confie, l’espace d’un instant. Calez-vous bien dans un fauteuil. Si cela vous tente, goûtez un whisky (islay bien tourbé ?) et allumez un cigare (quelle incitation à la débauche !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL49dKlhjI/AAAAAAAAACo/sujjjDloASo/s1600-h/41787R9FXWL._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL49dKlhjI/AAAAAAAAACo/sujjjDloASo/s320/41787R9FXWL._AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094407863194191410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici entre vos mains une édition originale de 1956 des « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Matinales-Jacques-Chardonne/dp/2226115455/ref=sr_1_7/402-"&gt;Matinales&lt;/a&gt; », chez Albin-Michel. L’avertissement est de l’auteur : « &lt;em&gt;Tout le plaisir des jours est en leurs matinées, dit Malherbe. Voici des pages écrites dans les matinées de 1955 (six pages exceptées) ; elles n’ont d’autre lien que celui des jours à leur meilleur moment. Si l’on a du goût pour les contes et les romans, on en trouvera ici de la graine ; d’autres choses encore, et même un peu de fantaisie dans le mélange.&lt;/em&gt; » A savourer dans le silence des grandes siestes de l’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre genre mais joie intense de l’esprit préservé, cette saison, des trop fortes chaleurs, les cours inédits de littérature de &lt;a href="http://www.evene.fr/tout/samuel-beckett"&gt;Samuel Beckett&lt;/a&gt;, publiés chez Grasset cette année par Brigitte Le Juez, «&lt;a href="http://www.amazon.fr/Beckett-avant-lettre-Brigitte-Juez/dp/2246715318/ref=sr_1_2/402-8373949-0522553?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1186135789&amp;sr=8-2"&gt;Beckett avant la lettre&lt;/a&gt;». Avant d’être l’écrivain que l’on sait qu’il fut, Beckett enseigna au début des années 30 la littérature française au Trinity College de Dublin. Rachel Burrows, une de ses étudiantes, a conservé précieusement les notes qu’elle prit alors. Le jeune enseignant avait pour mission d’introduire son auditoire à la littérature moderne par deux sésames, Gide pour le roman et Racine pour le théâtre. Dans ses explications, il oppose le premier à Balzac et le second à Corneille. Le compte-rendu de ces cours n’est pas le verbatim fidèle mais permet de découvrir une pensée bientôt au service d’une œuvre. Ce cahier de notes dormait depuis des décennies dans les archives de la bibliothèque du Trinity College. Grâces soient rendues à Mme Le Juez, qui enseigne aujourd’hui la littérature française à la même université irlandaise, de l’avoir sorti de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL5fdKlhkI/AAAAAAAAACw/rCemcjO0lkU/s1600-h/41hon2Qbz-L._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL5fdKlhkI/AAAAAAAAACw/rCemcjO0lkU/s320/41hon2Qbz-L._AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094408447309743682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, et vive l’éclectisme !, offrez-vous le dernier &lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/woody-allen-75.php"&gt;Woody Allen&lt;/a&gt;. Non pas le film mais le livre. En effet, le plus français des cinéastes américains a publié avant l’été un recueil de nouvelles intitulé « &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/images/2081203677/sr=1-1/qid=1186134439/ref=dp_image_0/402-8373949-0522553?ie=UTF8&amp;n=301061&amp;s=books&amp;qid=1186134439&amp;sr=1-1"&gt;L’erreur est humaine &lt;/a&gt;» (Flammarion). Il ne serait pas humain de s’en priver. Vous y découvrirez, dans la veine de l’auteur, de courtes histoires, des fables morales toutes plus déjantées, bizarres et drôles les unes que les autres. Il faut aimer l’humour au second degré et le sens de l’absurde d’Allen pour savourer « &lt;strong&gt;L’erreur est humaine &lt;/strong&gt;». Je n’ai, pour ma part, pas boudé mon plaisir. Citons de lui seulement une réplique du personnage qu’il incarne dans « Scoop », son film le plus récent : « &lt;em&gt;Je suis né de confession hébraïque et je me suis aussitôt converti au narcissisme.&lt;/em&gt; » Sans renoncer au plaisir de celle-ci, râbachée mais tellement drôle : « &lt;em&gt;Dieu est mort, Marx est mort, et moi-même, je ne me sens pas très bien… &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL6NtKlhlI/AAAAAAAAAC4/j9sajOd-3kk/s1600-h/417t50bLS%252BL._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL6NtKlhlI/AAAAAAAAAC4/j9sajOd-3kk/s320/417t50bLS%252BL._AA240_" border="0" &lt;br /&gt;alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094409241878693458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/X31pBRzhqaw"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/X31pBRzhqaw" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3011518189453680332?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3011518189453680332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3011518189453680332' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3011518189453680332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3011518189453680332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/chardonne-beckett-et-woody-allen.html' title='Chardonne, Beckett et Woody Allen...'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RrL49dKlhjI/AAAAAAAAACo/sujjjDloASo/s72-c/41787R9FXWL._AA240_' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-1093721270922890534</id><published>2007-08-01T11:29:00.000+02:00</published><updated>2007-08-01T12:10:46.097+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Giuseppe Verdi : "Le Trouvère" (Il Trovatore)</title><content type='html'>Cet extrait n'est pas celui de la représentation du &lt;a href="http://www.choregies.asso.fr/fr/28_juillet.html"&gt;Trouvère&lt;/a&gt; de Verdi, donnée hier soir aux &lt;a href="http://www.choregies.asso.fr/"&gt;Chorégies d'Orange&lt;/a&gt;, et retransmise en direct sur France 2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut néanmoins un bonheur d'une intensité extraordinaire qui ne peut laisser personne insensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pour le plaisir, écoutez l'air célébrissime de l'acte 2 de ce magnifique opéra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opéra n'est pas un art élitisme, réservé à des érudits. C'est, par essence, un spectacle populaire complet, alliant musique, chant, théâtre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/Jy10nZMrP9AXu5t37"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/Jy10nZMrP9AXu5t37" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xrxn1_verdi-il-trovatore-anvil-chorus_music"&gt;Verdi - Il trovatore - Anvil Chorus&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Quarouble"&gt;Quarouble&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah!, comme cela fait du bien à l'âme!...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-1093721270922890534?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/1093721270922890534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=1093721270922890534' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1093721270922890534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1093721270922890534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/08/giuseppe-verdi-le-trouvre-il-trovatore.html' title='Giuseppe Verdi : &quot;Le Trouvère&quot; (Il Trovatore)'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6829425225664629908</id><published>2007-07-30T12:01:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:37.770+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Joris-Karl Huysmans : "Les Habitués de café", "Le Buffet des gares", "Le Sleeping-car"</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.huysmans.org/indexf.htm"&gt;Joris-Karl Huysmans&lt;/a&gt; fut le contemporain de Zola – il contribua aux « &lt;strong&gt;Soirées de Médan &lt;/strong&gt;» – mais aussi d’Edmond de Goncourt ou de Paul Verlaine qui comptèrent parmi ses amis proches. Sa bibliographie compte des titres qui ne laissent personne indifférent : « &lt;strong&gt;Le drageoir aux épices &lt;/strong&gt;», « &lt;strong&gt;A rebours &lt;/strong&gt;» ou « &lt;strong&gt;Là-bas &lt;/strong&gt;». Il est ce que l’on appelle un classique puisque figurant au programme du baccalauréat ( au moins de celui que j’ai obtenu il y a vingt ans…). Cet écrivain, d’abord naturaliste, se détourna de cette veine littéraire pour s’orienter vers une autre, plus fantastique voire sataniste ou plus simplement occultiste, avant de se tourner vers le catholicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rq3d7dKlhiI/AAAAAAAAACg/gZicXwOdNYM/s1600-h/meunier.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rq3d7dKlhiI/AAAAAAAAACg/gZicXwOdNYM/s320/meunier.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092970767136949794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huysmans, fonctionnaire toute sa vie au Ministère de l’Intérieur et des Cultes, ne prisait guère les voyages, les départs, la cohue, la bousculade des corps. Les cafés et les buffets de gare l’horripilaient au possible.. Mais il avait cependant une dilection marquée pour certains établissements désuets, abandonnés des gens pressés, souvent des cafés de la rive gauche. Il y croisait un petit monde d’habitués dont les manies et les ridicules lui plaisaient. Il en croqua quelques-uns. De ces notes, il fit « &lt;strong&gt;De tout &lt;/strong&gt;», qui parut chez Stock en 1902. On y trouve des textes comme « &lt;a href="http://www.amazon.fr/habituÃ©s-cafÃ©-Suivi-buffet-sleeping-car/dp/2907156195"&gt;Le Buffet des gares &lt;/a&gt;» ou « &lt;a href="http://www.amazon.fr/habituÃ©s-cafÃ©-Suivi-buffet-sleeping-car/dp/2907156195"&gt;Le Sleeping-car &lt;/a&gt;». « &lt;a href="http://www.amazon.fr/habituÃ©s-cafÃ©-Suivi-buffet-sleeping-car/dp/2907156195"&gt;Les Habitués de café &lt;/a&gt;» furent édités par Le Figaro en 1889, dans une série intitulée « Les types de Paris ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce dernier texte qui a donné son nom à une &lt;a href="http://www.amazon.fr/habituÃ©s-cafÃ©-Suivi-buffet-sleeping-car/dp/2907156195"&gt;très jolie réédition &lt;/a&gt;aux éditions Séquences, en 2003, préfacée par René-Pierre Colin. « &lt;a href="http://www.amazon.fr/habituÃ©s-cafÃ©-Suivi-buffet-sleeping-car/dp/2907156195"&gt;Les Habitués de café, suivi de Le Buffet des gares, Le Sleeping-car &lt;/a&gt;» sont trois textes brefs mais qui procurent l’immense jouissance que seuls offrent les grands auteurs sachant manier la langue française comme un interprète virtuose joue de son instrument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huysmans nous invite à le suivre dans un de ces cafés tranquilles qu’il affectionne : le café Caron, situé rue des Saints-Pères, au coin de la rue de l’Université. « &lt;em&gt;Au premier abord, ce café ne semble pas différent des bons vieux cercles de province ; mais sa clientèle qui est vieillotte et bizarre, et qui ne fleure ni le cancanage, ni le désoeuvré mesquin d’une province, a déteint sur sa physionomie et marqué d’une particulière étampe la sénilité de ses pièces.&lt;/em&gt; » Sur les « divans de velours amarante usé », l’écrivain brosse des portraits et des scènes de genre savoureux. « &lt;em&gt;Et c’est dans ce milieu douillet, aux tons tranquilles, qu’il faut observer le véritable habitué dont j’ai parlé, l’homme qui va au café sans intérêt de jeu puisqu’on n’y joue pas, d’affaires, car aucun négociant ne le fréquente, sans désir de conversation, car on n’y parle guère, sans même le besoin de pipes fumées, libre, car l’usage de la pipe y est interdit. &lt;/em&gt;» Rendez-vous donc au café Caron y retrouver ce genre-là d’individus typiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien avant le « dîner de cons », Huysmans nous invite au déjeuner dans un buffet de gare. C’est le deuxième texte de ce petit et précieux recueil. « &lt;em&gt;Le bonheur des uns est généralement fait par la vue du malheur des autres ; ce n’est évidemment pas un sentiment glorieux que j’énonce, mais il n’est, hélas ! que trop authentique et c’est à ce sentiment peu louable que je cédais, alors que, n’ayant pas de train à prendre, j’allais déjeuner dans un buffet de gare. &lt;/em&gt;» Je vous laisse découvrir la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre se poursuit et s’achève par « &lt;strong&gt;Le Sleeping-car &lt;/strong&gt;» qui décrit le calvaire d’un voyage en wagon couchettes, avec cette promiscuité des corps et de leurs sécrétions nauséeuses. « &lt;em&gt;Le sleeping est devenu un garni dans lequel s’agite le personnel d’une maison de jeu. Ce port ostentatoire, cette tenue courtoise et grave, dont il s’affublait, hier, à Paris, n’est plus. L’on aperçoit dans les chambres, le fumier des litières, la crasse des matelas, le saccage des oreillers et des couvertures, toute une bauge, dominée par le ridicule enfantillage de ces plafonds que décore un vieux ciel peint.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, pour finir, en lisant ce petit bouquin, faites spicilège de quelques jolis mots que je glane pour vous et qui réjouiront aussi cruciverbistes et joueurs de scrabble : &lt;strong&gt;maringote&lt;/strong&gt; (voiture de saltimbanque, de roulier), &lt;strong&gt;écornifler&lt;/strong&gt; (se procurer quelque aubaine aux dépens d’autrui), &lt;strong&gt;taler&lt;/strong&gt; (fouler les fruits) et, enfin, &lt;strong&gt;saltarelle&lt;/strong&gt; (danse du XVème siècle s’apparentant à la gaillarde). On en mangerait comme d’une gourmandise de ces mots-là. !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6829425225664629908?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6829425225664629908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6829425225664629908' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6829425225664629908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6829425225664629908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/07/joris-karl-huysmans-les-habitus-de-caf.html' title='Joris-Karl Huysmans : &quot;Les Habitués de café&quot;, &quot;Le Buffet des gares&quot;, &quot;Le Sleeping-car&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rq3d7dKlhiI/AAAAAAAAACg/gZicXwOdNYM/s72-c/meunier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2743284377836489495</id><published>2007-07-12T18:44:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:37.920+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Orhan Pamuk : "Neige"</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.evene.fr/livres/livre/orhan-pamuk-neige-15870.php"&gt;Orhan Pamuk&lt;/a&gt; est un écrivain turc contemporain que les lecteurs français connaissent depuis, cela fait quelques années maintenant, qu’il a rencontré un succès international avec ses romans. Il a commencé sa carrière littéraire au début des années 80 et, auteur engagé, il n’hésite jamais à dénoncer les injustices et les incohérences de son pays et de sa religion. Cette liberté de parole lui a souvent été reprochée par les autorités turques et, en 2005, suite à une interview dans laquelle il pointe du doigt les violences politiques, il est d'ailleurs poursuivi, sans suites, pour "insulte à l'identité de son pays". Mais l'homme a su se hisser au rang des plus grands noms de la littérature mondiale, et se voit finalement décerner le 12 octobre 2006 la plus prestigieuse des distinctions : le Prix Nobel de littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RpZbDhHUl2I/AAAAAAAAACY/ShT8G7wKt-E/s1600-h/51BAF1DEMGL__AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RpZbDhHUl2I/AAAAAAAAACY/ShT8G7wKt-E/s320/51BAF1DEMGL__AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086352945148368738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;a href="http://www.amazon.fr/Neige-Orhan-Pamuk/dp/2070771245"&gt;Neige&lt;/a&gt; » (Gallimard) n’est pas la dernière œuvre de Pamuk publiée en France mais ce roman aux allures de fable politique décrit les tourments de la Turquie actuelle. Ce livre a été publié en 2005, au moment où son auteur connaissait ses ennuis avec la justice. Il constitue donc un témoignage passionnant autant qu’écrasant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le personnage, Ka, poète turc exilé à Francfort, revient dans son pays natal pour y revoir sa mère, à Istanbul. Là, il décide se rendre aux confins de l’Anatolie, du Kurdistan et de l’Arménie, à Kars, pour y écrire un reportage que lui commande un journal stambouliote sur une série de suicides qui affecte les jeunes filles de la région. Ces drames sont étroitement liés aux pressions et aux difficultés qu’elles affrontent pour obtenir le droit de porter le voile à l’école. Ka débarque dans cette ville-frontière alors qu’une tempête de neige recouvre la cité et la coupe du monde. Mais une autre quête anime Ka, celle de l’amour d’Ipek, une belle et mystérieuse jeune femme, ex-épouse du candidat islamiste à la mairie de Kars, fille d’un ancien militant communiste et dont la sœur, Khadife est la maîtresse d’un chef clandestin de la mouvance religieuse, l’étrange Lazuli. Dans ce maelström, Ka retrouve l’inspiration perdue et le temps d’écrire des poèmes alors qu’il traverse, au péril de sa vie, la rivalité meurtrière entre islamistes et républicains kémalistes au moment d’un putsch théâtral et crapuleux. Ce récit, lourd de sens, se déroule sur fond de misère (matérielle et morale) et d’isolement. Il illustre aussi non seulement la culpabilité que ressent tout émigré de retour au pays mais également l’équivoque des sentiments de la société turque à l’égard de la civilisation européenne, faits à la fois d’attraction et de répulsion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a, dans le roman de Pamuk, cette neige, lourde et collante, qui crée une atmosphère pesante, étouffante. A Kars, la mort rôde à tous les coins de rues, et Dieu aussi, mais un Dieu terrible, qui n’est pas fait de miséricorde. Et cette lenteur, cette lenteur excessive, effrayante et angoissante, dans une ville amortie, assourdie, étouffée dans l’ouate blanche et duveteuse de la neige trop abondante. La lecture de « Neige » a, pour moi, été lente elle-aussi car je n’ai jamais pu le lire plus de vingt minutes d’affilée tant sa narration dépressive est contagieuse. Mais on y revient quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;Neige&lt;/strong&gt; » apporte un éclairage passionnant sur cette culture qui frappe à la porte de l’Union européenne. A défaut de la visiter, il faut connaître sa littérature pour appréhender une civilisation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2743284377836489495?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2743284377836489495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2743284377836489495' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2743284377836489495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2743284377836489495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/07/orhan-pamuk-neige.html' title='Orhan Pamuk : &quot;Neige&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RpZbDhHUl2I/AAAAAAAAACY/ShT8G7wKt-E/s72-c/51BAF1DEMGL__AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-9093159536692594719</id><published>2007-07-06T13:18:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:38.359+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Tzvetan Todorov : "La littérature en péril"</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/tzvetan-todorov-4183.php"&gt;Tzvetan Todorov &lt;/a&gt;est peu connu du grand public français. Natif de Bulgarie, cet historien et essayiste vit pourtant en France depuis le début des années 1960 et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui font autorité. Actuellement directeur de recherche honoraire au CNRS, Todorov a publié en début d’année, chez Flammarion (dans la collection « Café Voltaire »), un pamphlet au titre éloquent : « &lt;a href="http://www3.fnac.com/search/quick.do?SearchType=QUICKSEARCH&amp;text=Tzvetan+Todorov&amp;Origin=EVENE&amp;OriginClick=yes&amp;category=all"&gt;La littérature en péril&lt;/a&gt; ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Ro4l-Al3MpI/AAAAAAAAACQ/HiciKDKpA3Y/s1600-h/9782081201897.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Ro4l-Al3MpI/AAAAAAAAACQ/HiciKDKpA3Y/s320/9782081201897.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5084042776588792466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prière d’insérer est, lui aussi, parfaitement explicite sur l’intention de l’écrivain : « &lt;em&gt;Une conception étriquée de la littérature, qui la coupe du monde dans lequel on vit, s’est imposée dans l’enseignement, dans la critique et même chez nombre d’écrivains. Le lecteur, lui, cherche dans les œuvres de quoi donner sens à son existence. Et c’est lui qui a raison.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit donc d’un bref essai, véritablement enthousiasmant, qui sonne une charge impitoyable et taille en pièces les professeurs, les critiques littéraires et tous les gens prétendument de lettres qui ont, à ses yeux, dénaturé la littérature au point d’en menacer l’existence même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Aussi loin que remontent mes souvenirs, je me vois entouré de livres.&lt;/em&gt; » C’est ce précieux héritage transmis par ses parents – bibliothécaires – que Todorov entend défendre. Et de raconter comment, jeune étudiant de la faculté de lettres de Sofia (songeons que la Bulgarie était à l’époque sous le joug communiste), il vint en France pour compléter ses études et ne plus jamais quitter ni ce pays ni sa littérature. Dès l’avant-propos, il donne une des plus belles définitions qui m’ait jamais été donné de connaître : « &lt;em&gt;Si je me demande aujourd’hui pourquoi j’aime la littérature, la réponse qui me vient spontanément à l’esprit est : parce qu’elle m’aide à vivre. (…) Plutôt que d’évincer les expériences vécues, elle me fait découvrir des mondes qui se placent en continuité avec elles et me permet de mieux les comprendre. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors par quoi la littérature peut-elle bien être mise dans un péril tel qu’il faille s’en inquiéter ? Par le fait, selon Tzvetan Todorov, qu’elle est « &lt;em&gt;réduite à l’absurde.&lt;/em&gt; » Premières à comparaître, l’Education nationale et ses instructions officielles. Elles sont ici incriminées car la théorie de l’enseignement des lettres qui prévaut – et nous en avons tous fait l’amère expérience – consiste à non plus étudier les œuvres (ni pour elles-mêmes, ni pour ce qu’elles apportent) mais les outils dont elles se servent. Bref, « &lt;em&gt;à l’école, on n’apprend pas de quoi parlent les œuvres mais de quoi parlent les critiques.&lt;/em&gt; » Il faut donc revenir à l’étude des auteurs, de leur œuvre et de leurs textes de préférence aux concepts fumeux dont on embrouille l’esprit de nos potaches désabusés. De là provient le dépérissement des filières littéraires au baccalauréat qui n’attirent plus que moins d’un lycéen sur dix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de l’école, Todorov dénonce la dérive complaisante et narcissique, jusqu’à l’obscénité, incarnée par la mode de l’ « autofiction ». Cet étalage d’émois et d’expériences souvent intimes éloigne le lecteur de la littérature pour le mettre au cœur d’un processus d’écriture thérapie ou catharsis. La littérature se perd quand elle se conçoit comme trop autonome à l’égard du monde et de l’époque dans lesquels elle éclot. L’essayiste brosse alors un tableau qui va de la naissance de l’esthétique moderne au siècle que nous venons à peine de quitter, en passant par le romantisme et les avant-gardes. Et de regretter que « &lt;em&gt;désormais, un abîme se creuse entre littérature de masse, production populaire en prise directe avec la vie quotidienne de ses lecteurs ; et littérature d’élite, lue par les professionnels –critiques,  professeurs, écrivains – qui ne s’intéressent qu’aux seules prouesses techniques de ses créateurs. &lt;/em&gt;» Car il ne faut pas oublier le rôle déterminant des romans populaires qui ont contribué à l’essor de la lecture et au développement du goût de générations entières. Que serais-je moi-même devenu si je n’avais pas, dès le plus jeune âge, dévoré Alexandre Dumas, Marcel Pagnol et ces fabuleux romans de flibustiers publiés dans la « Bibliothèque verte » ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;La littérature a un rôle vital à jouer &lt;/em&gt;» et il faut en développer la pénétration dans la société en favorisant la lecture par tous les moyens. Il faut aussi replacer les études littéraires, dans leur authentique acception, et les humanités au sens le plus large au cœur du système éducatif français. Voilà un beau défi pour notre civilisation dont il faut bien reconnaître qu’elle part en capilotade.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-9093159536692594719?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/9093159536692594719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=9093159536692594719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9093159536692594719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9093159536692594719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/07/tzvetan-todorov-la-littrature-en-pril.html' title='Tzvetan Todorov : &quot;La littérature en péril&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Ro4l-Al3MpI/AAAAAAAAACQ/HiciKDKpA3Y/s72-c/9782081201897.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7109111057639006584</id><published>2007-07-04T22:36:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:38.543+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Notes de lectures sur le "Spicilège" de Montesquieu</title><content type='html'>Il y a quelques semaines, dans ce quartier de l’Odéon où j’aime tant à me baguenauder quand je me rends à Paris, j’ai fait l’emplette d’une bien jolie trouvaille à la Librairie Claude Buffet, sise rue Saint-Sulpice. Il s’agit d’une édition du « &lt;strong&gt;Spicilège&lt;/strong&gt; » de &lt;strong&gt;Montesquieu&lt;/strong&gt;, publiée chez Flammarion en 1944.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’introduction et les notes sont d’André MASSON, Inspecteur Général des Bibliothèques et des Archives. L’édition originale posthume de ce texte de Montesquieu a été rachetée par la Ville de Bordeaux à l'occasion de la dispersion, en 1939, au cours d'une vente aux enchères, des manuscrits de Montesquieu conservés depuis deux siècles au château de la Brède. J’ai en mains un très bel exemplaire numéroté sur vélin.  Ici, le plaisir des yeux et des doigts rejoint celui de l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RowFjQl3MoI/AAAAAAAAACI/gOuCWnnIutc/s1600-h/5cab_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RowFjQl3MoI/AAAAAAAAACI/gOuCWnnIutc/s320/5cab_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083444182701781634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le laboratoire de recherche du CNRS, abrité par l’Ecole normale supérieure de lettres et sciences humaines de Lyon, et qui anime &lt;a href="http://montesquieu.ens-lsh.fr/"&gt;un très intéressant site sur le web consacré à Montesquieu&lt;/a&gt;, note ceci à propos de ces carnets de notes du philosophe girondin : « &lt;em&gt;Terme technique d’agriculture désignant en latin l’action de glaner, de recueillir dans les champs les épis échappés aux moissonneurs, " spicilegium " - spicilège - s’entend métaphoriquement comme recueil de documents inédits, « collection de pièces, d’actes et de documents qui n’avaient jamais été imprimés » (Journal des savants, 1978). Dès le début du XVIIIe siècle, le terme signifie également, comme en témoigne le Dictionnaire de Trévoux (1752), " recueil de morceaux, de pensées, d’observations"&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur du « &lt;strong&gt;Spicilège&lt;/strong&gt; » y retrouve des notes glanées au fil de lectures ou de rencontres qui font de ces pages non un journal intime – encore que l’exercice est savoureux quand le diariste est un grand écrivain – mais un carnet de notations préalables à l’écriture, une récolte de citations et de notions qui feront le matériau d’une œuvre qu’il est excitant de discerner alors qu’elle n’est qu’en devenir à ce stade-là. Le travail d’un écrivain n’est rien sans ce limon, ces sédiments qui en font la structure et la densité. André Masson qui introduit et annote ces carnets inédits de Montesquieu donne au titre de l’ouvrage qu’il nous donne à connaître une signification allant plus loin que la simple étymologie : « &lt;em&gt;Le Spicilège (spicilegium) signifie étymologiquement la cueillette des épis. En ayant ainsi baptisé son manuscrit, l’auteur semble nous dire : le blé est mûr, mais la farine n’est pas moulue, le pain n’est pas cuit. Ce ne sont pas les prémices d’une composition littéraire que l’on offre, mais les matériaux réunis avant que l’idée ne jaillisse, les matériaux d’où jaillira l’idée. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de cueillette d’épis, glanons quelques notes de lecture relevées au fil du « Spicilège » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;De tous les anciens poètes, Ovide est celui qui a découvert les plus beaux secrets de la nature. Il instruit les hommes à pousser le soupir juste et les femmes à le recevoir, les hommes à prendre l’heure du berger et les femmes à l’offrir. Comme c’étoit l’homme du monde qui savoit le mieux aimer et qui aimoit le plus mal, il a si bien humanisé la vertu que le pudeur s’est trouvée d’accord avec la galanterie.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur une requête de marchands, présentée au Régent en 1715, sur le cours de l’écu, il est fait valoir que : « &lt;em&gt;La situation de la France est si heureuse qu’elle peut se passer des marchandises étrangères sans que les étrangers puissent se passer des siennes. Il est donc important que le François trouve son compte à consommer ses denrées plutôt que celles des étrangers, et que les étrangers trouvent le leur à acheter les marchandises de France, préférablement à toutes celles de l’Europe&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Il n’y a point de profit à faire des conquêtes, à moins que ce ne soit pour servir de barrière : ce sont des branches trop étendues, qui tirent tout le suc du tronc. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;La liberté est en nous une imperfection : nous sommes libres et incertains, parce que nous ne servons pas certainement ce qui est le plus convenable. Il n’en est pas de même de Dieu : comme il est souverainement parfait, il ne peut agir que de la manière la plus parfaite.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;L’empire romain a été un miracle de l’univers, dans lequel il a fallu que tant de circonstances aient concouru, que pareille chose n’arrivera peut-être jamais.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Notre âme n’est déterminée que par la vanité, ou bien par les plaisirs causés par l’union de l’âme et du corps. La raison pourquoi ceux qui ne pensent rien, ou qui pensent à leur être sont tristes, c’est que, dans ces occasions, l’âme ne sent que sa petitesse et n’est point portée aux idées extérieures de grandeur.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le grand mal de la révocation de l’Edit de Nantes, c’est que cela a privé le royaume de toute une classe de gens comme ouvriers, marchands, etc. Le mal auroit été moins grand si l’on avoit pris dans toutes les classes. Il est moins pernicieux d’ôter du sang de tout le corps que de retrancher un membre.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Belle idée du cardinal de Polignac : Au commencement, les hommes sacrifioient des troupeaux parce qu’ils avoient des troupeaux et rien de plus. Ils les donnoient à Dieu, c’est à dire ils s’en privoient, car, comme tout est à Dieu, on ne peut lui donner qu’en se privant. Dieu exigea ensuite de nouvelles privations ou sacrifices et dit : "je veux que tu te prives pour moi de ta raison même (mystères) ; je veux que tu te prives pour moi de tes plaisirs (pénitences)" &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Autre idée du même. Dieu dit aux Juifs, lorsque Salomon eut achevé le Temple :"Tandis que vous observerez ma loi, le Temple subsistera." Ils cessèrent de l’observer et Nabuchodonosor les punit. Ils revinrent et rétablirent le Temple et il faut, pour que la prophétie soit vraie, que les Juifs n’observassent plus la loi lorsque le Temple fut détruit. Mais ils n’ont jamais été si fidèles, si bien qu’ils se révoltèrent parce que les aigles romaines avoient passé sur leurs terres. Il faut donc que, pour lors, la loi ne fût plus bonne et qu’il fût arrivé un changement.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Du Craftsman : le gouvernement est bon lorsque les lois sont telles qu’elles produisent nécessairement la vertu et peuvent faire que même des hommes mauvais deviennent de bons ministres&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;J’ai lu dans un livre sur la morale des Jésuites, qu’on leur reproche d’avoir soutenu que Dieu a accordé la bonne opinion de soi-même, comme récompense, à ceux qui ne sont pas assez heureux pour avoir l’approbation des autres, et que c’est pour cela que les grenouilles se plaisent à leur chant.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Je ne sais comment il arrive qu’il est impossible de former un système du Monde sans être d’abord accusé d’athéisme : Descartes, Newton, Gassendi, Malebranche. En quoi on ne fait autre chose que prouver l’athéisme et lui donner des forces, en faisant croire que l’athéisme est si naturel que tous les systèmes, quelque diffréents qu’ils soient, y tendent toujours.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le Duc de Saint-Simon m’a dit qu’ayant été nommé ambassadeur à Rome, comme on vit qu’il voulait faire quelque chose, on travailla à le discréditer auprès du feu Roi, à force de lui dire qu’il avoit de l’esprit. Ce qui arriva très vite auprès d’un homme qui ne pouvoit souffrir des talents supérieurs, qui donnoit le commandement à des gens décrépits et le ministère à des jeunes gens.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le maréchal de Berwick dit qu’il ne sait pas ce que c’est qu’aimer le peuple ; qu’il sait bien ce que c’est qu’aimer l’Etat ; mais qu’il ne sait qu’aimer les honnêtes gens du peuple et haïr les malhonnêtes gens du peuple.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;J'ai lu, ce 6 avril 1734, "Manon Lescaut", roman composé par le père Prévost. Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon, et l’héroïne, une catin, qui est menée à la Salpetrière, plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros, le chevalier des Grieux, ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. Manon aime aussi ; ce qui fait pardonner le reste de son caractère. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Epitaphe du père Hardouin : credulitatae puer, audacia juvenis, deliriis senex – il avait la crédulité d’un enfant, l’audace d’un jeune homme et les rêveries d’un vieillard.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Sur la religion : quand je crois ce que je pense, je cours le risque de me tromper ; mais quand je crois ce qu’on me dit, j’ai deux criantes, l’une que celui qui me parle se trompe, l’autre qu’il veuille me tromper.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Oh ! combien les hommes gâtent tout en matière de religion, parce qu’ils y mêlent toujours leur intérêt et leur orgueil !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Les dignités, dit Mgr Cerati, ne sont ni des sources de bonheur, ni des témoignages de mérite.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est loisible de se procurer dans le commerce quelques éditions de ces précieux et fascinants carnets de Montesquieu. &lt;a href="http://amazon.fr/s/ref=nb_ss_w/402-0025419-1092967?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&amp;initialSearch=1&amp;url=search-alias%3Dstripbooks&amp;field-keywords=spicil%E8ge&amp;Go.x=4&amp;Go.y=14"&gt;Amazon.fr &lt;/a&gt;en dispose de quelques-uns à ce jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7109111057639006584?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7109111057639006584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7109111057639006584' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7109111057639006584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7109111057639006584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/07/notes-de-lectures-sur-le-spicilge-de.html' title='Notes de lectures sur le &quot;Spicilège&quot; de Montesquieu'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RowFjQl3MoI/AAAAAAAAACI/gOuCWnnIutc/s72-c/5cab_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-8299954288523983691</id><published>2007-07-01T15:38:00.000+02:00</published><updated>2007-07-02T22:46:42.270+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Antoine Compagnon : "La littérature, pour quoi faire ?" (suite)</title><content type='html'>La littérature n’est pas ontologiquement antinomique de la culture scientifique. C’est un travers bien français que de les opposer l’une à l’autre, un travers accentué par la séparation instaurée au XIXème siècle, rappelle Antoine Compagnon dans sa Leçon Inaugurale au Collège de France (« &lt;strong&gt;La littérature pour quoi faire &lt;/strong&gt;», Fayard, 2007), qui a progressivement marginalisé les langues anciennes et les humanités au lycée. Pour le spécialiste de la littérature française moderne et contemporaine, alors que notre système éducatif se trouve à un moment charnière décisif, « &lt;em&gt;c’est la connaissance littéraire qu’il s’impose à nous de défendre.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le savant érudit place alors la lecture à une place qui sied au vulgaire, celle de la vie quotidienne. Et de rappeler, en substance, que si lire n’est pas indispensable à la vie, il est tout de même plus aisé de vivre en sachant lire. Et d’en appeler aussitôt à Francis Bacon. L’homme d’Etat et philosophe anglais de l’époque élisabethaine, auteur de la célèbre « &lt;strong&gt;Nouvelle Atlantide &lt;/strong&gt;», où se trouve décrite une société savante aux prémices de la Royal Society, a tout dit en écrivant ceci : « &lt;em&gt;La lecture rend un homme complet, la conversation rend un homme alerte, et l’écriture rend un homme précis. C’est pourquoi, si un homme écrit peu, il doit avoir une bonne mémoire ; s’il cause peu, il doit avoir l’esprit vif ; et s’il lit peu, il doit avoir beaucoup de ruse, pour paraître savoir ce qu’il ne sait pas. &lt;/em&gt;» Quel est donc le véritable pouvoir qu’exerce la littérature sur l’homme cultivé, si elle exerce un tel empire sur l’être social ? Antoine Compagnon trace, dans sa conférence inaugurale, quatre explications à lui familières de ce pouvoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La première définition est celle, classique, de « la vie bonne », celle défendue par Aristote (« &lt;strong&gt;Poétique&lt;/strong&gt; »). La représentation du monde et de la nature est une tendance naturelle des hommes qui les distingue des bêtes, qui mène à une inclination à prendre plaisir à ces représentations. En bref, « &lt;em&gt;la littérature instruit en plaisant.&lt;/em&gt; » C’est l’avertissement de l’Abbé Prévost à son roman « &lt;strong&gt;Manon Lescaut &lt;/strong&gt;» : « &lt;em&gt;Outre le plaisir d’une lecture agréable, on y trouvera peu d’événements qui ne puissent servir à l’instruction des mœurs ; et c’est rendre, à mon avis, un service considérable au public que de l’instruire en l’amusant.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième définition du pouvoir de la littérature est plus tardive. Antoine Compagnon la voit apparaître avec les Lumières et s’approfondir avec le Romantisme. Elle n’est plus un moyen d’instruire en plaisant, mais un remède. Elle vise alors à guérir l’homme de l’obscurantisme religieux, elle devient un instrument de justice et de tolérance. La lecture est le véhicule privilégié de la liberté et de la responsabilité de l’individu. Voltaire est un porte-voix, Condorcet dresse le « &lt;strong&gt;Tableau des progrès de l’esprit humain &lt;/strong&gt;».Contre-pouvoir, la littérature le demeure même quand elle est d’imagination, désintéressée car elle libère d’un monde utilitariste et productif. En contrepartie, se trouve l’écueil de la récupération de la littérature et la réponse parnassienne par la recherche de l’art pour l’art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième définition proposée par Antoine Compagnon est plus ambitieuse, mais aussi plus abstraite. Ici, la littérature est décrite comme « &lt;em&gt;corrigeant les défauts du  langage.&lt;/em&gt; »  Elle vise non plus à libérer l’homme de la société mais de l’inadéquation du langage. Le conférencier cite ici Mallarmé, Bergson, Proust encore une fois, les surréalistes, Yves Bonnefoy, Michel Foucault et Roland Barthes. La littérature devient progressivement une philosophie, une linguistique, non plus un moyen mais un objet d’étude, un champ d’investigation autant que de création. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les pouvoirs classique, romantique et moderne conférés à la littérature, Antoine Compagnon voit comme une réaction d’en avoir «&lt;em&gt;mésusé ou abusé&lt;/em&gt;. » Elle n’a pas toujours servi de justes causes ; Baudelaire ou Flaubert ont tenté de récuser tout pouvoir de la littérature autre que sur elle-même. Le XXème siècle et ses abominations ont fait considérer à quelques-uns que la littérature était désormais vaine. Puis, à la fin de celui-ci, on en est venu à s’en méfier créant une sorte de paradoxe à rebours des Lumières qui veut qu’en ce début de siècle, la littérature n’est plus tout à fait ressentie comme un moyen de libération mais au contraire comme l’instrument de la domination d’une caste sociale, d’une élite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Compagnon conclut presque par ces mots : « &lt;em&gt;Il est temps de faire à nouveau l’éloge de la littérature, de la protéger de la dépréciation, à l’école et dans le monde.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=297884" title="WebAnalytics"&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/java-script"&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--&lt;br /&gt;Xt_param = 's=297884&amp;p=';&lt;br /&gt;try {Xt_r = top.document.referrer;}&lt;br /&gt;catch(e) {Xt_r = document.referrer; }&lt;br /&gt;Xt_h = new Date();&lt;br /&gt;Xt_i = '&lt;img width="39" height="25" border="0" alt="" ';&lt;br /&gt;Xt_i += 'src="http://logv7.xiti.com/hit.xiti?'+Xt_param;&lt;br /&gt;Xt_i += '&amp;hl='+Xt_h.getHours()+'x'+Xt_h.getMinutes()+'x'+Xt_h.getSeconds();&lt;br /&gt;if(parseFloat(navigator.appVersion)&gt;=4)&lt;br /&gt;{Xt_s=screen;Xt_i+='&amp;r='+Xt_s.width+'x'+Xt_s.height+'x'+Xt_s.pixelDepth+'x'+Xt_s.colorDepth;}&lt;br /&gt;document.write(Xt_i+'&amp;ref='+Xt_r.replace(/[&lt;&gt;"]/g, '').replace(/&amp;/g, '$')+'" title="Internet Audience"&gt;');&lt;br /&gt;//--&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;noscript&gt;&lt;br /&gt;Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par &lt;img width="39" height="25" src="http://logv7.xiti.com/hit.xiti?s=297884&amp;p=" alt="WebAnalytics" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/noscript&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-8299954288523983691?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/8299954288523983691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=8299954288523983691' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8299954288523983691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/8299954288523983691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/07/antoine-compagnon-la-littrature-pour.html' title='Antoine Compagnon : &quot;La littérature, pour quoi faire ?&quot; (suite)'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7933294209989766161</id><published>2007-06-24T21:45:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:38.712+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Antoine Compagnon : "La littérature, pour quoi faire ?"</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rn7Kr6n60zI/AAAAAAAAACA/6Q9P5avjjsQ/s1600-h/image_upload.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rn7Kr6n60zI/AAAAAAAAACA/6Q9P5avjjsQ/s320/image_upload.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079720285540373298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Compagnon, qui a enseigné à la Sorbonne et à New-York, est titulaire de la chaire de &lt;strong&gt;« Littérature française moderne et contemporaine »&lt;/strong&gt; au &lt;a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/college/"&gt;Collège de France&lt;/a&gt;. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont un des plus marquants est &lt;strong&gt;« Les Antimodernes, de Joseph de Maistre à Roland Barthes », &lt;/strong&gt;publié en 2005. Fayard a publié en début d’année, dans sa collection dédiée à ce type de texte, la &lt;a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/act_eve/p1164290594575.htm"&gt;leçon inaugurale&lt;/a&gt; du professeur Compagnon, prononcée le 30 novembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prolégomènes à notre promenade littéraire estivale, il est passionnant de s’attarder sur cette conférence, brève et dense, intitulée &lt;strong&gt;« &lt;a href="http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/NEUF/product/compagnon-antoine/la-litterature-pour-quoi-faire,9782213632889.aspx"&gt;La littérature, pour quoi faire ?&lt;/a&gt; »&lt;/strong&gt;Très tôt dans son exposé, Antoine Compagnon souligne combien « les noces de la littérature et de la modernité  n’ont jamais cessé d’être batailleuses. » Car, enfin, dans le monde moderne, celui d’Internet, de YouTube, de DailyMotion, a-t-on encore besoin de la littérature et à quoi peut-elle bien servir à l’homo numericus ?  Compagnon pose alors une question cruciale, qui met en cause le fondement même de notre civilisation : « &lt;em&gt;La littérature est-elle indispensable, ou bien est-elle remplaçable ?&lt;/em&gt; » Italo Calvino, cité dans ce cours au Collège de France, nous apporte un début de réponse stimulante : « &lt;em&gt;Si j’ai confiance en l’avenir de la littérature, c’est parce qu’il y a des choses, je le sais, que seule la littérature peut offrir par ses propres moyens. &lt;/em&gt;»  Il nous appartient donc de partir à la recherche de celles-ci. Nous les trouverons en nous mêmes mais aussi dans les œuvres des auteurs. Le monde, les sensations, les sentiments resteraient à leur stade primaire si la littérature ne nous aidait pas à les percevoir autrement. C’est que Proust écrit dans « La Recherche… » : « &lt;em&gt;Par l’art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre, et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir dans la lune. &lt;/em&gt;» Mais au début de ce XXIème siècle, l’homme est allé sur la Lune depuis belle lurette déjà et se pose la question de l’actualité de la littérature et du sens de son existence aujourd’hui. Antoine Compagnon dresse un constat assez alarmiste pointant le terrain conquis par les textes documentaires à l’école, la portion congrue laissée à la critique littéraire dans la presse, les conséquences d’un temps morcelé, accéléré qui ne supporte plus le calme et l’ennui pourtant si propices à la lecture. « &lt;em&gt;La littérature elle-même – la littérature qu’on dit « vivante » - semble douter parfois de son bien-fondé face aux discours rivaux et aux techniques nouvelles, non seulement – vieille querelle – les sciences exactes et sociales, mais aussi l’audiovisuel et le numérique. Depuis la modernité, la littérature est entrée dans l’ère du soupçon.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, Montaigne, Racine, Baudelaire ou Proust nous en disent plus sur la vie que de longs traités savants. « &lt;em&gt;Exercice de pensée et expérience d’écriture, la littérature répond à un projet de connaissance de l’homme et du monde.&lt;/em&gt; » &lt;em&gt;&lt;strong&gt;A suivre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7933294209989766161?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7933294209989766161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7933294209989766161' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7933294209989766161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7933294209989766161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/06/antoine-compagnon-la-littrature-pour.html' title='Antoine Compagnon : &quot;La littérature, pour quoi faire ?&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rn7Kr6n60zI/AAAAAAAAACA/6Q9P5avjjsQ/s72-c/image_upload.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5326073700418096358</id><published>2007-06-19T22:15:00.000+02:00</published><updated>2007-06-19T22:22:49.731+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Les législatives dans les Hautes-Pyrénées</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Editorial publié dans "La Montagne" du 8 juin 2007 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, le premier tour des élections législatives sera l’occasion de vérifier si l’essai marqué par Nicolas Sarkozy au soir du 6 mai dernier sera transformé au Parlement. Tout porte à le croire. Si l’on en croit les sondages, nouvelle science des Aruspices du monde moderne nourri à la mamelle du multimédia, ce n’est pas à une vague bleue qu’il faut se préparer, c’est à un raz-de-marée. Acceptons-en l’augure. Il ne serait pas sain, pour notre démocratie, de contraindre à une cohabitation stérile le président nouvellement élu pour cinq ans. Pour autant, si majorité écrasante il y a, sera-ce illégitime, voire choquant comme veulent le donner à penser certains esprits de gauche ? Aucune Chambre des députés ne saurait voir sa composition frappée du sceau de l’illégitimité dès lors que ses membres y ont été envoyés au terme d’élections libres, transparentes et auxquelles ont pris part des électeurs eux aussi libres. Quelle est donc cette conception de la république qui voit quelques-uns uns de ses responsables condamner sur un plan moral le résultat des élections dès lors que celui-ci ne leur convient point ? Pour qui faut-il se prendre, et avec quel sérieux, pour prétendre dénoncer l’accaparement du pouvoir et estimer que seuls les opposants au président élu par le peuple  sont en mesure de représenter la nation, appelée à entrer en résistance contre on ne sait quel occupant ou despote ? J’ai même entendu sur la chaîne de télévision France 5 le psychanalyste Gérard Miller en conclure, péremptoire et pédant comme il sait si bien l’être, qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule explication à l’engouement du peuple pour son président : celui-ci avait forcément « hypnotisé » celui-là. On atteint là des sommets de bêtise crasse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les Hautes-Pyrénées, dont je tiens en général cette chronique fort éloignée, le moment est venu de profiter de l’élan créé par Nicolas Sarkozy pour donner un peu d’air à la représentation parlementaire du département. Les mêmes qui prétendent s’ériger en pare-feu contre les prétentions supposées extravagantes de la droite, ne voient par contre aucun inconvénient à ce que la gauche occupe ici les deux sièges de sénateurs, les trois de députés, l’écrasante majorité du Conseil général et du Conseil régional. Ils n’ont pas plus regimbé quand leur propre camp a conquis 21 régions françaises de métropole sur 22. Dans cette Bigorre, le moment est venu de se demander si, en introduisant un peu de pluralisme et de diversité dans la représentation parlementaire, il est possible d’élire un ou plusieurs députés qui puissent jouer un rôle effectif. Certes, une démocratie a besoin d’une opposition mais un territoire ne peut pas et ne doit pas s’enfermer dans une logique tribunitienne en ne confiant son destin qu’à des députés ou des sénateurs qui ne conçoivent leur mandat que dans l’imprécation et l’incantation. De plus, il serait bon de disposer d’un contre-pouvoir efficace au conservatisme radical-socialiste qui prévaut ici, fondé sur le clientélisme et le quadrillage du territoire par un réseau d’obligés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, à l’Assemblée nationale, il est bon que la majorité ne soit point trop hégémonique, que ceux qui le clament conviennent qu’ici et maintenant il est temps d’entrer dans la modernité en élisant des députés capables d’être efficaces dans leur mission d’ambassadeurs auprès des pouvoirs publics. Au cours des cinq dernières années, pour ne parler que d’elles, les Hautes-Pyrénées n’ont eu que des représentants sans accréditation. Et si on votait utile dimanche ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Editorial publié dans "La Montagne" du 15 juin 2007 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore un petit effort. C’est lors du premier tour d’une élection nationale que se mesure l’exacte représentativité des différentes familles politiques, quand tous les partis présentent des candidats. Dans ce contexte, il n’est pas neutre de relever que les choses bougent dans le département des Hautes-Pyrénées. Depuis les élections présidentielles, les tendances électorales ont fortement évolué et la dynamique en faveur de la gauche semble cassée. Il est donc possible d’imaginer que sorte des urnes, dimanche, une représentation parlementaire moins monochrome que celle que le département connaît depuis 2002. C’est incontestablement dans la deuxième circonscription que l’UMP, avec Gérard Trémège, a le plus de chances de l’emporter mais des surprises sont possibles ailleurs tant les deux candidates, Monique Lamon et Christine Rabaud-Carrié, sont en mesure de faire vaciller les tenants du titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que fait Bayrou ? La stratégie – personnelle – du président de l’UDF Modem suscite bien des interrogations chez celles et ceux qui se sont toujours sentis proche de cette famille de pensée. En 1997, après la désastreuse dissolution, les élections législatives (auxquelles j’étais moi-même candidat sous l’étiquette UDF, dans la continuité de Gérard Trémège, Pierre Bleuler et Rolland Castells), le parti fondé en 1978 par Valéry Giscard d’Estaing comptait, malgré la victoire de la gauche, plus de 110 députés. L’ambition démesurée de François Bayrou a conduit le Parti républicain en 1998, les radicaux en 2002 et, la même année, des personnalités centristes éminentes comme Philippe Douste-Blazy, Pierre Méhaignerie et Jacques Barrot à le quitter successivement. Au terme de sa première candidature à l’Elysée, il n’est plus resté que 27 députés UDF à l’Assemblée nationale. En 2007, François Bayrou pourrait bien être le seul député revêtu de cette étiquette et encore, par la grâce de l’UMP qui a, par charité chrétienne, retiré l’excellente candidature de Jean-Pierre Mariné en Béarn… Mais les choses sont heureusement plus simples. Aux législatives, les candidats de l’UDF ont retrouvé un score habituel au plan local et national : celui du centre-droit. Les réactions de Rolland Castells, de Catherine Corrège ou de Ginette Héry témoignent de la pérennité de l’héritage politique de Pierre Bleuler et de la solidité de l’Entente républicaine qui voit, au Conseil général, les élus UDF et UMP travailler en parfaite intelligence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, au soir du second tour des élections législatives, les Hautes-Pyrénées peuvent compter des députés vraiment représentatifs, c’est à dire ne représentant pas qu’un seul hémisphère du cerveau bigourdan. Ce fut déjà le cas, au cours des vingt dernières années, en 1986, en 1993 et en 1997. Alors, pourquoi pas en 2007 ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5326073700418096358?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5326073700418096358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5326073700418096358' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5326073700418096358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5326073700418096358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/06/les-lgislatives-dans-les-hautes-pyrnes.html' title='Les législatives dans les Hautes-Pyrénées'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2837867330798076762</id><published>2007-06-01T12:20:00.000+02:00</published><updated>2007-06-01T12:26:26.796+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>C'est maintenant "la France d'après" !</title><content type='html'>Dans les mois qui précédèrent l’annonce officielle de sa candidature à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy plaça l’action militante de l’UMP qu’il présidait alors sous l’égide du slogan « &lt;a href="http://blog.cybermilitant.com/index.php/2006/05/18/307-video-ump-imaginons-la-france-d-apres"&gt;Imaginons la France d’après &lt;/a&gt;». Les commentateurs, aveuglés par les schémas anciens et l’intensité de la rage de Dominique de Villepin contre son Ministre d’Etat, conclurent immédiatement à la provocation à l’égard de Jacques Chirac. Il ne fallait pas y voir que cela. Durant ce printemps politique intense, Nicolas Sarkozy a lui-même défini son combat comme autant idéologique que politique. Il ne faudra donc pas s’étonner d’assister dans les prochains mois à de véritables bouleversements de la donne politique, à l’instar de ceux de 1958 et 1974. Il y a près de cinquante ans, le retour aux affaires du général de Gaulle s’accompagna de la refondation non seulement de nos institutions mais également de nos pratiques politiques. Il fallait solder les comptes de la décolonisation et de l’après-guerre. En 1974, la mort prématurée de Georges Pompidou accéléra l’après-gaullisme. Dans son livre publié il y a quelques mois, Jean Mauriac (« &lt;a href="http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/03/notes-de-lecture-sur-jean-mauriac.html"&gt;L’après de Gaulle, notes confidentielles &lt;/a&gt;», Fayard) rend bien compte de la mort politique progressive de ceux qu’on appelait alors les « barons » du gaullisme qui considéraient Pompidou et, pire encore, Chirac, comme traîtres et félons. A gauche, François Mitterrand avait, au congrès d’Epinay de 1971, unifié la gauche socialiste et codifié les conditions de l’accord politique avec le Parti communiste qui devrait mener celui-là à l’Elysée en tuant celui-ci. En 1981, la perpétuation de la rivalité entre Giscard d’Estaing et Chirac ne permit pas à la droite de se remettre en question tandis que le président socialiste, découvrant au même instant ou presque et le luxe du pouvoir suprême et son cancer, gela toute évolution politique dans son camp pour avoir la paix. Sa seule contribution à l’évolution du paysage politique fut d’avoir favorisé l’émergence du Front national. 1995 et 2002 furent des rendez-vous manqués. Pour terrasser son rival Balladur qui campait sur les positions conservatrices et libérales traditionnelles, Chirac fut élu sur des thèmes de gauche avant de mener une politique un peu gribouille qui, de rigueur annoncée en réforme ratée, aboutit à la désastreuse et ridicule dissolution de 1997, offrant aux socialistes un pouvoir auquel ils n’avaient pas franchement eu le temps de se préparer en faisant leur aggiornamento post-mitterrandien. L’élection présidentielle de 2002 fut celle de tous les malentendus (Chirac à 19 %, Jospin éliminé au 1er tour, Le Pen qualifié pour le 2ème) et n’incite guère le président réélu à mener une politique volontariste. Il fut d’ailleurs conforté dans ce prudent attentisme par la défaite de 2004 aux élections régionales, l’échec du référendum de 2005 et son propre accident de santé la même année. Pourtant, ce fut à ce moment-là que se décida le résultat de l’élection de 2007. Nicolas Sarkozy prit d’assaut la direction du parti présidentiel en faisant un véritable mouvement populaire de rassemblement des différentes traditions de droite. Dans le même temps, François Hollande gela toute évolution au Parti socialiste, incapable de tirer les conséquences de son fiasco de 2002, en espérant en tirer profit. Mais il fut débordé par sa propre compagne. En 2007, le Parti communiste est moribond, le Front national est laminé, le Parti socialiste divisé et condamné à mener, dans la douleur, une réforme profonde de son idéologie, de ses structures et de son leadership. Au-delà du résultat des prochaines élections législatives, l’avenir de notre pays se jouera sur la capacité des acteurs politiques, actuellement en situation de décider et d’agir, à négocier le virage qui s’annonce. Il dépend de Nicolas Sarkozy de concrétiser ses annonces et de pérenniser dans l’après-présidentielles la puissance et le dynamisme de l’UMP. Il sera important de mesurer qui du MoDem, du Nouveau Centre ou du Parti radical prochainement réunifié saura occuper le centre de l’échiquier politique. Il faudra voir comment le PS deviendra enfin un parti social-démocrate, et avec qui. Pour finir, qui osera prononcer définitivement l’oraison funèbre du communisme en France ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2837867330798076762?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2837867330798076762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2837867330798076762' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2837867330798076762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2837867330798076762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/06/cest-maintenant-la-france-daprs.html' title='C&apos;est maintenant &quot;la France d&apos;après&quot; !'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5417628538605814128</id><published>2007-05-28T14:57:00.000+02:00</published><updated>2007-05-28T15:00:16.222+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Le premier véritable quinquennat</title><content type='html'>Les conditions, dans le fond, assez rocambolesques dans lesquelles Jacques Chirac a été réélu en 2002 n’ont pas permis à celui-ci – qui n’en avait probablement pas le goût non plus – de mettre en œuvre concrètement la plus importante des réformes institutionnelles qu’ait connu notre pays depuis 1962. Il s’agit, bien sûr, de la réduction de la durée du mandat présidentiel à 5 ans, adoptée en octobre 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette  décision a été complétée par celle visant à inverser l’ordre naturel des élections qui eût voulu, en 2002, que les législatives se déroulassent avant les présidentielles. L’inversion des facteurs a créé un cadre structurel favorable à la présidentialisation du régime. Qui plus est, l’aléa conjoncturel est venu s’y greffer en ce sens que la dissolution ratée de 1997 devrait normalement dissuader tout président normalement constitué d’y recourir, sauf circonstances exceptionnelles. Cette faculté risquant donc de tomber en désuétude, nous voilà nantis d’un régime qui voit le président de la République être élu tous les cinq ans, quelques semaines avant un vote de confirmation législatif. C’est à dire que, et la pratique que semble initier Nicolas Sarkozy va dans ce sens, le président n’est plus ce « chef de l’Etat », arbitre, au-dessus de la mêlée, mais bel et bien le véritable chef de l’exécutif et le patron de la majorité parlementaire qui le soutient. Dans ce contexte, que devient le Premier ministre ? Contrairement à une idée reçue, la Constitution du 4 octobre 1958 ne stipule nullement que celui-ci « conduit et détermine la politique de la Nation ». Ce rôle est dévolu au Gouvernement (article 20). Si le Premier ministre « dirige l’action du Gouvernement » (article 21), ce dernier est composé des ministres qui sont nommés par le président de la République (article 8), sur proposition du premier d’entre eux certes, mais c’est bien une prérogative présidentielle que de présider le Conseil des Ministres, de promulguer les lois, d’en demander une nouvelle délibération au Parlement le cas échéant, de nommer aux emplois civils et militaires, d’être le chef des armées, et ainsi de suite. De la sorte, point n’est besoin de changer de Constitution pour instaurer le régime présidentiel. La mixité des institutions gaulliennes reposait, rappelons-le sur la séparation entre les légitimités démocratiques du président de la République et celle de l’Assemblée nationale, dont l’expérience des trois cohabitations a montré qu’elle pouvait être stricte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, la présidentialisation du régime que nous sommes en train de connaître n’est pas le fait stricto sensu de Nicolas Sarkozy et ne participe aucunement d’une volonté du nouveau président d’accaparer tous les pouvoirs comme lui en fait le procès une opposition en panne de leadership comme d’idées. Le changement de nature de la Vème République a largement été inspiré par Lionel Jospin, quand il était Premier ministre entre 1997 et 2002. Ce qui relève par contre de l’initiative de Nicolas Sarkozy ? La modernisation de l’exercice du pouvoir. Tout pouvoir, pour demeurer légitime et respecté, doit être mis en scène. Le décorum, la solennité des rites participent du grand barnum politique et sont nécessaires à la cohésion nationale. Nicolas Sarkozy et François Fillon, son Premier (ou principal) ministre, mettent en œuvre sous nos yeux – et c’est passionnant à observer – une méthode de travail et de communication moderne, apparemment efficaces et bouleversant les habitudes. Pour autant, ils ne jetteront pas le bébé avec l’eau du bain et, loin de galvauder le pouvoir, ils vont l’adapter aux mœurs modernes. Accrochons-nous, ils ne vont certainement pas cesser de nous surprendre !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5417628538605814128?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5417628538605814128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5417628538605814128' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5417628538605814128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5417628538605814128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/le-premier-vritable-quinquennat.html' title='Le premier véritable quinquennat'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-9215660224665775968</id><published>2007-05-18T00:55:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:38.813+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Notes de lectures sur le « Journal secret » du Marquis de Breteuil</title><content type='html'>Les éditions du &lt;a href="http://www.mercuredefrance.fr/"&gt;Mercure de France&lt;/a&gt;, dans la collection « Le Temps retrouvé », ont récemment publié un livre qui est à mes yeux extrêmement précieux. A double titre car il fait appel à deux grands totems de ma vie : la littérature et l’engagement politique dans cette contrée aride en ce sens que sont les Hautes-Pyrénées. Il s’agit du &lt;a href="http://www.mercuredefrance.fr/titres/Breteuil.htm"&gt;« Journal secret (1886-1889) du Marquis de Breteuil&lt;/a&gt;, dans une édition présentée et annotée par Dominique Paoli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RkzeXIsB0SI/AAAAAAAAABI/lU-cDKgAVac/s1600-h/breteuil.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RkzeXIsB0SI/AAAAAAAAABI/lU-cDKgAVac/s320/breteuil.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5065668169935474978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le préfacier invite le lecteur à pénétrer de plain-pied dans l’univers de celui qui était, au moment où il rédigeait ce journal, le député monarchiste des Hautes-Pyrénées. « &lt;em&gt;Le monde du marquis de Breteuil est tout d’abord celui de la noblesse française, un univers où la naissance et les alliances constituent la base des rapports sociaux.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme politique, influent dans sa coterie et intrigant à ses heures, mondain dans le même temps, on dit que Breteuil inspira à Proust qui le connaissait le personnage du marquis de Bréauté dans « La recherche… ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1886, la France est présidée par Jules Grévy et la société politique est fortement secouée par le scandale de l’affaire des téléphones et celui des décorations distribuées par le gendre du président, le dénommé Wilson qui se livrait par ce biais à un coupable trafic d’influence. Trois ans auparavant, Henri V, comte de Chambord, a disparu sans laisser de postérité à la branche aînée des Bourbons et après avoir laissé échapper la restauration de la monarchie pour un simple drapeau tricolore que le prince ne désirait pas voir flotter sur un trône qui pouvait être rétabli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte, Breteuil est l’ami des princes et leur agent politique. Il est intime du comte de Paris, aîné de la branche d’Orléans, mais aussi du prince de Galles (futur Edouard VII) ; il est reçu avec amitié à la cour du tsar Alexandre III (accueil dont le diariste fait une relation précise). La reine Victoria règne encore à Londres, tandis que le vieux kaiser Guillaume meurt lentement à Berlin. A cet égard, le « Journal secret » suit, comme un fil rouge, la lente agonie du premier empereur allemand, l’éphémère montée sur le jeune trône impérial de son fils Frédéric III que la maladie fera régner moins de cent jours en 1888 et, enfin, l’accession au pouvoir de Guillaume II. A travers cette chronique, le lecteur sent poindre la montée vers la guerre de 1914-1918, alors que les plaies de l’humiliation de 1870 ne sont pas refermées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marquis de Breteuil est, au moment où il se saisit de la plume, le tout jeune veuf éploré de Constance de Castelbajac. Le &lt;a href="http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/NEUF/product/castelbajac-c-de/journal-de-constance-de-castelbajac-marquise-de-breteuil-1885-1886,9782262020552.aspx?donnee_appel=123N_TITRE"&gt;« Journal de Constance de Castelbajac, marquise de Breteuil (1885-1886) »&lt;/a&gt; a été publié en 2003 chez Perrin. Si le nom de la marquise est inconnu, celui des personnages qu’elle y croque est familier de l’œuvre proustienne. Chez les Breteuil, on se situe clairement du côté de Guermantes… Le marquis, inconsolable de la perte de son aimée, morte phtisique, prend la suite de sa femme et prétend poursuivre son journal intime et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait là œuvre de piété conjugale mais aussi de mémorialiste d’une époque passionnante. Dans les Hautes-Pyrénées, en 1886, Dominique Cazeaux est député bonapartiste, François Féraud, ancien préfet du département en est le représentant conservateur à la Chambre. C’est à ce moment que Breteuil va se retrouver impliqué dans l’aventure boulangiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Ernest Jean-Marie Boulanger, officier général français, né en 1837, mort en 1891, est connu pour avoir ébranlé la Troisième République, porté par un mouvement revanchard qui portera le nom de boulangisme. Il fut un moment considéré par les partisans du comte de Paris comme une opportunité d’abattre la République et il s’en fit l’allié par pur opportunisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Paoli conclut ainsi son introduction au &lt;strong&gt;« Journal secret »&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Tous ces personnages font du « Journal secret » d’Henri de Breteuil la passionnante évocation d’une époque où se joue le dernier grand duel entre républicains et partisans de la royauté, dans un monde annonciateur de grands bouleversements de la société française.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre, tant par son style littéraire de grande qualité, par la nostalgie languissante qu’il exprime, que par la lente transformation politique et sociale de la France et de l’Europe qu’il dépeint, offre au lecteur attentif  est à mes yeux un chaînon indispensable entre les &lt;strong&gt;« Mémoires d’outre-tombe »&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;« Recherche du temps perdu »&lt;/strong&gt;. Il faut absolument lire le marquis de Breteuil.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Notes de lectures sur le « Journal secret » du Marquis de Breteuil :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - sur le duc de Bragance, futur souverain du Portugal, qui s’apprête à convoler en noces avec la princesse Amélie, fille du comte de Paris : «  &lt;em&gt;Son grand défaut est d’être trop jeune pour épouser une femme aussi sérieuse, à qui il aurait fallu pour compagnon un homme véritable sur le bras duquel elle pût s’appuyer avec confiance, et non un enfant qu’elle a à élever, à corriger et à former. &lt;/em&gt;» ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - parti pour l’Inde avec son frère afin d’enfouir, en courant ce vaste sous-continent, son immense chagrin et son désespoir, Breteuil fait à Bénarès une réflexion qui n’honore pas son discernement : « &lt;em&gt;Je ne puis jamais me défendre de penser à Lourdes quand je suis ici, les pèlerins n’y semblent pas moins croyants et les autels n’y sont pas moins entourés. Mais ce dont je me permets de douter c’est que la vogue de Lourdes dure autant que celle de Bénarès !&lt;/em&gt; » ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - sur le maréchal de Mac-Mahon, que la maison d’Orléans, comme celle des princes Napoléon auxquels il devait sa carrière, avait regardé avec sympathie accéder au pouvoir républicain que les uns et les autres se plaisaient à n’imaginer qu’intérimaire : « &lt;em&gt;Chacun des partis trouvait une satisfaction dans le choix d e cet hybride ; le champ restait ouvert aux aspirations et aux espérances de tous ; personne ne supposa qu’en croyant gagner du temps, on allait en perdre, et en perdre tant, qu’il ne serait plus possible de la regagner.&lt;/em&gt; » ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - le 31 janvier 1887, toujours en Inde, Breteuil note cette réflexion sur l’état de la France, pénétrante d’actualité alors que nous la lisons pour la première fois, cent-vingt ans après, sur un régime républicain auquel le marquis peinait à se résoudre : « &lt;em&gt;Mais, en réalité, c’est surtout la question intérieure qui me préoccupe en France : elle paraît grosse de surprises, de périls et, peut-être, d’espérances. Il me semble que le danger social s’aggrave, que la République se discrédite de plus en plus, que l’impuissance du gouvernement doit sauter aux yeux de tous, qu’en face du danger extérieur, des souffrances pécuniaires, d’un déficit toujours croissant, de l’impossibilité de sortir de la situation présente, le pays doit finir par prendre peur.&lt;/em&gt; » ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - le 22 juin 1887, à Londres, le Jubilé de la reine Victoria inspire à Breteuil cette analyse : « &lt;em&gt;Ceux qui pensent que, pour les pays libres, la république est le dernier mot du progrès, auraient pu faire des réflexions utiles en présence du spectacle d’hier : le pays le plus libre du monde étalait sa joie d’avoir vécu heureux pendant un demi-siècle, et prouvait qu’un principe indiscutable, même représenté par une femme, est nécessaire au fonctionnement d’un régime vraiment constitutionnel et vraiment libéral, qu’il n’entrave aucun progrès, et qu’il est nécessaire pour défendre les intérêts d’une nation dans les affaires du monde.&lt;/em&gt; » ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - chaque été, le marquis de Breteuil se rend dans les Hautes-Pyrénées pour sa visite annuelle à sa circonscription et à ses électeurs. En 1887, ce voyage aux Pyrénées prend un goût d’amertume, un an après que Constance y eût rendu son dernier souffle, réduit à un filet d’air par une nature phtisique. Est-ce l’effet du chagrin qui rend caustique ? Toujours est-il qu’à Bagnères de Bigorre, qu’il qualifie cruellement de « &lt;em&gt;rendez-vous de tous les provinciaux à prétentions &lt;/em&gt;», Breteuil note combien est difficile la vie d’un parlementaire dans sa circonscription : « &lt;em&gt;Il est difficile de se figurer les rencontres qu’on est obligé de subir en se composant un visage aimable, les démarches privées qu’il faut écouter sans broncher, les quémandeurs de toutes sortes qu’on doit éconduire sans les blesser ni les décourager quand on représente un de ces départements où le député est bien plutôt choisi par l’électeur pour être son homme d’affaires que pour représenter ses idées politiques. C’est le petit côté du métier et il est ingrat, je l’affirme. &lt;/em&gt;» ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - ce qu’il y a de plus aimable, chez Breteuil, c’est sa plume où le talent littéraire du diariste et du mémorialiste le dispute à l’œil acéré du portraitiste. Ainsi le croquis d’une demi-mondaine épousée par un riche héritier qu’elle ruine et bafoue : « &lt;em&gt;C’est une grande, superbe fille fraîche et éclatante, sans traits, sans physionomie, mais avec de beaux yeux, de belles dents, de beaux cheveux blonds, un air de beauté triomphante, une tournure de grande dame avec une dégaine de courtisane ! Elle dévisage les hommes et semble s’offrir – d’aucuns prétendent qu’elle le fait sans façon –, elle s’assoit sans préjugés sur tous les usages et toutes les convenances. Elle découche de l’hôtel d’Avaray. On la rencontre en sapin découvert avec celui qui passe pour être son amant ; elle circule à n’importe quel bras sur tous les hippodromes les plus malfamés ; elle parie, emprunte de l’argent, ne le rend jamais et mérite largement sa réputation. Enfin, l’a qui veut, dit-on tout haut, c’est affaire de payer, et le prix baisse à vue d’œil !&lt;/em&gt; » ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - à Saint-Pétersbourg, au lendemain de Noël 1887, le tsar Alexandre III fait à Breteuil cette confidence désabusée au sujet d’une éventuelle restauration de la monarchie en France : « &lt;em&gt;Personne ne désire plus que moi cette restauration ; (…) mais, hélas, mes vœux ne l’avancent pas ; je crois la France trop avancée pour revenir en arrière ! &lt;/em&gt;» ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - l’année 1888 voit le marquis de Breteuil s’engager dans l’aventure boulangiste qu’il croit pouvoir déstabiliser la République aux fins de rétablissement du Trône. Mais, sur le général Boulanger, il écrit que « &lt;em&gt;l’homme ne m’inspire qu’une confiance très modérée.&lt;/em&gt; » : « &lt;em&gt;Me voici passé conspirateur et pour de bon. Ce sera peut-être amusant à certains moments, mais on m’eût bien étonné si l’on m’avait dit, il y a deux ans et même moins, que le général Boulanger nous offrirait ses services et que je les accepterais ! Cela prouve que, en politique, il ne faut détester ni mépriser personne, au moins tant qu’on n’est pas au pouvoir, et, en parlant ainsi aujourd’hui, je confesse d’un coup tous mes emportements ! &lt;/em&gt;» ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - las, le « &lt;em&gt;brav’ général &lt;/em&gt;» ne tarde pas à décevoir ses mécènes. Un goût prononcé du lucre, un comportement que Breteuil compare à celui de « &lt;strong&gt;Bel Ami &lt;/strong&gt;» - Maupassant vient alors de publier son roman –, un duel avec Floquet qui ne tourne pas à l’avantage du militaire et, déjà, la conjoncture politique et électorale tend à se retourner ; jusqu’à cette note lapidaire et désenchantée le 2 avril 1889 : « &lt;em&gt;La faute est faite et c’en est fait, j’ai peur, aussi de Boulanger ! Il a filé hier soir pour Bruxelles.&lt;/em&gt; » Alors que s’approchent les élections qui se traduiront par l’échec cuisant du camp monarchiste, le marquis de Breteuil ne se bat plus que pour l’honneur ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - le 31 mai 1889, il écrit : « &lt;em&gt;Je suis rentré aujourd’hui et le Times que je lisais ce matin dans le train contenait un article sur la famille d’Orléans qui est bien de circonstances. Il peut se résumer ainsi :"Ils ont décidément renoncé, non seulement à régner, mais même à rentrer." La feuille anglaise est bien dans le vrai et je pense chaque jour davantage que, si jamais nous faisons la monarchie, ce sera malgré eux.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, comme une épitaphe à ce « Journal secret » qui se termine le 7 octobre 1889, le 22 septembre qui précède, Henri, marquis de Breteuil, tire cette conclusion amère : « &lt;em&gt;Comme je l’ai écrit bien des fois depuis le commencement de cette aventure, il fallait vaincre ou mourir, devenir la majorité ou demeurer une minorité impuissante ! Entre ces deux situations, pas de milieu, pas d’espérance à conserver. Nous sommes battus, il ne sert de rien de se le dissimuler, et, quelle que soit l’issue des ballottages, ils n’apporteront plus aucun changement à la situation.&lt;/em&gt; »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-9215660224665775968?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/9215660224665775968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=9215660224665775968' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9215660224665775968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/9215660224665775968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/notes-de-lectures-sur-le-journal-secret.html' title='Notes de lectures sur le « Journal secret » du Marquis de Breteuil'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RkzeXIsB0SI/AAAAAAAAABI/lU-cDKgAVac/s72-c/breteuil.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3458890998026231206</id><published>2007-05-16T15:41:00.000+02:00</published><updated>2007-05-16T15:44:34.525+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Nicolas Sarkozy investi</title><content type='html'>Nicolas Sarkozy est le vingt-troisième président de la République française, le sixième en titre sous l’égide de la Constitution du 4 octobre 1958. Ce mercredi, lors d’une cérémonie sobre et digne, il a succédé au Général de Gaulle, à Georges Pompidou, à Valéry Giscard d’Estaing, à François Mitterrand et à Jacques Chirac. S‘agissant du fondateur de la Vème République, le nouveau chef de l’Etat a rendu hommage à celui qui, par deux fois, sauva la République. De ses deux successeurs, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy a tenu à souligner à quel point ils oeuvrèrent pour faire entrer la France dans la modernité. Dans son discours d’investiture, prononcé au palais de l’Elysée, le président a évoqué le mérite qui fut celui de François Mitterrand en préservant nos institutions au moment où l’alternance politique, naturelle dans une démocratie, permettait à tous les Français de se retrouver dans celles-ci. De Jacques Chirac, qu’il a chaleureusement raccompagné dans la cour de l’Elysée et même applaudi au moment où sa voiture quittait la cour du palais, Nicolas Sarkozy a salué l’engagement en faveur de la paix et de la lutte contre le réchauffement de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc un jeune président qui dirige et gouverne le pays. Il a l’intention fermement affichée et maintes fois réitérées de piloter directement l’action de l’exécutif. Le gouvernement, conduit par François Fillon, aura la même obligation de résultats que s’impose le président de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a tenu à renouveler, sitôt investi, sa promesse de faire ce qu’il a dit qu’il ferait tout au long de la dynamique et puissante campagne électorale qu’il a menée et qui lui a permis de surclasser ses concurrents. A deux reprises, comme pour en souligner l’importance, le président a placé son action sous le signe du « respect de la parole donnée ». Il a affirmé sa volonté de répondre l’exigence morale de changement et de résultats que lui impose l’attente du peuple français. Par des propos de rassemblement et d’ouverture, Nicolas Sarkozy a su rassurer ceux qui doutent mais aussi, par des propos de fermeté, il a clairement indiqué qu’il n’oublie pas le mandat qui lui a confié « la France qui ne veut pas mourir », réaffirmant son attachement à l’identité de la France et à sa préservation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un style moderne, simple, dégagé des préjugés, Nicolas Sarkozy ouvre une présidence qui soulève d’immenses espoirs. Acceptons-en l’augure et gageons que les Français sauront lui donner une majorité parlementaire puissante mais aussi diversifiée et ouverte pour mener à bien la mission qui est désormais la sienne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3458890998026231206?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3458890998026231206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3458890998026231206' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3458890998026231206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3458890998026231206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/nicolas-sarkozy-investi.html' title='Nicolas Sarkozy investi'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3659817636322117957</id><published>2007-05-10T22:11:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T09:49:39.045+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>La fin de l'exception française</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RkN9348oLWI/AAAAAAAAABA/2NKUK_majpA/s1600-h/SGE_BAP18_070507183131_photo00_diaporama_default-303x500.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RkN9348oLWI/AAAAAAAAABA/2NKUK_majpA/s320/SGE_BAP18_070507183131_photo00_diaporama_default-303x500.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063028805227523426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La fin de l’exception française ? Oui, par l’ouverture d’un cycle au cours duquel plus rien ne sera comme avant dans la France politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela a commencé par une campagne électorale hors normes au cours de laquelle se sont affrontés trois dynamiteurs. Chacun dans son genre, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou ont placé au premier rang une génération, une volonté de renouvellement, un désir de rupture. Et ils ont été entendus par les Français. A eux trois, ils ont rassemblé plus des trois quarts des suffrages exprimés au premier tour. La logique a voulu que ce soit le plus préparé, le plus déterminé, le plus organisé et le plus transparent des trois qui l’emporte. Nicolas Sarkozy avait rassemblé toutes les droites, bâti un projet et annoncé ses intentions avec une force de conviction qui ne pouvait que balayer tout sur son passage. Pour autant, que ce soient les deux autres candidats qui lui aient disputé la vedette n’est pas sans importance pour la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette campagne a également été celle au cours de laquelle, depuis 1965, les médias – pour des raisons évidentes de progrès technologiques – ont tenu la place la plus importante mais aussi la plus stimulante. En effet, l’irruption d’Internet et des nouvelles chaînes de télévision a pesé dans le débat. Chacun se souvient de la vidéo pirate sur « dailymotion » dévoilant les propos de Ségolène Royal sur les enseignants qui ne travaillent pas assez, ou celle révélant qu’Alain Duhamel souhaitait apporter son suffrage à François Bayrou. De même, les débats internes au Parti socialiste sur « La chaîne parlementaire » ou le débat Royal/Bayrou sur BFM TV auront placé ces deux « petites » au rang des plus « grandes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus largement, la victoire, dans des proportions incontestables, de Nicolas Sarkozy place notre pays dans le droit commun des démocraties occidentales. Par le style d’abord. Le nouveau président de la République va imposer une pratique de la fonction sur laquelle son successeur, dans cinq ou dix ans, ne pourra pas revenir. Moderne, présente, active, décomplexée, la méthode Sarkozy sera probablement assez « décoiffante ». Par le fond, ensuite. En ayant voté massivement aux deux tours pour un candidat s’affichant clairement à droite, levant tous les tabous de la pensée unique, se réclamant de l’ordre, de la morale, de l’autorité, de la réussite par le travail, prônant le service minimum dans les transports, la baisse des prélèvements obligatoires, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ne reniant pas sa sympathie pour les Etats-Unis et Israël, les Français ont peut-être enfin accepté de se donner la chance de vivre ce que Ronald Reagan, Margaret Thatcher, José-Maria Aznar ou Silvio Berlusconi ont fait connaître à leurs nations au cours des vingt-cinq dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ce vent du changement, l’opposition va devoir s’adapter et rompre définitivement avec les vieilles lunes de son passé marxiste. Le Parti socialiste, bon gré mal gré, va devenir social-démocrate et les centristes, à l’instar des radicaux il y a trente ans, vont se scinder entre « Mouvement démocrate » dont le cœur penche au centre-gauche et « UDF canal historique » dont le cœur penche au centre-droit. De part et d’autre de ces deux blocs, l’un conservateur libéral, l’autre social-démocrate, les extrêmes sont marginalisés. C’est peut-être cela la fin de l’exception française.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3659817636322117957?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3659817636322117957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3659817636322117957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3659817636322117957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3659817636322117957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/la-fin-de-lexception-franaise.html' title='La fin de l&apos;exception française'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/RkN9348oLWI/AAAAAAAAABA/2NKUK_majpA/s72-c/SGE_BAP18_070507183131_photo00_diaporama_default-303x500.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-3731248860157771905</id><published>2007-05-07T22:12:00.000+02:00</published><updated>2007-05-08T00:06:03.326+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/5tKvkKt5vqd0qdvew"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/5tKvkKt5vqd0qdvew" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1wza0_nicolas-sarkozy-23ieme-president"&gt;Nicolas Sarkozy 23ieme President&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/denisbonzy"&gt;denisbonzy&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-3731248860157771905?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/3731248860157771905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=3731248860157771905' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3731248860157771905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/3731248860157771905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/nicolas-sarkozy-23ieme-president-envoy.html' title=''/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6785742109890825995</id><published>2007-05-04T14:32:00.000+02:00</published><updated>2007-05-08T00:06:25.232+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/6spNulH1dZ9wX9LTp"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/6spNulH1dZ9wX9LTp" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1dx3z_nicolas-sarkozy-tel-quil-est"&gt;Nicolas Sarkozy tel qu&amp;#039;il est&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/sarkozyfr"&gt;sarkozyfr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6785742109890825995?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6785742109890825995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6785742109890825995' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6785742109890825995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6785742109890825995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/nicolas-sarkozy-tel-qu-est-envoy-par.html' title=''/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-719115358175992057</id><published>2007-05-04T00:32:00.000+02:00</published><updated>2007-05-04T00:34:26.616+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Nicolas Sarkozy devrait l'emporter</title><content type='html'>Les Français l’ont voulu et ils l’ont. Ils y tenaient à ce face à face, les enquêtes d’opinion en témoignaient. Rien n’y a fait pour les en détourner. Ni la sulfureuse réputation de Jean-Marie Le Pen, fort de son succès de 2002 que beaucoup le croyaient capable de réitérer ; ni le succès d’estime de François Bayrou qui a tutoyé les sommets sans les atteindre. Royal-Sarkozy. Sarkozy-Royal. L’affiche est, dans le fond, non seulement prestigieuse mais aussi riche de promesses de renouvellement des élites et des pratiques politiques. L’un et l’autre sont quinquagénaires et se présentent pour la première fois ; l’un et l’autre se sont imposés à leur camp respectif en s’appuyant sur l’opinion ; l’un et l’autre affichent une volonté de rupture. Mais la comparaison s’arrête là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a un net avantage sur sa rivale qui ne lui est pas seulement conféré par son excellent score qui lui a permis de « creuser le trou » au premier tour. Il se présente à cette élection après avoir recomposé la droite, bâti un projet au terme d’un long processus de dix-huit conventions thématiques de l’UMP et annoncé clairement ce qu’il entend faire et avec qui il entend le faire. Il a, comme jamais aucun n’y était parvenu avant lui, réussi une forme très efficace de synthèse entre toutes les traditions et composantes de la droite et du centre-droit français : démocrates-chrétiens, radicaux-valoisiens, giscardiens, libéraux, chiraquiens, gaullistes et souverainistes.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal, de son côté, compte sur son élection pour, après coup, recomposer la gauche, modifier son « pacte présidentiel » et rassembler une majorité hétéroclite allant de José Bové à, espère-t-elle probablement en vain, François Bayrou. Au-delà des commentaires qui auront été faits sur sa légèreté, ses bourdes, son style maladroit et son mysticisme égocentrique, c’est cette stratégie « en dedans » qui est la principale faiblesse de Ségolène Royal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi soir, le débat télévisé n’a pas apporté grand chose de plus à la connaissance des électeurs. Il aura seulement permis de faire tomber un masque : Ségolène Royal est redevenue Marie-Ségolène : une socialiste hautaine, arrogante, méprisante et impatiente. Toute sa stratégie aura porté sur son irrépressible envie d’en découdre avec son adversaire pour le pousser dans ses retranchements. Elle s’est heurté à un mur de courtoisie, de patience, de respect pour sa personne. C’est elle qui a perdu ses nerfs et s’est emportée dans une diatribe excessive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy, lui, a campé sur ses positions, « déroulé » un programme bien rôdé et suffisamment détaillé et fait la démonstration qu’il n’est pas le psychopathe avide d’autorité que certains veulent décrire mais, au contraire, un homme expérimenté, pondéré, soucieux de mettre en œuvre une politique empreinte de réformisme et de pragmatisme. Sur les questions économiques, sociales comme les thèmes de la sécurité et de la politique étrangère, il a affirmé sa supériorité sur la candidate socialiste.Bien malin qui peut dire si les débats de 1974, 1981, 1988 et 1995 ont changé le cours des choses mais si, cette année, la logique politique est, au second tour, respectée comme elle l’a été au premier, Nicolas Sarkozy devrait l’emporter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-719115358175992057?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/719115358175992057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=719115358175992057' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/719115358175992057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/719115358175992057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/05/nicolas-sarkozy-devrait-lemporter.html' title='Nicolas Sarkozy devrait l&apos;emporter'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5469773821354463708</id><published>2007-04-28T23:30:00.000+02:00</published><updated>2007-04-29T00:12:28.961+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Le silence des intellectuels</title><content type='html'>Dans "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/litteraire/"&gt;Le Figaro littéraire&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" du 19 avril dernier, a été publié un passionnat dossier consacré à "l'abstantion des clercs", l'assourdissant silence relatif des clercs à la veille de l'élection présidentielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-François Colosimo s'y interroge au point de se demander si nous ne serions pas en train d'assister au crépuscule de l'"intellectuel français", espèce spécifique à notre société culturelle et politique nationale, apparu il y a de cela plus d'un siècle lors de l'Affaire Dreyfus et illustrée dans les manuels par le faeux "J'accuse" de Zola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaclav Havel, dans le même numéro, à travers un entretien avec l'écrivain français Daniel Rondeau, livre son expérience d'auteur dramatique, d'intellectuel dissident et d'ancien président de la République tchèque libérée du communisme : "&lt;em&gt;Je dirais que sur ce thème de l'engagement, il faut se méfier de deux excès : l'indifférence et l'excès d'engagement. On déplore beaucoup aujourd'hui l'indifférence des intellectuels. Mais leur excès d'engagement n'a pas toujours été un bienfait. Il a pu conduire au fanatisme. Nous retrouvons cette notion essentielle de responsabilité. Elle pose la question de la mesure, de la distance, de la capacité de rester critique envers ce que l'on est soi-même.&lt;/em&gt;" Quelle magistrale leçon de Havel et, surtout, que voici une définition de l'intellectuel et de sa mission qui trace la voie pour la pensée contemporaine : la mesure, la distanciation et l'esprit critique. Dans le fond, cela pourrait définir la tradition des moralistes français de Montaigne à Camus, en passant par Montesquieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans le supplément littéraire du grand quotidien conservateur et libéral, Max Gallo, ancien militant communiste puis ministre d'un des tous premiers gouvernements de gauche de François Mitterrand, trace un portrait antagoniste de l'action politique et de la réflexion de l'intellectuel : "&lt;em&gt;la politique, c'est la conquête du pouvoir. Action collective. La réflexion d'un intellectuel est solitaire, elle vise à dire la complexité du réel et ses aspects contradictoires. Le politique n'est pas l'incarnation du mal. Il est celui qui doit "s'arranger", "s'accomoder", trouver l'équilibre entre "promesses" (mensonges ?) et réalité.&lt;/em&gt;" Gallo soulève ici un enjeu bien plus complexe encore à aborder que la voie morale proposée par Havel. L'équation est ardue à résoudre tant l'incompatibilité entre action politique et réflexion intellectuelle semble irréfragable. Si l'action politique nécessité de puissantes convictions qui la portent, la pensée mesurée, distante et critique ( au sens de Havel) doit "&lt;em&gt;dire la complexité du réel et ses aspects contradictoires&lt;/em&gt;". Autant dire que la réflexion de l'intellectuel conduit au doute inconciliable, apparemment avec des convictions fortes et arrêtées. L'embrigadement de bein des "inellectuels français" au XXème siècle semble alors avoir plus relevé du "&lt;em&gt;fanatisme&lt;/em&gt;" que d'une pensée qui se cherche à tâtons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, Jacques Henric, fondateur de "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Art Press&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" et ancien de "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tel Quel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", proche d'Aragon et de Roland Barthes, propose - assez paradoxalement au premier abord - le catholicisme comme possibilté d'une solution : "&lt;em&gt;le Pape actuel me semble être un théologien et un penseur de haut niveau, lecteur de Heidegger, passionné de Mozart, ce qui ne gâte rien. (...) Ne pas comprendre que l'Eglise catholique peut être une des forces de résistance aux intégrismes et aux totalitarismes qui nous menacent me semble bien irresponsable.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concluons sur l'hommage unanime que le monde cultivé et mélomane - et pas seulement en Russie - rend Mstislav Rostropovitch, décédé cette semaine à 80 ans. Les grands médias se rappellent à l'envi le disssident soviétique déchu de sa nationalité pour son soutien à Soljenitsyne et à Sakahrov, et diffusent en boucle l'image du grand violoncelliste, avec son stradivarius, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=zPRDU_KIuZI&amp;amp;eurl=http%3A%2F%2Fmetrofrance%2Ecom%2Ffr%2Farticle%2F2007%2F04%2F27%2F12%2F0058%2D37%2Frostro%2Ehtml%3F%5F%5Fnoframe%3D1"&gt;interprétant une suite de Bach au pied du mur de Berlin &lt;/a&gt;à peine effondré depuis quelques heures. C'était en 1989. C'était hier. C'est une éternité. Le mythe fascinant de l'artiste engagé n'est donc pas tout à fait mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5469773821354463708?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5469773821354463708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5469773821354463708' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5469773821354463708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5469773821354463708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/04/le-silence-des-intellectuels.html' title='Le silence des intellectuels'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-1347156979928672806</id><published>2007-04-27T23:54:00.000+02:00</published><updated>2007-04-27T23:56:25.778+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>La stratégie de Bayrou</title><content type='html'>François Bayrou est entré en campagne électorale. Le propos peut paraître singulier ou vous donner à penser que je viens d’adresser à La Montagne un billet rédigé six mois avant ce jour. Non, je n’ai pas de retard, François Bayrou est en avance sur ses interlocuteurs. La présidentielle de 2007, et pour cause, il en a déjà fait le deuil. Je le crois même plutôt résigné à une élection de Nicolas Sarkozy. Quelle est donc sa stratégie ? Quels buts poursuit-il ?&lt;br /&gt;Avant même que les sondages ne lui laissent entrevoir des espoirs irraisonnables, le président de l’UDF avait une stratégie bien arrêtée qu’il confiait aux journalistes : après un score médiocre en 2002, il ambitionnait un score à « deux chiffres » en 2007 pour, enfin, l’emporter au terme de sa troisième candidature en 2012, à l’instar des deux présidents dont il se sent l’égal : Mitterrand et Chirac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat du premier tour de 2007, à la lumière de cet objectif, va au-delà de toutes ses espérances. Mais il lui faut désormais faire fructifier son petit capital. Comment compte-t-il s’y prendre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parti Démocrate, fruit de la mue de l’UDF, a pour ambition d’être le seul opposant politique et parlementaire à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy afin de placer son président François Bayrou en position de premier challenger dans cinq ans. Pour cela, il doit flirter avec Ségolène Royal. Mais attention, chez ce séducteur (dont André Labarrère disait qu’il s’entendait bien avec lui car l’un draguait les femmes pendant que l’autre regardait leurs maris), le jeu est subtil. Il doit susciter un désir d’union avec Ségolène Royal sans que celle-ci soit consommée. Car, en effet, une élection de Ségolène Royal ruinerait ses propres désirs d’avenir. L’échec de cette amourette doit apparaître suffisamment aux torts de la dame pour que ses amis sociaux-démocrates lui en tiennent grief et se donnent à Bayrou. Car ce sont ces ralliements-là que vise la député béarnais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élection de Nicolas Sarkozy, prophétise-t-il apparemment, causera une implosion du Parti socialiste et une recomposition de la gauche non marxiste dont il sera non un supplétif mais le leader incontesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas pour lui, il se trouve à la tête d’une formation qui est, à bien des égards, l’héritière du MRP de la IVème République : elle a autant d’électeurs de droite que de gauche et des adversaires de tous les bords. Le MRP n’y a pas survécu. Le Parti Démocrate saura-t-il mieux faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ici là, deux écueils majeurs menacent la fragile embarcation de François Bayrou. D’une part, sa base parlementaire regimbe et n’oublie pas qu’elle doit ses quelques trente sièges de députés à l’électorat de droite et à la bienveillance de l’UMP. D’autre part, le Parti socialiste ne cèdera au Parti Démocrate des circonscriptions que si Ségolène Royal lui doit son élection. Or, de cette élection-là, Monsieur Bayrou n’en veut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dérisoire !», commente Nicolas Sarkozy qui continue, après avoir rassemblé sur son nom le plus grand nombre de voix depuis que le président de la République est élu au suffrage universel, semble continuer à recueillir la faveur de l’opinion qui apprécie sa stature d’homme d’Etat, son programme, sa volonté et sa constance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-1347156979928672806?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/1347156979928672806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=1347156979928672806' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1347156979928672806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/1347156979928672806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/04/la-stratgie-de-bayrou.html' title='La stratégie de Bayrou'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-936786585008687348</id><published>2007-04-20T11:54:00.000+02:00</published><updated>2007-04-20T11:59:56.960+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Les valeurs de Nicolas Sarkozy</title><content type='html'>« &lt;em&gt;N’ayez pas peur&lt;/em&gt; ! », dit &lt;a href="http://www.sarkozy.fr"&gt;Nicolas Sarkozy &lt;/a&gt;aux Françaises et aux Français qui s’apprêtent à voter lors du premier tour de l’élection présidentielle ce dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le vrai sujet de cette présidentielle, ce sont les valeur&lt;/strong&gt;s. « &lt;em&gt;Par le passé, il est arrivé, c’est vrai, qu’un thème unique s’impose à tous les autres. En 1997, les 35 heures et les emplois-jeunes. En 2002, la sécurité. Cette année, derrière les apparences d’un certain zapping, tout – le travail, l’éducation, l’immigration, la sécurité – s’ordonne autour de la crise d’identité que traverse la France. D’où cette campagne sur le sens et sur les valeurs, qui désoriente certains commentateurs mais dont les Français ont bien compris la nouveauté &lt;/em&gt;» (&lt;a href="http://www.lefigaro.fr"&gt;Le Figaro &lt;/a&gt;du 17 avril 2007). Nicolas Sarkozy ne mène pas un combat politique mais un combat idéologique. Le candidat investi par l’UMP fait aux journalistes cette confidence étonnante chez un homme de droite, mais essentielle pour bien percevoir la pensée d’un homme qui a renoncé à tout complexe, à tout tabou politique. « &lt;em&gt;Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées. C’est la première fois qu’un homme de droite assume cette bataille-là.&lt;/em&gt; » Nicolas Sarkozy a fait ce choix en 2002. Quinze jours après son arrivée au ministère de l’Intérieur, une certaine presse a commencé à l’attaquer sur le thème : « &lt;em&gt;Sarkozy fait la guerre aux pauvres. » Il s’est alors dit : « soit je cède et je ne pourrai plus rien faire, soit j’engage la bataille idéologique, en démontrant que la sécurité est avant tout au service des plus pauvres&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2002, il a donc engagé un combat pour la maîtrise du débat d’idées. Tous les soirs, dans ses meetings, il parle de l’école, en dénonçant l’héritage de 1968 ; il dénonce le relativisme intellectuel, culturel, moral… Bref, Sarkozy pourfend la pensée unique et s’efforce de ne pas oublier celles et ceux, majoritaires, qui ont voté non au référendum sur la constitution européenne. La virulence de la gauche à son égard témoigne éloquemment à quel point elle redoute sa victoire car celle-ci mettrait à mal ce système qu’elle s’est tricoté et auquel elle est tant attachée, à l’instar de la social-démocratie conservatrice qu’incarne en fait François Bayrou depuis sa conversion au rocardisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce cri du cœur, « &lt;em&gt;N’ayez pas peur !&lt;/em&gt; », est aussi une référence à &lt;a href="http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/index_fr.htm"&gt;Jean-Paul II &lt;/a&gt;que les pharisiens de la pensée unique reprochent également à Nicolas Sarkozy ; une référence aux deux mille ans de chrétienté qui ont façonné la France. Pourquoi ce choix ? « &lt;em&gt;Parce que c’est l’homme qui par la force de ses convictions a fait tomber le mur de Berlin. C’est l’homme qui a dit qu’il ne fallait pas avoir peur. C’est l’homme qui a su incarner l’ouverture et la fermeté. Quel plus bel exemple ?&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on contester que l’Europe ait des racines chrétiennes ? « &lt;em&gt;Derrière la morale laïque et républicaine française, il y a deux mille ans de chrétienté. Ce n’est pas militer pour une Église que de dire cela, c’est regarder l’histoire de France telle qu’elle est, et ce « long manteau d’églises » qui recouvre notre pays. La question de savoir si Dieu doit être dans la Constitution européenne ne se pose plus puisqu’il n’y a pas de Constitution. Donc, on ne va pas se battre là-dessus. Mais on ne peut pas ignorer les racines chrétiennes de l’Europe, ni celles de la France.&lt;/em&gt; »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-936786585008687348?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/936786585008687348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=936786585008687348' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/936786585008687348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/936786585008687348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/04/les-valeurs-de-nicolas-sarkozy.html' title='Les valeurs de Nicolas Sarkozy'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5487142351006737068</id><published>2007-04-12T11:51:00.000+02:00</published><updated>2007-04-12T11:57:40.845+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Sarkozy vire en tête dans la dernière ligne droite</title><content type='html'>A maintenant une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, les tendances de l’opinion semblent s’être « cristallisées » pour reprendre une expression à la mode chez les principaux commentateurs. Cela fait maintenant cinq ans que &lt;a href="http://www.sarkozy.fr"&gt;Nicolas Sarkozy &lt;/a&gt;a entamé sa longue marche vers l’Elysée. Dès le lendemain de la réélection de Jacques Chirac, quand celui-ci lui a rendu, « en dépit de son plein gré », le meilleur service qu’il ait pu lui rendre. En lui préférant Jean-Pierre Raffarin pour occuper le fauteuil de Matignon et en le nommant Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur. En tentant malhabilement de s’opposer à sa conquête de la présidence de l’&lt;a href="http://www.u-m-p.org"&gt;UMP&lt;/a&gt;, quand les ennuis judiciaires d’Alain Juppé l’ont rendue vacante, Chirac a permis à Sarkozy de ne devoir qu’à lui-même cette formidable machine électorale mise en place au service de son projet, comme il l’avait fait en transformant la vieille UDR en RPR dans les années soixante-dix. Enfin, en choisissant Villepin au lendemain de la débâcle référendaire, et en laissant celui-ci humilier bon nombre de fidèles et de grognards, Jacques Chirac a permis la levée de bien des tabous chez certains de ses proches qui pouvaient enfin se prévaloir d’un soutien à Sarkozy sans le trahir.&lt;br /&gt;Depuis cinq ans, nombreux ont été ceux qui ont prédit l’effondrement de la popularité de Nicolas Sarkozy. Depuis des mois, nombreux, autour de Matignon, ont été ceux qui prédisaient avec délectation un revirement de l’opinion dans les dernières semaines, ces fameuses semaines durant lesquelles l’opinion se « cristallise ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les faits sont là et ils sont têtus. Les Français continuent à écouter Nicolas Sarkozy, à apprécier ses propositions et à le placer en tête de leurs intentions de vote. Oh, certes, les sondages ne sont pas une boule de cristal et ils n’ont pas cette vocation. Analyse ne vaut pas prédiction. Pour autant, il serait vain de nier que, depuis le mois de janvier, plus de 80 enquêtes d’opinion, tous instituts, tous échantillons, tous supports de presse, toutes méthodes confondus, placent, dans l’ordre, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en tête du premier tour et Nicolas Sarkozy plus ou moins largement vainqueur au second.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu’il en soit, et quel que soit le résultat du scrutin qui appartient au peuple souverain et à lui seul, jamais un candidat de droite n’a été en meilleure position à une semaine de l’échéance depuis Georges Pompidou en 1969.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5487142351006737068?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5487142351006737068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5487142351006737068' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5487142351006737068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5487142351006737068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/04/sarkozy-vire-en-tte-dans-la-dernire.html' title='Sarkozy vire en tête dans la dernière ligne droite'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-5845170145315538043</id><published>2007-04-07T22:59:00.000+02:00</published><updated>2007-04-07T23:05:38.875+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>L'idée de nation n'est pas une régression</title><content type='html'>L’idée nationale est donc, en cette presque fin de campagne électorale, le nouveau thème central de tous les débats. Il aura suffi que &lt;a href="http://www.sarkozy.fr"&gt;Nicolas Sarkozy &lt;/a&gt;formule la proposition de créer un « &lt;strong&gt;Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale&lt;/strong&gt; » pour que tout s’embrase comme de l’étoupe. Après avoir trouvé l’idée « &lt;em&gt;ignoble&lt;/em&gt; », Marie-Ségolène Royal s’en est emparée et revendique sa part d’identité nationale en contraignant l’assistance des meetings socialistes à entonner « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Marseillaise&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » et en formant le vœu que chaque famille française possède par-devers elle les couleurs nationales et que chaque jeune ait, à un moment ou un autre de sa scolarité, l’heur de participer à un atelier de couture pour confectionner un drapeau tricolore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au-delà de tout cela, il convient de relever que l’idée de nation revient sans tabou sur toutes les lèvres. Il n’y a, finalement, que François Bayrou et la kyrielle des candidats d’extrême gauche, pour trouver à y redire. Les autres, de Royal à Le Pen, en passant par Sarkozy et Villiers, n’ont plus aucune crainte avec ce thème. Un observateur étranger pourrait s’en étonner, tant il est évident partout ailleurs que la patriotisme et l’attachement à la nation vont de pair avec l’engagement public et, même, avec le sentiment d’appartenance à son pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que la France revient de loin. Notre pays a vécu trop longtemps sous la domination idéologique marxiste, donc internationaliste. La droite française, ne s’avouant d’ailleurs que du centre-droit, s’est réfugiée sous la bannière étoilée de l’Europe. De plus, il y a en France un trouble conceptuel qui voit se mélanger dans la logorrhée des savants les notions de nation, de république et de démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on s’en tient à Ernest Renan, dans son discours à la Sorbonne &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Qu'est-ce qu'une nation &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;?", en 1882 : « &lt;em&gt;Une nation est donc une grande solidarité[...]. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune [...] un plébiscite de tous les jours&lt;/em&gt;.».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;république&lt;/strong&gt;, elle, est le régime de gouvernement d'un État ou d'un pays où la souveraineté procède du consentement populaire. Mais la république n'implique pas forcément une démocratie. N’allons pas au fond d’un débat où se plaisent les politologues mais convenons que nos élites, dans leurs discours et leurs postures, ont un peu tendance à diaboliser la nation, à déifier la république pour, au final, oublier toute référence à la &lt;strong&gt;démocratie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce galimatias, j’aurais, pour ma part, tendance à préférer la nation à la république, et à sublimer par dessus tout la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oserais-je écrire que c’est à mon sens le fondement de toute idée libérale ? La démocratie libérale suppose l’égalité de tous les citoyens, le suffrage universel, la séparation des pouvoirs et le primat de la représentation parlementaire. Que le régime soit républicain ou monarchique n’enlève rien ni n’ajoute rien. On peut être aussi libre en France, aux Etats-Unis qu’au Royaume Uni ou en Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la démocratie nécessite, pour bien s’entendre, un cadre national. Il n’est qu’à voir la résurgence de l’idée nationale dans les nouvelles démocraties d’Europe centrale et de l’est, libérées du joug totalitaire communiste pour s’en convaincre. Non, l’idée de nation n’est pas une régression ; elle est une des conditions de l’existence de la forme démocratique d’organisation du pouvoir. Ce « &lt;em&gt;consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune&lt;/em&gt; »  doit être partagé pour que le projet national ne soit pas mis à mal. Les immigrants doivent consentir à ce projet avant d’intégrer la communauté nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que je comprends la proposition de &lt;a href="http://www.sarkozy.fr"&gt;Nicolas Sarkozy &lt;/a&gt;et que je ne conçois pas qu’elle choque. Sauf à remettre en cause l’idée même de nation française.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-5845170145315538043?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/5845170145315538043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=5845170145315538043' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5845170145315538043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/5845170145315538043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/04/lide-de-nation-nest-pas-une-rgression.html' title='L&apos;idée de nation n&apos;est pas une régression'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-4769772058119575816</id><published>2007-04-04T21:59:00.000+02:00</published><updated>2007-04-04T22:03:47.990+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Charles Baudelaire : "Le revenant"</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;Comme les anges à l'oeil fauve,&lt;br /&gt;Je reviendrai dans ton alcôve&lt;br /&gt;Et vers toi glisserai sans bruit&lt;br /&gt;Avec les ombres de la nuit,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je te donnerai, ma brune,&lt;br /&gt;Des baisers froids comme la lune&lt;br /&gt;Et des caresses de serpent&lt;br /&gt;Autour d'une fosse rampant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand viendra le matin livide,&lt;br /&gt;Tu trouveras ma place vide,&lt;br /&gt;Où jusqu'au soir il fera froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme d'autres par la tendresse,&lt;br /&gt;Sur ta vie et sur ta jeunesse,&lt;br /&gt;Moi, je veux régner par l'effroi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-4769772058119575816?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/4769772058119575816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=4769772058119575816' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4769772058119575816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/4769772058119575816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/04/charles-baudelaire-le-revenant.html' title='Charles Baudelaire : &quot;Le revenant&quot;'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-6672961772822619470</id><published>2007-03-30T16:51:00.000+02:00</published><updated>2007-03-30T16:59:40.776+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Les projets de Nicolas Sarkozy</title><content type='html'>Dans l’interview qu’il donne cette semaine à &lt;a href="http://www.lexpress.fr"&gt;L’Express&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.sarkozy.fr"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; livre avec beaucoup de clarté sa façon de concevoir la fonction présidentielle, les rapports que le Président doit entretenir avec le Parlement et le Gouvernement ; il dévoile également quelles seraient ses premières priorités si les Français le portaient à la présidence de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le président, ce n’est pas un arbitre ; c’est un responsable&lt;/em&gt;. » Par ces mots directs, Nicolas Sarkozy exprime sa volonté, s’il est élu, de ne pas se considérer aussitôt au-dessus de la mêlée. Animateur de l’exécutif, il souhaite s’appuyer sur la légitimité du suffrage universel non pour inspirer mais pour conduire l’action des pouvoirs publics, en s’appuyant sur un Premier ministre coordonnateur d’une équipe ramassée de 15 ministres véritables « &lt;em&gt;responsables politiques qui dirigent leur administration&lt;/em&gt;. » Dès l’automne prochain, le candidat &lt;a href="http://www.u-m-p.org"&gt;UMP&lt;/a&gt; entend proposer une révision de la Constitution. Plus qu’un bouleversement, au contraire de ce que proposent François Bayrou ou Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy veut moderniser la vie institutionnelle en limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, en renforçant les pouvoirs du Parlement, notamment en matière de contrôle de l’action gouvernementale et des nominations aux principaux emplois publics. « &lt;em&gt;Le reste, c’est un changement d’état d’esprit et de pratique&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où est commémorée la signature, il y a cinquante ans, du &lt;a href="http://www.traitederome.fr/"&gt;traité de Rome&lt;/a&gt;, Nicolas Sarkozy revient sur la monnaie unique. Il compte militer au sein de l’Union économique et monétaire constituée au sein de l’Union européenne pour que celle-ci fasse de l’euro le même usage que les Etats-Unis font du dollar, la Chine du yuan ou le Japon du yen. Pourquoi la Banque Centrale Européenne se limite-t-elle à une politique des taux visant à juguler une inflation qui ne menace plus guère, sinon par l’effet d’aubaine induit par les conversions, alors qu’elle devrait, en partenariat avec les ministres de l’Ecofin (le conseil des ministres des Finances européens) fait de la monnaie une arme au service de la croissance et de l’emploi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan législatif, Nicolas Sarkozy fixe avec précision ses priorités. S’il est élu et si, un mois après, les Français lui donnent une majorité de gouvernement, il convoquera une session extraordinaire à l’ordre du jour de laquelle seront inscrits un grand nombre de dossiers. Il n’entend pas reproduire l’erreur de Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin en 2002 : il faut agir vite et fort. Modification des conditions de regroupement familial, instauration de peines planchers pour les multirécidivistes, hôpitaux-prisons notamment pour les détenus relevant de pathologies psychiatriques, exonération de charges fiscales et sociales pour les heures supplémentaires, déduction de l’impôt sur le revenu des intérêts d’emprunts contractés pour la résidence principale, suppression des droits de donation et de succession pour 90 % des Français, instauration d’un service minimum dans les services publics en cas de grève, ouverture de négociations avec les partenaires sociaux notamment sur le contrat de travail unique et la politique salariale,…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Nicolas Sarkozy, les Français sont clairement avertis : ils savent ce qu’il fera, comment il le fera et avec qui il entend conduire son action. Mais il n’est pas pour autant l’homme d’un seul parti : il entend ouvrir sa majorité.Pragmatique et réformateur, avouant un goût pour la mesure inspiré par son action gouvernementale, le président de l’UMP estime que, pour autant, « la mesure ne signifie pas l’immobilisme. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-6672961772822619470?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/6672961772822619470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=6672961772822619470' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6672961772822619470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/6672961772822619470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/03/dans-linterview-quil-donne-cette.html' title='Les projets de Nicolas Sarkozy'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7804508054976649380</id><published>2007-03-25T15:04:00.000+02:00</published><updated>2007-03-25T15:07:47.221+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Galerie de portraits de candidats de gauche</title><content type='html'>Ça y est ! Ils sont venus, ils sont tous là. Non, à priori, elle ne va pas mourir, la mama. On n’est pas dans la chanson d’Aznavour. Mais ils sont venus, ils sont tous là. Ils ont remis leurs parrainages à Jean-Louis Debré, encore tout heureux, lui, d’être là. Ils vont concourir. A gauche de l’écran, mesdames et messieurs, voici qu’entrent en pistes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gérard Schivardi&lt;/strong&gt; (l’ai-je bien écrit ?), artisan, maire d’une commune rurale du midi et soutenu par le Parti des Travailleurs. Aux dernières nouvelles, c’est une formation trotskiste. On ne sait pas grand chose de lui ; il est probable qu’on n’en saura pas plus dans les prochaines semaines ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Arlette Laguiller&lt;/strong&gt;, employée de banque à la retraite, candidate multirécidiviste, porte-parole de Lutte Ouvrière, titre du journal d’un parti vivant plus ou moins dans la clandestinité et dont personne ne sait vraiment le nom exact. Personne n’en connaît non plus le véritable dirigeant. On dit qu’il se ferait appeler Hardy et qu’on peut le croiser une fois par an dans le parc d’un château. Mais je n’y ai jamais été invité ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Olivier Besancenot&lt;/strong&gt;, facteur à Neuilly sur Seine. On dit de lui qu’il vit en ménage avec une très « bo-bo » éditrice de Saint Germain des Prés. Il se présente pour la deuxième fois, malgré son jeune âge, et représente les Communistes Révolutionnaires. Tiens, il en existe encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;José Bové&lt;/strong&gt;. De lui, que peut-on dire de plus ? Il est le paysan le plus people. Les méchantes langues, sur le Larzac, prétendent que le toit de sa ferme ne lui tombera pas sur la tête. Il a commis quelques déprédations sur le bien d’autrui, il est repris de justice. Il a eu à peine plus de 500 signatures, il est repris de justesse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marie-George Buffet&lt;/strong&gt;. Elle n’aime pas qu’on lui rappelle qu’elle a été le ministre bien sage et bien dévoué de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 car, depuis, elle n’aime plus les socialistes. Elle s’est fâchée avec ses amis d’extrême gauche avec lesquels elle s’était pourtant si bien entendue pour dire non à l’Europe. En fait, elle a une grande ambition dans la vie : éviter de faire pire que Robert Hue. Ce n’est pas gagné. L’Histoire pourrait bien retenir d’elle qu’elle sera celle qui plantera le dernier clou sur le cercueil du Parti communiste et qui n’oubliera pas d’éteindre la lumière avant de refermer la porte, place du Colonel-Fabien ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dominique Voynet&lt;/strong&gt;. Ce médecin anesthésiste a endormi les Verts. Pourtant, ils sont en général turbulents. Il faut dire qu’ils ont tellement eu peur que Nicolas Hulot se présente, qu’ils semblent ne pas s’en être remis… Quelqu’un leur a-t-il dit que M. Ushuaia a jeté l’éponge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ségolène Royal.&lt;/strong&gt; Elle a un problème avec les éléphants et ne pourra jamais se reconvertir en dompteur de pachydermes au cirque Pinder. Dommage, la plupart de ses amis prétendent qu’elle aura du temps libre dès le 23 avril. Chez ces gens-là, les amis sont caustiques. Les mêmes appellent son siège de campagne le « panier garni ». Est-ce à cause de la forte odeur de chabichou ? Vêtue de lin blanc et de probité candide, elle a conquis la « bravitude » sur la muraille de Chine mais cela semble devoir être son seul exploit cette année. Dans le cas contraire, François Hollande avouera-t-il qu’il ne peut pas être 1ère Dame de France ? Et pas uniquement parce que c’est un homme !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7804508054976649380?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7804508054976649380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7804508054976649380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7804508054976649380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7804508054976649380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/03/galerie-de-portraits-de-candidats-de.html' title='Galerie de portraits de candidats de gauche'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-7200475929911901712</id><published>2007-03-22T01:01:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:39.306+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>Paul Auster : « Dans le scriptorium »</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rl_1XYsB0UI/AAAAAAAAABY/Q3AUWVLP7Fs/s1600-h/41HFN-Sim2L._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rl_1XYsB0UI/AAAAAAAAABY/Q3AUWVLP7Fs/s320/41HFN-Sim2L._AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071041487555383618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il faut vraiment aimer &lt;a href="http://www.actes-sud.fr/auteur.php?id=289"&gt;Paul Auster&lt;/a&gt; pour goûter pleinement son dernier roman, « &lt;a href="http://www.actes-sud.fr/pg/auster.php"&gt;Dans le scriptorium &lt;/a&gt;», qu’&lt;a href="http://www.actes-sud.fr/index.php"&gt;Actes Sud&lt;/a&gt; vient de publier en coédition avec le canadien Leméac. Paul Auster est maintenant bien établi dans le paysage littéraire français, fidèle à son éditeur et à sa traductrice, excellente, &lt;a href="http://www.hubertnyssen.com/bioclb.php"&gt;Christine Le Bœuf&lt;/a&gt;. On ne parle jamais assez des traducteurs d’auteurs étrangers. Pourtant, ils jouent un rôle important, aussi essentiel que discret et effacé, au service d’auteurs du monde que nous ne savons pas lire dans leur langue maternelle. Ils sont un peu comme ces comédiens qui doublent les films étrangers. Citons ici, pour le plaisir, Michel Roux, récemment décédé, qui prêta longtemps sa voix et son timbre français à Tony Curtis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Auster, à 60 ans et, vingt ans après son premier succès, (« Cité de verre », premier volet de la Trilogie new-yorkaise), a écrit un roman à la fois fascinant et déroutant. Fascinant parce qu’il nous introduit dans les méandres du cerveau d’un écrivain ; déroutant car il faut être à son aise avec l’univers de l’œuvre d’Auster pour pénétrer vraiment dans le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains critiques voient dans le héros du « Scriptorium », Mr Blank, une sorte de personnage de Beckett. D’autres retrouveront dans ce roman une ambiance à la Buzzati car il y a du « Désert des Tartares » dans ces Territoires Invisibles où le contre-personnage de Mr Blank, Sigmund Graf, est envoyé en mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, cette narration dans la narration, cette mise en abîme, est en elle-même fascinante et concourt grandement au malaise du lecteur, en empathie avec le vieil homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je retrouve dans ce livre une émotion qui me renvoie au « &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/rivage-des-syrtes.html"&gt;Rivage des Syrtes &lt;/a&gt;». Pourtant, rien, dans l’écriture d’Auster (et dans la traduction de Le Bœuf) ne s’apparente au style de &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/gracq.html"&gt;Julien Gracq&lt;/a&gt;. Mais il y a une résonance en moi entre les deux. Essentiellement pour des raisons personnelles : le Gracq fait partie des œuvres qui, avec « Les mémoires d’outre-tombe » et « La chute », m’ont donné envie d’écrire, et l’Auster m’explique un peu pourquoi on écrit et ce qu’on risque à le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le récit à l’intérieur du récit, il y a comme une atmosphère de lenteur et d’inéluctable, de manœuvres clandestines et de plans secrets de manipulation, à l’instar de la guerre vers laquelle on se précipite sans hâte, entre Orsenna et le Farghestan : « Nous sommes ici dans la garnison d’Ultima : l’extrémité occidentale de la Confédération, un lieu situé à la limite du monde connu. A plus de huit cents lieues de la capitale, nous dominons les vastes étendues non cartographiées des Territoires Invisibles. La loi dit que personne n’est autorisé à s’y rendre. J’y suis allé parce que j’en avais reçu l’ordre et maintenant je suis revenu pour présenter mon rapport. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans le scriptorium » est d’emblée prenant. Il saisit, dès les premières lignes, par la description précise et dépouillée du personnage étrangement appelé Mr Blank. Madame Le Bœuf ne pouvait pas traduire un nom propre mais il signifie, et cela n’est pas rien, « page blanche ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le vieil homme est assis au bord du lit étroit ; les mains à plat sur les genoux, la tête basse, il contemple le plancher. » On ne sait pas où il se trouve. « Qui est-il ? Que fait-il là ? Quand est-il arrivé là et jusqu’à quand y restera-t-il ?Avec un peu de chance, le temps nous le dira. » Très vite, on n’y compte guère. « Son cerveau n’est plus qu’une masse de fer rouillé. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est la symbolique de tout ceci ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recherchons-là dans le titre du roman. « Dans le scriptorium ». Le titre anglais est « Travels in the scriptorium », littéralement voyages dans le scriptorium. Le scriptorium vient du verbe latin qui signifie écrire ou celui qui écrit : scribere. Ce nom désigne généralement l’atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des copies manuscrites d’ouvrages, avant l’invention de l’imprimerie. De nos jours, le scriptorium désigne par extension une salle dédiée aux travaux d’écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si Mr Blank était l’auteur lui-même ? Et si le scriptorium dont il est question était l’imagination de l’écrivain ? Et si cet enfermement auquel Mr Blank est réduit, sans qu’on sache très bien s’il est volontaire ou contraint, était le destin d’un Paul Auster devenu bien vieux et dont les personnages viendraient hanter les jours comme des remords ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car un personnage de roman, on l’invente, on vit avec lui, à travers lui, on est son deus ex machina, son Pygmalion, quand on est écrivain. Et quand on s’en est bien servi, quand on trace le point final du récit, on l’abandonne, on le rend à son néant, à son destin inachevé, à l’imagination de ses lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans le scriptorium » est un roman à clés. Ce sont les personnages d’Auster qui forment un étrange cortège. On les reconnaît si on a lu Auster : Anna Blume, Peter Stillman, David Zimmer, John Trause,…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous ne saviez pas quoi faire de moi, c’est pour çà, dit tout à trac Anna à Mr Blank, Il vous a fallu longtemps pour le concevoir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il se défend devant Flood cette fois : « Ce ne sont que des mots sur une page, pure invention. N’y pensez plus, Mr Flood. C’est sans importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est important pour moi, Mr Blank. Ma vie entière en dépend. Sans ce rêve, je ne suis rien, littéralement rien. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auster nous entraîne ensuite dans une manipulation du récit dans le récit sur le récit lui-même. Renversante construction dont la conclusion étonne encore plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Auster décrit alors à merveille la délicieuse fébrilité mentale de l’auteur qui tire les ficelles du destin de ses personnages : « Mr Blank s’arrête. Une nouvelle idée vient de lui passer par la tête, une illumination diabolique, dévastatrice, qui lui envoie dans tout le corps un grand frisson de plaisir, de l’extrémité des orteils aux cellules nerveuses du cerveau. En un seul instant, toute l’affaire est devenue claire pour lui et, lorsqu’il découvre les conséquences bouleversantes de ce qu’il perçoit maintenant comme la solution inévitable, l’unique solution dont il dispose à partir d’une horde de possibilités, le vieil homme se met à se frapper la poitrine, à lancer des coups de pieds en l’air et à agiter les épaules en rugissant d’un fou rire convulsif. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut vraiment aimer Paul Auster et on sera payé de retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière notation, pour mon plaisir. Sigmund Graf, par la voix de Mr Blank, décrit la vie de garnison à Ultima : « En attendant, n’ayant rien d’autre à faire pour occuper ses journées, il se laisse entraîner dans la société d’Ultima – ou ce qui en tient lieu, vu qu’il ne s’agit de rien de plus qu’une minable petite ville de garnison au milieu de nulle part. De tous ces gens, c’est De Vega, l’hypocrite, qui lui manifeste l’amitié la plus ostensible. Il invite Graf à des dîners – de longues soirées fastidieuses auxquelles assistent les officiers, les principaux fonctionnaires municipaux et des membres de la classe des commerçants, accompagnés de leurs épouses, de leurs amies, etc. -, l’introduit dans les meilleurs bordels et l’emmène même deux fois à la chasse. Et puis il y a la maîtresse du colonel…Carlotta…Carlotta Hauptmann… débauchée et sensuelle, la proverbiale veuve joyeuse, qui n’a de plus grands plaisirs dans la vie que baiser et jouer aux cartes. »&lt;br /&gt; Carlotta Hauptmann, dans mon imagination, est la petite sœur, délurée et ultime, de la Vanessa Aldobrandi du « Rivage des Syrtes ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-7200475929911901712?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/7200475929911901712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=7200475929911901712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7200475929911901712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/7200475929911901712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/03/paul-auster-dans-le-scriptorium.html' title='Paul Auster : « Dans le scriptorium »'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rl_1XYsB0UI/AAAAAAAAABY/Q3AUWVLP7Fs/s72-c/41HFN-Sim2L._AA240_' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2838283558198249430</id><published>2007-03-15T23:37:00.000+01:00</published><updated>2007-03-16T11:56:13.846+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='présidentielles'/><title type='text'>Jacques Chirac tire sa révérence</title><content type='html'>Jacques Chirac tire donc sa révérence. Il le fait d’une façon digne, à la hauteur de la fonction qu’il occupe depuis douze ans. Certes, on serait tenté de dire qu’il est plus à son aise dans les discours de circonstance que dans la gestion et l’action quotidiennes. Mais on ne lui enlèvera pas qu’il tire sa révérence avec ce qu’il faut d’émotion pour gagner les cœurs de ses concitoyens. Il faut dire qu’il est tout à fait à son aise dans l’empathie. Mais, basta, soyons fair-play ! C’est un redoutable animal politique qui raccroche les crampons au terme de quatre décennies d’action politique acharnée, combative, avec ce que Valéry Giscard d’Estaing appelle méchamment un instinct « famélique » tant l’appétit de pouvoir, de bonne chère et de chair fraîche a été démesuré chez cet ogre de Chirac. Laissons le bilan aux historiens, c’est leur affaire ; c’est un destin hors du commun qui tire à sa fin. Son intervention solennelle, dimanche soir, avait quelque chose de touchant et de nostalgique. C’était le testament politique qu’un homme du XXème siècle laissait à la France du XXIème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Songeons un peu : quand Jacques Chirac a été élu, pour la première fois, député de la Corrèze, le Général de Gaulle était à l’Elysée, Mai 68 n’avait pas eu lieu, la deuxième chaîne de la RTF (on ne disait pas encore l’ORTF) venait à peine d’allumer sa lanterne magique en noir et blanc, la CEE ne comptait que six membres (les fondateurs), Leonid Brejnev n’était au pouvoir que depuis trois ans, Ceausescu y accédait à peine à Bucarest, Lindon Johnson était président des Etats-Unis, la loi Neuwirth autorisait en France la contraception, la Guerre des Six-Jours enflammait le Proche-Orient, les Beatles chantaient « All you need is love », les Doors et les Pink Floyds sortaient leurs premiers albums (en vinyle micro-sillon, de l’hébreu pour les moins de 20 ans d’aujourd’hui), Catherine Deneuve et Françoise Dorléac chantaient des refrains de Michel Legrand dans les « Parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy,… Je m’arrête là ; la France est un pays formidable où il est permis de s’étonner du retrait de la vie publique d’un homme qui y entra en 1967 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, il ne reste plus qu’à lui choisir un successeur. En début de semaine, le Conseil constitutionnel publiera la liste des candidats aptes à concourir, c’est à dire ayant rassemblé un nombre suffisant de parrainages d’élus. Quel que soit leur nombre exact, seuls trois d’entre eux peuvent l’emporter. Alors les Français devront choisir et gageons qu’ils inclineront, in fine, même après avoir joué à se faire peur, vers celui qui leur paraîtra le plus apte à exercer la fonction suprême de la République. Le choix d’un président relève d’autres critères que ceux de la Star Academy. La mièvrerie de Ségolène Royal, le « ni-nisme » lénifiant de François Bayrou devront beaucoup moins peser dans la balance que la détermination et l’autorité de &lt;a href="http://www.sarkozy.fr"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt;. Dans un monde complexe, dangereux et en pleine mutation, on n’a besoin ni de la pommade socialiste ni du cataplasme centriste. : ce sont des vitamines qui nous sont nécessaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2503695800770411318-2838283558198249430?l=f-x-brunet.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/feeds/2838283558198249430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2503695800770411318&amp;postID=2838283558198249430' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2838283558198249430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2503695800770411318/posts/default/2838283558198249430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://f-x-brunet.blogspot.com/2007/03/jacques-chirac-tire-sa-rvrence.html' title='Jacques Chirac tire sa révérence'/><author><name>François-Xavier Brunet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09974285239545777753</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2503695800770411318.post-2296689844387930257</id><published>2007-03-13T23:16:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T09:49:39.438+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées'/><title type='text'>Notes de lecture sur Jean Mauriac</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rl_1CYsB0TI/AAAAAAAAABQ/czYb8tWkgts/s1600-h/41REDVJP86L._AA240_"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_rZ-06ZbBado/Rl_1CYsB0TI/AAAAAAAAABQ/czYb8tWkgts/s320/41REDVJP86L._AA240_" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071041126778130738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jean Mauriac a été le correspondant de l’AFP auprès du &lt;a href="http://www.charles-de-gaulle.org/"&gt;Général de Gaulle &lt;/a&gt;de la Libération jusqu’à la mort de celui-ci. Pendant vingt-six ans, il a été le témoin privilégié, le confident même du héros national, président de la République pendant près de onze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette exceptionnelle proximité, Jean Mauriac en a retiré une foi gaulliste intransigeante, austère et implacable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.editions-fayard.fr/"&gt;Les éditions Fayard &lt;/a&gt;ont publié, il y a quelques mois, les notes confidentielles de Mauriac, prises au fil de son travail de journaliste politique, entre 1969 et 1989. C’est  « &lt;a href="http://www.amazon.fr/Lapr%C3%A8s-Gaulle-Notes-confidentielles-1969-1989/dp/2213627657/ref=sr_1_1/402-8284381-8247347?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173824398&amp;sr=1-1"&gt;L’après de Gaulle &lt;/a&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présenté et annoté par Jean-Luc Barré, historien et écrivain, ce livre nous glisse dans la confidence et les coulisses d’une fin d’époque étonnante tant la réalité désacralise la geste des « barons » gaullistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, même si on le savait, il est éloquent de mesurer combien les rivalités entre héritiers sont violentes, comment sont recuites les haines entre ceux qui furent grognards ou courtisans et qui, le grand homme disparu, se déchirent à belles dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil de plus de 500 pages qui tiennent en haleine, le lecteur voit se réveiller les morts et les fantômes d’un autre temps : Michel Debré, Olivier Guichard, Jean de Lipkowski, Yves Guéna, Roger Frey, Maurice Couve de Murville, Pierre Messmer, Michel Jobert,…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux avants-postes, figurent bien sûr Georges Pompidou et Jacques Chirac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les notes prises par Jean Mauriac témoignent à quel point le premier fut considéré jusqu’à sa mort comme un usurpateur et en quelle piètre estime est tenu le second.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux deux victimes de Chirac, Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d’Estaing, ils sont dépeints sous des couleurs peu flatteuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est un qui trouve grâce aux yeux du chroniqueur, mais aussi auteur, de ce jeu de massacre : Raymond Barre, qui confie à Jean Mauriac, après sa défaite aux présidentielles de 1988, « &lt;em&gt;Je savais, en me présentant à l’élection, par où je devrais passer… Eh bien, je me suis trompé ! Tout est encore plus abject que je l’aurais imaginé !&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, et même si des convictions divergeant de celles de Jean Mauriac peuvent trouver agaçants ses jugements sans concession, « &lt;strong&gt;L’après de Gaulle&lt;/strong&gt; » reste un document exceptionnel et un témoignage irremplaçable sur cette époque révolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil de la lecture,  quelques notations donnent le ton de l’ouvrage :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;A chaque voyage, dans l’avion de retour, se souvient Jean Mauriac, le Général me faisait appeler, débarrassait le siège voisin des journaux qui l’encombraient, me priait de m’asseoir à ses côtés et me parlait longuement. J’ai toujours été stupéfait de son ton direct, de sa franchise un peu brutale, de ses jugements à l’emporte-pièce, des secrets qu’il me livrait…&lt;/em&gt; » Voilà pour camper le personnage dont Alain Peyrefitte se demandait si les meilleures dépêches n’étaient pas celles qu’il ne s’était jamais autorisé à écrire, « les  &lt;em&gt;dépêches impossibles, les dépêches rentrées.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les dépêches impossibles, écrites entre 1969 et 1989, qui sont publiées dans « &lt;strong&gt;L’après de Gaulle&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Mauriac est le fils de &lt;a href="http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=562"&gt;François Mauriac&lt;/a&gt;. Voilà ce que le Général de Gaulle écrit à sa mère, le 1er septembre 1970, alors que le grand écrivain vient de s’éteindre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Son souffle s’est arrêté. C’est un grand froid qui nous saisit. Qu’il s’agisse de Dieu, de l’Homme, ou de la France, ou de leur œuvre commune que sont la pensée, l’action et l’art, son magnifique talent savait, grâce à l’écrit, atteindre et remuer le fond des âmes, et cela d’une telle manière que nul ne reviendra jamais sur l’admiration ressentie.&lt;br /&gt;Quant à moi, je lui voue une reconnaissance extrême pour m’avoir si souvent enchanté, pour être un des plus beaux fleurons de la couronne de notre pays, pour m’avoir honoré et aidé, dans mon effort national, de son ardente adhésion, de sa généreuse amitié, de son immuable fidélité. Ce concours m’aura été sans prix…&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle magnifique oraison ! Et Jean Mauriac de conclure ce passage d’une plume étreinte d’une émotion où se mêlent l’admiration pour le Général et la piété filiale : « &lt;em&gt;Que le général de Gaulle n’a-t-il dit cela à François Mauriac vivant !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 23 novembre 1976, c’est au tour &lt;a href="http://www.malraux2001.culture.fr/"&gt;d’André Malraux&lt;/a&gt; de rendre son dernier soupir. La l
